LE Tatouage Série S, Lycée Vauban du Luxembourg, Année 2016-2017 / Anne-Laure Barsi,Charlotte Ferretti, Auriane Laguibre

Sommaire

Problématique : En quoi un tatouage de qualité influe sur son maintien et sur un potentiel détatouage ?

  1. Le tatouage : définitions et pratique.
  2. Peau et maintien d'un tatouage.
  3. Risque et reversibilité.

Selon une étude menée en 2010 par l’IFOP (Institut Francais d’Opinion Publique), 10% des français seraient tatoués. Le mot « tatoo », mot anglais tient ses origines du mot tahitien, "tatou": la racine « ta » signifie dessin, et « taou » signifie frapper, dessiner en frappant et donne, en français, le mot « tatouage » qui désigne l’action de marquer son corps d’un dessin, à l’aide d’aiguilles introduisant l’encre sous la peau. Aujourd’hui, l’art du tatouage s’est véritablement démocratisé, mais pour comprendre ce phénomène, il est important de revenir à ses origines. Pratiqué depuis plusieurs milliers d’années, on découvre les premières traces de tatouages sur un homme, retrouvé dans un cercueil de glace, il y a 5 300 ans. Ensuite, ce sont les civilisations égyptiennes qui présentent de nombreuses traces de tatouages, datant de 4 000 ans environ. Le tatouage a connu de nombreuses phases de diffusion dans le monde grâce aux voyages d’exploration, ou aux conquêtes, et, selon les pays des pratiques différentes d’utilisation et de réalisation. En Grèce, les tatouages étaient utilisés comme signe de reconnaissance entre les espions. Les romains utilisaient les tatouages pour marquer les criminels et les esclaves. Ceux-ci servaient également à indiquer un statut social, avec une connotation religieuse, pour les femmes, les tatouages soulignaient la beauté. Ils pouvaient également signifier l’appartenance à une tribu, notamment dans le Pacifique. Dans le monde occidental, ce sont les britanniques qui sont les premiers à utiliser le tatouage, représentant le statut social de la famille royale.

Tatouages de Otzi, l'homme de glace, tatouage égyptien.

Cependant, la pratique du tatouage évolue avec les mentalités. En effet, en Europe, le tatouage prend un certain temps à être accepté par les sociétés. Il est vu comme un signe vulgaire utilisé par les gangs, les voyous et les marins. La pratique du tatouage devient même pendant un certain temps illégale et clandestine. Puis, le tatouage est associé après la Seconde Guerre mondiale aux prisonniers des camps de concentration, qui étaient marqués d’un matricule, qui se substituait à leur nom. C’est donc plus tardivement que les sociétés acceptent le tatouage, jusqu’à devenir, de nos jours, une pratique de plus en plus courante et un véritable art pour certains. Il devient une forme de l’expression personnelle et un symbole indélébile de leur histoire. Néanmoins, certaines personnes viennent à en regretter leur tatouage et souhaite les voir disparaître de leur peau. Tout comme les mentalités, les techniques de réalisation des tatouages ont également évolué ainsi que les conditions de réalisation et d’hygiène, résultant au fil du temps de la qualité des tatouages.

En quoi un tatouage de qualité influe sur son maintien et sur un potentiel détatouage ?

Nous verrons donc dans un premier temps ce qui motive le tatouage, ensuite, ce qui est lié à l’acte du tatouage et enfin ce qui pousse à ôter ce tatouage.

Lorsqu’on désire un tatouage, il est important d'Être Certain de son choix, ainsi que du salon où l’on va.

Lorsqu’on décide de se faire tatouer, il faut s'interroger sur le choix du tatouage. En effet, bien que certains soient déterminés quant au choix de leur tatouage, d’autres hésitent et réfléchissent longuement, car il existe un grand nombre, de style, de formes différentes. On peut les regrouper dans quatre grandes familles : les tatouages abstraits, les tatouages réalistes, les tatouages stylisés et les tatouages complexes. Puis, on peut y décerner plusieurs styles. Les tatouages abstraits, qui viennent souvent des styles primitifs sont réalisés à l’encre noire, formant des motifs épais et on y retrouve le tatouage tribal, provenant des îles du Pacifique et souvent abstrait, ou encore le tatouage celtique, d’origine bretonne, et contenant des entrelacs, des nœuds, des tresses, ou encore des créatures mythologiques comme le griffon. Les tatouages réalistes sont les représentations d’éléments réels comme des visages, des images, ils contiennent un très grands nombre de détails, c’est donc un travail de précision. Les tatouages stylisés sont l’opposé du tatouage réaliste : ce sont des représentations simplifiées de dessins, d’éléments naturels ou de personnages. Quant aux tatouages complexes, ils regroupent des combinaisons de motifs et d’images n’ayant pas forcément de rapport entre elles, et sont considérés très souvent comme de véritables œuvres d’art.

A gauche, tatouage abstrait; en haut à gauche, tatouage réaliste; en haut à droite, tatouage stylisé; en bas, tatouage complexe.

De nombreux styles sont discernables dans l‘art des tatouages, et ils relèvent souvent du style du tatoueur, d’un pays ou encore d’une époque. On y retrouve les tatouages tribaux, pratique d’origine culturelle, définissant un rang social au sein d’une tribu, ainsi qu’un signe d’appartenance. Le style noir et blanc, venant des prisons d’Amérique du Nord ou les prisonniers ne pouvaient se procurer uniquement de l’encre noire. Les tatouages sont souvent teintés de gris et comportent de nombreux ombrages. Le style « old school », en référence au tatouages des bases américaines militaires des années 1940-1950, est composé contrairement au style noir et blanc de nombreuses couleurs vives et primaires , où l'on retrouve de célèbres motifs religieux, maritimes ou militaires, ainsi que des fleurs, des animaux ou des messages encadrés par des bannières, qui ont de réelles symboliques. En parallèle, le style oriental ou style asiatique consiste souvent à tatouer une partie entière du corps avec des motifs complexes issus de la mythologie orientale comme des fleurs des poissons, des dragons, ayant une signification allégorique (la carpe, par exemple, est un signe de courage).

A gauche, style old school; au milieu, tatouage tribal; à droite, style asiatique.

Ensuite, le style biomécanique, très différent du style asiatique, et qui s’inspire de la culture cyber punk (genre de la science-fiction, mettant souvent en scène le futur), représente des personnages liés à des éléments mécaniques, créant un mélange de chair, de métal, de réel et d’imaginaire. Le style horror ou morbid, souvent mis en relation avec le style biomécanique, tient ses origines des films d’horreur ou l’on retrouve des motifs macabres.

A gauche, style biomécanique; à droite, style horreur.

Il existe également le style de tatouage « dot art » qui consiste à réaliser son tatouage entièrement par petits points, le style géométrique fait de nombreux croisement de mandalas, ou encore le tatouage intégral réalisé sur l’ensemble du corps.

A gauche, style dot art; au milieu, style géométrique; à droite, tatouage intégral.

Bien que les motifs et les style de tatouages évoluent en fonction des époques et des modes, les techniques et la réalisation des tatouages demeurent inchangés depuis quelques années.

D’après un sondage que nous avons réalisé (voir annexe), sur 60 personnes interrogées, 58 % des personnes, dont 90% des plus de 30 ans ne veulent pas de tatouages principalement par crainte du regard des autres, par peur que le tatouage vieillisse mal, et par la suite de ne plus l’assumer ou encore trouvent le tatouage vulgaire, pas naturel, par peur d’avoir des maladies ou n’aiment tout simplement pas ça. Cela peut être également être lié aux stéréotypes, comme « les tatouages sont réservés au brigands, et aux marins », car en effet les tatouages étaient plus répandus chez eux dans le passé, bien qu’ils aient diminués et ne soient plus trop d’actualité, ou en mémoire des juifs tatoués dans les camps de concentration perdant leur identité. Cependant, les 22% désirant un tatouage -on remarque d’ailleurs qu’ils sont situés dans la tranche d’âge 20-25 ans- dont 80% souhaitent un tatouage, pour des raisons esthétiques ou symboliques. Mais d’où vient réellement cette envie de se faire un tatouage ?

Il s’agit pour certains de faire durer la tradition de ses origines, notamment pour celles des îles Pacifiques. Les tatouages sont également utilisés pour montrer ses goûts, ou manifester un choix de vie. Ils représentent pour certains une véritable étape et une démarche personnelle dans leur vie, pour manifester un souvenir, ou tourner la page, et ainsi renforcer leur identité, comme par exemple le Joker Boy ( voir interview annexe ), dont les tatouages sur son visage lui ont permis d’avoir un nouveau départ et de commencer une nouvelle vie. Pour d’autres, le tatouage peut être un élément esthétique uniquement destiné à embellir son corps et à se le réapproprier comme par exemple marquer sa musculation ou faire ressortir un endroit de son corps. Il peut être également signe de protestation, ou de rébellion pour des criminels ou des prisonniers. Certaines personnes témoignent de la pur éprouvée avant de se faire tatouer, peur qui devient un moteur pour se faire de nouveaux tatouages. Souvent, lorsqu’un tatouage est réalisé par libre choix, et totalement assumé par son propriétaire, il est revendiqué fièrement. Néanmoins, le choix de se faire tatouer n’est pas à prendre à la légère, il nécessite une réflexion quant au choix du motif ou de la zone où l’on veut se faire tatouer, mais également une attention particulière concernant le choix du salon et du tatoueur.

La formation du tatoueur diffère en fonction de l’endroit où il va pratiquer. Normalement, une formation est exigée mais elle n’est pas souvent très longue, comme nous l’a confié le tatoueur Giuseppe Pascarella (voir interview du tatoueur en annexe ). Il a suivi une courte formation surtout théorique, sur le maniement des machines, l’utilisation des aiguilles et les conditions d’hygiène à respecter. En France, les tatoueurs doivent obligatoirement suivre une formation d’hygiène de 21 heures. Cette formation est obligatoire pour l’ouverture d’un salon. Certains suivent également des cours d'art pour apprendre le dessin. Cependant le métier de tatoueur est principalement lié sur la pratique quotidienne afin d’être pratiqué avec aisance. Un apprenti tatoueur cherche ensuite un tatoueur professionnel, afin que celui-ci lui apprenne à tatouer, et à gérer une clientèle. L’apprenti doit apprendre où piquer sous la peau, comment manier la machine. Il s’entraîne sur des fausses peaux, ou encore sur des peaux de fruits et de légumes, et quelque fois sur eux mêmes, avec de l’eau, afin de prendre conscience de la douleur.

Fausse peau pour les entraînements des apprentis tatoueurs;

L’apprenti ne tatoue pas sur les clients pendant les trois premiers mois, et va réaliser des tâches quotidiennes, comme la stérilisation des machines, du dessin , l'accueil des clients, la préparation des postes, le nettoyage du salon... L’apprenti n’a pas de contrat d’apprentissage, il peut donc arrêter sa formation du jour au lendemain. Un tatoueur a aussi un rôle préventif : il doit avertir les clients sur les risques, les conseiller et les raisonner, si il pense que leur choix n’est pas adéquat. La rémunération d’un tatoueur lorsqu'il est dans un salon peut aller de 800 à 2 000 euros par mois, et pour un indépendant, son salaire va être dans les début à 600 euros par mois, puis lorsqu'il gagne en notoriété, jusque 2 000 euros par mois. Le travail de tatoueur est un métier nécessitant de nombreuses qualités : du sérieux, de la rigueur, de la créativité, de la patience. Un tatoueur doit être à l’écoute du client et doit posséder un sens artistique. De nos jours, certains tatoueurs sont considérés comme de véritables artistes.

après avoir vu les différentes étapes précédent un tatouage... passons à l'acte !

Avant de travailler sur son corps, il est fondamental de connaitre réellement la composition de celui-ci. La peau est le principal organe touché par le tatouage. Il nous semble donc important d'appréhender ses caractéristiques, et de voir en quoi elle peut être endommagée par le tatouage.

La peau est constituée de plusieurs couches de tissus : l’épiderme, la couche superficielle; le derme, couche intermédiaire et l’hypoderme, la couche la plus profonde. La peau a une surface d’environ 2 m², pèse 5 kilos soit 16% de la masse globale de notre corps. Elle est constituée de 70% d’eau, de 27,5% de protéines et de 2% de matière grasse. La peau est l’organe le plus lourd et le plus étendu du corps humain. C’est un tissu lisse, souple, extensible et imperméable. Sa fonction principale est donc d’envelopper notre corps et de le protéger contre toutes agressions extérieures chimiques, physique et thermique. En effet, il est le seul organe en lien direct avec l’environnement dans lequel nous nous trouvons.

Diagramme des principaux constituants de notre peau.

Il y a tout d’abord l’épiderme, couche superficielle de la peau. Cette couche est une juxtaposition de cellules formant une sorte de mur de briques. L'épiderme est constitué de kératinocytes, de mélanocytes et de cellules de langerhans. Les kératinocytes représentent 90% de l'épiderme et sont formés de kératine, protéines fibreuses responsables de l'imperméabilité de la peau (elle est présente également dans les cheveux, les poils et les ongles), et de lipides. Les mélanocytes produisent des mélanosomes responsable de la pigmentation de la peau. En outre, les mélanomes sécrètent la mélanine, qui protège la peau des rayons du soleil. Enfin, les cellules de Langerhans participent au système immunitaire de la peau. L'épiderme est constitué de cinq couches. La couche la plus profonde est appelée couche basale. C’est là que se fait la régénération continuelle des cellules de la peau, et la production des kératinocytes. Par division cellulaire, de nouvelles cellules sont produites qui migrent vers les couches supérieures. Ces cellules vont migrer vers la couche épineuse ou couche muqueuse, puis la couche granuleuse et enfin à la couche cornée. Durant ces étapes, les cellules perdent leur noyau et deviennent alors des cornéocytes, soit des cellules squameuses (cellules mortes). Elles s'aplatissent à la surface de l’épiderme pour enfin former la couche cornée. On appelle se phénomène la kératinisation. Elles seront alors progressivement éliminées par la sueur corporelle ou encore le sébum.

Schéma des différentes couches de l'épiderme.
Observation au microscope des différentes couches de l'épiderme.

Sous l’épiderme, se trouve le derme, un tissu conjonctif qui soutient l’épiderme. Il se compose, contrairement à l'épiderme non vascularisé, d’un réseau très abondant de vaisseaux sanguins, ce qui explique d'ailleurs les saignement lorsqu'un tatouage est réalisé. Ces vaisseaux sanguins ont pour rôle de nourrir la peau et de réguler la température corporelle. Ce tissu est lui-même constitué de deux couches : le derme papillaire et le derme réticulaire. Le derme papillaire se trouve sous l'épiderme, soit juste en dessous de la jonction dermo-épidermique. Cette jonction est la séparation entre le derme et l'épiderme. Ensuite se trouve le derme réticulaire, plus dense et situé plus en profondeur. Le derme est la couche responsable de l’élasticité ainsi que de la résistance de la peau. On y trouve également différents types de cellules tel que les fibroblastes(1) et les histiocytes. Les fibroblastes synthétisent le collagène et l'élastine, responsablent de la résistance et de l'élasticité de la peau , les histiocytes jouent un rôle dans la réaction immunitaire. Le derme est doté de nombreux récepteurs sensoriels responsables de notre ressenti de la température ainsi que du touché, et du ressenti de la douleur. C’est également l’endroit où se forment les poils qui sortent ensuite à la surface de la peau par les pores de l’épiderme.

Enfin, la couche la plus profonde et la plus épaisse de la peau est l’hypoderme constitué majoritairement de cellules graisseuses, appelées aussi cellules adipeuses. Il est traversé de nombreux vaisseaux sanguins et de nerfs, arrivant ensuite dans le derme. L'hypoderme fait office de protection et d’amortisseur entre le derme et l’os et de réserve énergétique pour le corps. Il a également un rôle d’isolant thermique. L’hypoderme joue un rôle fondamental dans notre morphologie, il modèle la silhouette en fonction de son âge, du sexe, de l’état nutritionnel… Il est également une réserve d’énergie et sert à transmettre la vitamine D(2) aux os.

Schéma des couches de la peau et de ses composants.

La peau est parsemée de pores, d'où sort la sueur,créée par les glandes sudoripares(3) , et également les poils qui sont situés dans la derme. Les poils sont souvent reliés à des glandes sébacées, qui produisent le sébum(4) limitant le dessèchement de la peau. Les poils ont aussi une protection extérieure qui ont la capacité de se dresser, grâce aux muscles horripilateurs, ce phénomène s'appelle l'horripilation, et se déroule lors d'une situation de stress, de peur, d’excitation ou de froid. Comme on voit sur le schéma ci-dessous, la peau contient des récepteurs, qui sont situés en terminaison nerveuse, responsables des sensations cutanées comme la douleur ou les sensations thermiques. On distingue plusieurs sortes de récepteur, chacun responsable d'une sensation. Les cellules de Merkel, situées à la base de l'épiderme et responsables des sensations cutanées. Les cellules de Meissner, situées directement sous l'épiderme, très sensible au touché, comme les frôlements et localisées dans les régions sensibles, comme les doigts ou les lèvres. Les cellules de Pacini sensibles au vibrations et aux pressions rapides et situées dans le derme profond et l'hypoderme. Et les cellules de Ruffini sensibles aux vibrations et à l'étirement de la peau et se trouvent dans les articulations et le derme .

Schéma du système nerveux cutanée.

Il est possible de tatouer quasiment la totalité de notre corps, cependant certains endroits sont plus appropriés que d’autres. Par exemple, les tatouages sont souvent utilisés pour camoufler des cicatrices ou des vergetures. Cependant, il est important de savoir que l’encre de tatouage se place sous notre peau et en prend également la forme. Lorsque nous vieillissons la peau se flétrit, tout comme le tatouage qui finit par se dégrader. Comme le vieillissement, les vergetures ou cicatrices, de même que la grossesse chez les femmes, peuvent endommager le tatouage. L’encre risque de se disperser quelque peu sous la peau en prenant la forme des vergetures. Le résultat du tatouage pourra être modifié, par exemple les contours qui ne seront pas totalement lisses ou droits. Il est donc important de savoir où tatouer et les risques engendrés si l’on décide de tatouer certains endroits, moins appropriés à cette pratique.

Dissimulation de vergetures (à gauche) et d'une cicatrice ( à droite) par le tatouage.
Photo de tatouage déformé par la grossesse (avant la grossesse, à gauche/ après la grossesse, à droite).

La peau n’a cependant pas que des rôles liés à la science du corps humain, en effet dans le cadre de notre TPE, la peau a également un rôle social, celle-ci étant le support du tatouage, et caractérisant l'individu. La vie du tatouage est principalement lié à l’entretien et la durée de vie de la peau. En vieillissant, le fonctionnement des cellules de la peau se dégradent, ce qui engendre des changements physiques et donc un éventuel changement également visible au niveau d’un tatouage.

Avant de se faire tatouer, il faut être conscient de la douleur que cette action peut engendrer. Elle n’est cependant pas la même sur toutes les parties de notre corps. Les zones sensibles sont la main, les doigts et le pied, car elles sont extrêmement fragiles en raison des petits os, de petits nerfs et de petites articulations qui s’y trouvent. L’intérieur de la jambe et du bras est un endroit également très sensible dû à la finesse de la peau . Certaines personnes ressentiront plus de douleur que d’autres comme par exemple au coude ou aux chevilles. La colonne vertébrale, quant à elle est la base de notre système nerveux, lorsque l’on pique à cet endroit, il est possible de ressentir une douleur dans tout le corps. Certaines douleurs peuvent prendre plus de temps à s’estomper que d’autres comme la douleur aux côtes ou aux tibias, car le tatouage est directement en contact avec l’os. En général les tatouages au visage sont plus douloureux particulièrement ceux derrière l'oreille.

Zone de douleur du plus sensible en rouge, au moins sensible en vert

Comme vu précédemment, les techniques de tatouage n'ont pas énormément changé, alors qu'en ce qui concerne les encres on peut constater une évolution .

Photo d'encre de tatouage.

En effet, l’encre chimique utilisé de nos jours n’a pas toujours existé. Autrefois, les tatoueurs utilisaient des pigments(5) naturels que l’on trouvait dans la nature, tel que l’indigo par exemple, ou bien l’encre de chine (encore utilisée aujourd’hui) . Ces encres étaient néanmoins beaucoup moins fluides que celles de nos jours qui nous permettent de réaliser plus de détail et donc d’avoir des tatouages nettement plus réalistes tel que des portraits par exemple. Après plusieurs années d’application de ces pigments naturels, les tatoueurs se sont rendus compte de leur inefficacité à long terme. Les tatouages vieillissaient prématurément et les couleurs s’effaçaient rapidement. C’est pourquoi des chimistes ont inventés des encres synthétiques(6) à base d’oxyde de fer. Le fait que ces encres soient constituées en parties d’oxyde de fer facilitent également le détatouage. En effet, sous la chaleur des lasers à détatouage, l’oxyde ferreux se transforme en oxyde ferrique, réaction chimique qui permet un changement de la couleur du tatouage . Malgré, la qualité de ces encres, celles-ci ne restent pas sans danger. Certaines couleurs peuvent également être plus nocives que d’autres. De plus, selon le type d’encre utilisée, noir, rouge, bleu ou autre la quantité injectée sous la peau va varier. Une encre plus claire devra être injectée en plus grande quantité afin d'être autant perceptible qu’une couleur plus foncée. Voici-donc les cinq pigments les plus utilisés ainsi que leurs caractéristiques et dangers sous forme de tableau :

D’après ce tableau, on constate que l’action de tatouage n’est pas quelque chose d'anodin, en effet, pour que celle-ci n’ait pas de mauvaises répercutions, il est indispensable de savoir plus précisément ce que l’on injecte sous notre peau. Néanmoins, il est difficile de savoir précisément les composants des encres, et les conséquences qu'on ceux ci sur notre corps. Chaque personne réagit cependant différemment aux différentes encres, certaines personne feront de grosses allergies, alors que d’autres n’auront aucune complication.

Suite aux recherches sur les différentes couleurs des encres de tatouage, ainsi que leurs possibles dangers et compositions. Nous avons réalisé une petite vidéo afin d’expliquer le phénomène de la couleur d’un corps. Nous avons donc mis en relation la couleur de l’encre avec sa structure moléculaire. En quoi donc cette structure moléculaire peut nous renseigner sur la vision colorée d’un corps.

Après avoir vu les principales encres ainsi que leur composition, voyons où cette encre se place sous notre peau et comment celle-ci peut tenir autant d’années. La technique majoritairement utilisée de nos jours est celle du dermographe. Elle consiste à l’aide d’aiguilles de différentes tailles à injecter de l’encre sous la peau. L’ encre est alors déposée sous le derme entre 2 à 4 mm en fonction de l’épaisseur de l’endroit tatoué.

Schéma de l'insertion de l'encre sous la peau.

Les zones les plus épaisses se situent dans le dos. Si la piqûre du tatouage est trop profonde, celle-ci peut atteindre les tissus sous-cutanés et peut provoquer des douleurs et des saignements. La vision extérieure du tatouage sera alors quelque peu floue. Si le tatouage à l’inverse n’est pas assez profond, il ne sera pas permanent dû au renouvellement des cellules de l’épiderme. Les gouttes d’encres sont alors placées au niveau des papilles dermiques qui se situent dans le derme papillaire, très proche de l’épiderme. On peut alors se demander comment cette encre fait-elle pour rester sous notre peau et non se disperser dans notre organisme. Notre corps est constitué d’une multitude de cellules immunitaires. Elles vont être en fonctionnement lorsque notre organisme reçoit des anomalies, dans notre cas, les piqûres réalisées par les aiguilles qui entraînent des inflammations de la peau. Elles auront alors comme rôle de réparer ces blessures. D’autres cellules entrent en jeu, les macrophages, cellules qui « mangent » et nettoient les particules étrangères introduites dans la peau comme l’encre. Ces cellules qui viennent du système lymphatique(7) et sont censées y retourner sont perturbées par l’excès d’encre. Certaines d’entre elles sont alors saturées de pigments et restent coincées dans le derme, c’est pourquoi l’encre devient visible à travers la fine couche de peau et ne s’éparpillent pas dans l’organisme. Les particules d’encre restent en place grâce à ces cellules. Lorsque les cellules meurent, les particules sont absorbées par une autre qui les maintient au même endroit et ainsi de suite. C’est donc principalement grâce aux cellules du système immunitaire que l’encre reste stable sous la peau.

Différentes phases d'insertion des pigments sous la peau
Expérience: Tatouage sur une peau de cochon

Hypothèse : La profondeur du tatouage a une influence sur la durée et la tenue de celui-ci

Liste de matériel :-peau de cochon – crayon à papier avec gomme au bout – plusieurs sortes d’aiguilles – encre de chine – chiffon – gants – lampe à UV

A gauche, la peau de cochon; au milieu, l'encre de chine; à droite, un crayon de papier au bout duquel est planté une aiguille.

Protocole : A l'aide du crayon de papier et d'une aiguille, nous avons crée notre "machine" pour réaliser nos tatouages, simplement en insérant l'aiguille dans l' interstice de la gomme, de manière à ce qu'elle y reste fixée. Ensuite, nous avons trempé l'aiguille dans l'encre de chine, afin de commencer le tatouage sur la peau de cochon. Puis, nous avons réalisé différents "dessins" sur la peau de cochon, à des profondeurs différentes. Une fois terminé, nous avons laissé la peau de cochon une semaine au réfrigérateur, et un morceau pendant une semaine sous une lampe UV. Puis la deuxième semaine, nous avons observé au microscope les résultats.

Tatouage en cour de réalisation.

Résultats :

Résultats des tatouages réalisés.
Résultats après une semaine au réfrigirateur (à gauche), et une semaine sous UV (à droite).

Observations après une semaine: La peau sous UV a cuit et est devenue dure sans pour autant faire disparaître le tatouage comme nous l’avions imaginé suite à nos recherches. En effet, laisser au soleil un tatouage peut engendrer la décoloration des pigments du tatouage. La peau laissée au réfrigérateur est restée telle quelle, on l’a alors frottée avec un chiffon légèrement humide aux différents endroits et profondeurs, afin de voir l’impact sur le maintien du tatouage. On a alors remarqué qu’aux endroits peu profonds, le tatouage s’effaçait beaucoup plus que sur les endroits tatoués plus en profondeur. Certains endroits sur la peau de cochons avaient quelques rainures, créés par une machine pour enlever les poils du cochon à l’abattoir, lorsque nous avons tatoué sur ces rainures l’encre s’est éparpillé sous la peau dans les failles, ce qui a provoqué des bavures de l'encre. Notre peau ne faisant que 2 mm de profondeur nous ne pouvions pas tatouer plus profondément, cependant, les tatoueurs eux tatouent jusqu’à 4 mm sous la peau.

Résultats des tatouages après les frottements.

Nous avions pour le cœur, l'étoile, et le T, du TPE tatoué plus en profondeur, et pour le P, et le E, nous étions en surface. Nous remarquons que pour les tatouages réalisés plus en profondeur, malgré les frottements, ceux-ci disparaissent moins que le P et le E où certaines parties ce sont clairement effacées.

Observations aux microscopes après deux semaines : Au microscope, nous avons observé, les dessins que nous avions réalisé plus en profondeur. Nous avons remarqué de nombreuses imprécisions sur nos tatouages, notamment sur les côtés, mais également dans le remplissage.

Photos des observations des tatouages faites au microscope.

Sur les deux premières photos, on observe que les contours des tatouages ne sont pas précis, et qu'il y a de nombreux petits endroits non remplis d'encre. La troisième photo représente une des failles présentes dans la peau de cochon responsable de bavures. Et la dernière photo est une observations du tatouage mis sous UV, qui nous permet d'observer également des interstices entre l'entre des contours du tatouage.

Conclusion : D'après nos observations, on peut en déduire que la profondeur du tatouage joue un rôle dans le maintien du dessin dans la peau et sur la durée. En effet, après avoir frotté les tatouages avec les chiffons, nous nous sommes aperçues que le tatouage s’effaçait légèrement pour les dessins réalisés à la surface, cependant après nos observations au microscope, nous avons remarqué que même les tatouages réalisés en profondeur comportaient des espaces. Nous pouvons expliquer ce phénomène, par notre manque d'expérience, par rapport à la réalisation des tatouages, et par le matériel non réellement adapté. La peau humaine et la peau de cochon comportent également des différences. De plus, nous avons pu associer les failles dans la peau à des vergetures par exemple et nous en avons dédui que le choix de l’endroit du tatouage est fondamental pour pouvoir garder une forme parfaite du tatouage et éviter les déformations.

Une fois le tatouage réalisé, il est important de s'en occuper, pour éviter les infections ou un regret.

Un tatouage nécessite un entretien rigoureux et une grande attention.

Les aiguilles qui transpercent la peau engendrent une blessure. La peau va être à vif, et va donc par la suite cicatriser. La cicatrisation du tatouage dure 2 à 3 semaines en fonction des individus. Elle est facilitée par un bon entretien (expliqué dans la vidéo). Une bonne cicatrisation du tatouage est définie par des démangeaisons, des rougeurs et des légères inflammations. Lors d’une mauvaise cicatrisation, on peut distinguer des aspects creusés sur le tatouage, celui-ci sent mauvais et fait très mal même si l’on y touche pas. On peut aussi constater des fortes inflammations.

La cicatrisation de la peau en général (sans forcément avoir de tatouage) est un phénomène naturel permis par un système de réparation et de régénération. Elle se déroule en 3 phases :

  • La détersion qui se déroule pendant 2 à 4 jours en fonction de la plaie, est la période où le saignement s’arrête. L’organisme lutte contre les infections et se défend contre les microbes et les corps étrangers. Cette période favorise le passage de plasma sanguin et des cellules immunitaires (anticorps) vers la région traumatisée. Elle a donc pour rôle d'éliminer les tissus dévitalisés.
  • Le bourgeonnement est la période se produisant les 10 et 15 jours suivants le premier jour où la plaie a été faite. C’est la période où les nouveaux tissus sont synthétisés de fibres de collagènes(8) par les fibroblastes. Il y a également la mise en place de l’épithélium qui est la couche la plus superficielle de la peau et la vascularisation des nouveaux tissus. Ensuite la peau est fermée. Plus la peau est jeune et foncée, plus la peau est cicatrisée in-esthétiquement. De plus, certaines zones comme le sternum, le dos ou encore les articulations cicatrisent moins bien.
Deuxième phase de cicatrisation du tatouage : la réparation.
  • La dernière et la plus longue phase est la maturation. Celle-ci dure 2 mois à 2 ans. Durant cette phase, les fibres de collagènes et d’élastine(9) vont se densifier et s’accroître (ce qui permet la structure de la peau). Cependant, la peau cicatrisée est moins résistante et moins élastique que la peau non cicatrisée. L’épiderme est renouvelé alors que le derme est cicatrisé.

Lorsque que l’entretien est mal réalisé, ou que le tatouage cicatrise mal il est possible d'avoir des infections, mais plus généralement le tatouage peut présenter certains risques. Les dangers du tatouage sont principalement dus au fait que la peau n’est pas conçue pour recevoir des corps étrangers (dans ce cas, les pigments).Premièrement le tatouage peut être à l'origine de risques infectieux, soit locaux, soit viraux.

Les risques infectieux locaux sont causés par une mauvaise hygiène lors de la réalisation du tatouage ou un mauvais entretient. Lors du tatouage, la peau est percée par les aiguilles qui induisent une brèche dans la barrière cutanée. Celle-ci devient tout de suite la porte d’entrée pour les infections bactériennes (staphylocoque). Ces infections sont plutôt rares et dans la majorité des cas, ont une évolution favorable. Elles touchent la peau et les tissus cellulaires, sous cutanée Ces infections sont favorisées si le tatoueur a travaillé dans des conditions sales, sans hygiène. Mais ce n’est pas la seule condition. En effet, si le client n’a pas respecté les soins qui sont obligatoires, ces infections ont plus de chance de se développer.

Allergie causée par le tatouage.

Quant aux risques infectieux viraux, ils entraînent une contamination par un virus, et touchent le sang. Pendant le tatouage, l’aiguille cause des saignements (en général essuyés par le tatoueur) qui peuvent créer un risque potentiel de contamination par quelques virus qui se transmettent par le sang. C’est le cas de l’hépatite B(10), VIH(11) (virus de l’immunodéficience humaine) et surtout de l’hépatite C(12) . Cette contamination est également due à l’absence d’asepsie de la part du tatoueur. En effet, si le tatoueur réutilise le matériel (surtout les aiguilles) sur plusieurs clients sans le stériliser, la contamination est presque inévitable.

Schéma de la contamination par des bactérie du corps.

Deuxièmement le tatouage peut causer des risques liés à des problèmes de santé pré-existants, comme les allergies, les problèmes de peau, ou des grains de beauté. Les réactions allergiques sont les complications les plus fréquentes du tatouage. Il est en plus, inutile de faire une « zone test » sur une partie cachée du corps, car l’allergie peut se développer directement après la finition du tatouage ou 40 ans après celle-ci. Le plus souvent, une seule couleur est affectée et le rouge habituellement. Ces réactions imprévisibles peuvent être évitées, car il est obligatoire de marquer les composants de l’encre. Cette obligation peut être utile, dans le cas où le client connait ses allergies à certains composants.

Pour les problèmes de peau, généralement, l’artiste ne tatoue pas sur une zone de peau présentant des lésions cutanées. Si le tatouage est prévu dans une de ces zones, il faut consulter un dermatologue pour autoriser ou déconseiller ce tatouage. Au cas où le client est atteint du psoriasis(13) , du lichen plan(14), du lupus cutané(15), de la sarcoïde(16) ou du vitiligo(17), le tatouage est fortement déconseillé du moins tant que la maladie est toujours active. Tatouer à côté de la lésion n’empêche pas que celle-ci s’agrandisse a côté et sur le tatouage. Si présence d’acné, surtout dans le dos, il vaut mieux attendre que le traitement soit efficace et que la peau soit nettoyée, car les lésions d’acné peuvent provoquer des inflammations. Dans ce cas, le tatouage est autorisé mais la cicatrisation risque d’être plus longue.

En ce qui concerne les grains de beauté, il est conseillé d’éviter de tatouer sur ceux-ci. Ce n’est pas un risque pour le tatouage mais le grain de beauté risque de se modifier et de changer d’aspect. Alors, il vaut mieux l’enlever entièrement et le faire analyser. De plus, un tatouage perturbe la surveillance du grain de beauté surtout pour les personnes atteintes du nævus atypique (18). Il est conseillé d’éviter les aplats noirs larges, d’utiliser des couleurs claires et éviter de tatouer les zones composées de beaucoup de grains de beauté.

Dans le cas ci-dessus, il sera difficile de traiter le grain de beauté si il y a un problème.

Pour finir ,nous avons cherché si il existait un éventuel lien entre le tatouage et le cancer de la peau. Tout d'abord, le cancer est une maladie causée par une mitose anarchique rapide. En effet, la mitose est normalement contrôlée par le gène P53, mais lorsqu’un agent mutagène agit sur ce gène, la mitose n’est plus contrôlée. Le cancer de la peau est le seul cancer que l’ on peut observer à l’œil nu. Il a l’apparence d’un grain de beauté sauf qu’un mélanome (cancer de la peau) change de forme et de couleur au fur et à mesure du temps. Aujourd’hui, il est difficile de dire si il existe un lien entre eux. En cas de différentes lésions, il est conseillé de consulter un dermatologue. Cependant, la fréquence réelle de complications entre le tatouage et le cancer n’est pas connue. Dans certains cas, la seule solution est d’enlever complètement le tatouage.

A gauche, photo d'un mélanome (cancer de la peau); à droite, schéma d'un mélanome.

En cas de regrets ou de tatouage raté, de réactions allergiques ou de maladie le détatouage reste une solution. Il en existe plusieurs techniques plus ou moins efficaces et plus ou moins chères. Le dé-tatouage est une pratique médicale qui consiste à enlever entièrement les pigments introduits sous la peau.

La dermabrasion est une technique efficace en profondeur mais elle est douloureuse et peut laisser des cicatrices. Cette technique est un processus de ponçage de la peau. La peau est frottée à l’aide de meules tournant pour user la peau et retirer le tatouage. Cette procédure se fait chez le dermatologue et nécessite une anesthésie locale. (photo de dermabrasion)

Schéma de la dermabrasion.

Ensuite, il existe des crèmes anti-tatouage. Les avantages de ces crèmes sont qu’elles sont efficaces sur toutes les couleurs, qu’elles sont directement appliquées sur le tatoué lui-même. Et elles ne causent aucune douleur. Par contre, le traitement avec crèmes est assez long et nécessite de la rigueur. De plus, son efficacité est prouvée uniquement sur les encres professionnelles. Cette crème consiste à briser l’encre située sous la peau pour qu’elle puisse être éliminée par les cellules actives.

Crème anti-tatouage.

Puis la méthode au sel est archaïque avec des résultats incertains qui peuvent laisser des cicatrices, mais peu onéreuse. Cette méthode était surtout pratiquée au XXème siècle mais elle n’est pas très efficace. De plus, elle engendre des fuites du colorant dans le milieu extracellulaire ce qui peut causer de nombreuses infections.

Suite à une étude expérimentale du tatouage faite sur la peau d’animaux, qui montre que les pigments sont fixés dans le derme et non l’épiderme (comme on le pensait à cette époque), le détatouage doit être traité (destruction du derme par la toile émeri, ce qui peut engendrer de nombreuses infections et cicatrices) soit chirurgicalement, soit à l'aide de laser. D'une part, la chirurgie est une technique efficace, le tatouage est enlevé en entier en une séance en général. Cependant celle-ci est douloureuse et laisse des cicatrices. Cette pratique consiste à supprimer la zone tatouée, coupée et enlevée par le chirurgien. Cette pratique est utilisée pour les tatouages de taille petite et moyenne. Certaines zones comme le visage ou le cou cicatrisent bien alors que d’autres comme le torse pour les hommes ou la peau entre les seins pour les femmes sont propices au développement de cicatrices chéloïdes. De plus, cette méthode est assez chère (entre 500€ et 600 en fonction des tailles).

Détatouage chirurgical.

D'autre part, le détatouage au laser est une méthode encadrée par des professionnels avec une efficacité visible. Elle peut être tout de même douloureuse en laissant des cicatrices. Le laser peut avoir parfois du mal à retirer certaines couleurs comme le bleu, le jaune, le vert. Le laser « brise » les pigments en toutes petites particules situées dans le derme et celles-ci sont éliminées par les cellules de nettoyage de l’organisme: les macrophages. En fonction des couleurs du tatouage, on utilise différents lasers, car par exemple on ne peut pas utiliser n’importe quel laser sur la couleur rouge d'un tatouage. En effet, si on envoie une lumière rouge sur celui-ci, il va absorber la couleur rouge et ne pas être détruit, il vaut mieux donc un laser de couleur bleu. Le laser s’applique à toutes sortes de tatouage. Cependant, dans le cas de peaux noires, d’avantage d’attention est requise, car le laser a du mal à différencier les pigments noirs du tatouage et la mélanine qui est le pigment naturel de la peau. Ce qui peut créer une légère décoloration de la peau, qui peut être recolorée par le rallongement de séances. Pour enlever un tatouage, il faut en moyenne six séances qui sont espacées de huit semaines. Pendant les huit semaines qui séparent chaque séance, il faut appliquer une crème hydratante sur le tatouage et se protéger du soleil. Le détatouage est progressif: le tatouage s’éclaircit et l’intensité des couleurs diminue. Ces séances peuvent provoquer un gonflement, une rougeur et un saignement mineur. C’est aussi une technique qui occasionne des frais assez importants (de 60€ à 500€ pour les tatouages les plus grands).

Schéma du processus de détatouage au laser.

Pour conclure, le tatouage est une très vieille tradition. Il existe plusieurs types de tatouages et que beaucoup de gens se tatouent pour une raison symbolique (comme le Joker Boy) ou esthétique sans avoir réellement conscience des dangers que peut représenter le tatouage. Il est déjà important de connaître le métier et la manière de procéder du tatoueur avant de se faire tatouer. Celui-ci doit également s’assurer que la personne est au courant de tout l’entretien et des risques que le tatouage engendre. En effet, pour éviter toutes sortes d’infections ou de maladies qui sont favorisées par l’intrusion d’un corps étranger dans la barrière cutanée, il est indispensable d’en prendre soin et de respecter les consignes d’entretien données par le tatoueur.

D’après notre expérience, tatouer est un métier qui nécessite beaucoup de rigueur et de pratique. Il faut savoir spécifiquement où tatouer et à quelle profondeur pour favoriser le maintien du tatouage.

Cependant, dans le cas où la personne tatouée a de mauvaises réactions par rapport au tatouage, et le regrette le détatouage est une solution. Il en existe plusieurs manières mais le laser ou la chirurgie sont les meilleures techniques.

Un tatouage de qualité influe donc sur son maintien, mais à condition que les consignes d’entretien soient respectées. En effet, se faire tatouer pas un professionnel en tatouage va déjà garantir le maintien du tatouage sur la peau. Mais une bon entretien du tatouage est essentiel, car il favorisera la cicatrisation, et le maintien du tatouage. Cependant, la qualité du tatouage n’influe pas particulièrement sur le détatouage.

Bien que nous nous soyons penchées sur des aspects scientifiques, le tatouage de part son essor actuel a un réel intérêt sociétal et puise ses racines dans une longue tradition humaine.

Remerciements :

Nous tenons tout d’abord à remercier Madame Nivoix et Monsieur Debras, nos professeurs encadrant durant ces 18 semaines de TPE. Grâce à eux, nous avons été durant toute la période guidés, conseillés,aidés et surtout soutenus.

Nous remercions notre lycée, le lycée Vauban d’avoir mis à notre disposition un grand nombre de documents au CDI ainsi que du matériel adapté à toutes nos expériences que l’on souhaitait réaliser.

Un grand merci également au Joker Boy, un homme remarquable qui nous a confié son parcour avec le tatouage ainsi qu’une partie douloureuse de sa vie.

Nous remercions Monsieur Giuseppe Pascarella de nous avoir accordé de son temps afin, de répondre à toutes nos questions sur son métier.

Enfin, nous remercions toutes personnes extérieures qui nous a permis de réaliser notre projets comme nos parents, les personnes ayant répondus à nos sondages et diverses questions et également l'abattoir qui nous a permis de nous procurer la peau de cochon.

Annexes:

Définitions

1. Fibroblaste : c’est un type de cellule, souvent appellé « cellule de soutien » . Elles sont présentes dans les tissues conjonctifs de l’organisme comme la peau, les tendons, le cartilage… Leur rôle est de synthétiser les autres cellules formant les tissus confonctifs et sécréter des substances luttant contre des virus et des bactéries.

2. Vitamine D : vitamine apporté à l’organisme par voix cutannée ou alimentaire qui permet de fixer le calcium et le phosphore aux os par exemple et qui fonctionne comme une hormone.

3. Glande sudoripare : une glande située sous la peau qui sécrète la sueur.

4. Sébum : Le sébum est une sécrétion grasse produite par les glandes sébacées de la peau qui, mélangé à la sueur, protège la peau du dessèchement.

5. Pigments : substances chimiques colorantes insolubles dans le milieu qu'elles colorent.

6. Encre synthétique : encre non naturel crée à base de substances chimiques.

7. Système lymphatique : ensemble des structures qui permetent la formation et la circulation de la lymphe. C'est un liquide incolore ou légèrement jaunâtre qui joue un rôle dans le transport de certains nutriments, comme les lipides, mais il joue aussi un rôle dans le système immunitaire.

8. Les fibres de collagènes permettent la résistance des tissus et de l’élasticité.

9. Elastines : protéines qui possèdent des propriétés élastiques.

10. L’hépatite : une inflammation du foie qui est le plus souvent causée par un virus (parfois à cause de l’alcool, une intoxication à un médicament ou à un produit chimique). Les hépatites B et C sont de sorte virale. La différence entre les deux est principalement que l’hépatite B se combat la plupart du temps entièrement (5% restent infectés) et qu’elle est transmissible de la mère a son enfant alors que ( 12.) l’hépatite C est un virus très résistant car jusqu’à 80% des personnes infectées deviennent chroniques.

11. Le VIH est un virus qui touche le système immunitaire et affaiblit les systèmes de surveillance et de défense de l’organisme contre les infections et certains cancers. Il est responsable du SIDA.

13. Psoriasis : maladie inflammatoire de la peau qui se définit par l’apparition d’épaisses plaques qui se détachent sous forme d’écailles.

14. Lichen plan : éruption cutanée prurigineuse de l’adulte, sous forme de boutons rouges-violacés.

15. Lupus cutané : ensemble des liaisons cutanées spécifiques (lésions d’évolution aiguë, subaiguë et chronique) et aspécifique (lésions vasculaires inflammatoires ou thrombotiques).

16. Sarcoïde : maladie inflammatoire qui se caractérise par la formation d’amas de cellules inflammatoires sur plusieurs organes (surtout les poumons mais aussi la peau, les articulations, yeux, cœur).

17.Vitiligo : maladie chronique de l’épiderme qui se caractérise par l’apparition et l’extension de tâches blanches.

18. Nævus atypique : grain de beauté inhabituel, dont l’apparence est différente de celle du grain de beauté normal.

Sondage:

Nous avons réalisé un sondage auprès de 60 personnes de catégorie d’âge différentes. Une catégorie entre 15-20 ans, une autre entre 20-25 ans et une de plus de 30 ans. Dans chaque catégorie, nous avons interrogé 20 personnes en leur posant à tous la même question : voudriez-vous un tatouage ? et pourquoi ?

Entre 15-20 ans, 13 ont répondu NON et 7 OUI. Entre 20 et 25 ans, 4 ont répondu NON et 16 OUI. Enfin, chez les plus de 30 ans, 18 étaient contre et seulement 2 pour. La majorité des raisons pour lesquelles les personnes étaient contre était le regard des autres, ne pas assumer le tatouage lorsqu’ils vont vieillir ou bien trouver cela vulgaire. Seulement une personne sur 32 étant contre le tatouage ne souhaite pas s’en faire par peur d’obtenir des maladies. Les personnes étant favorables au tatouage en souhaite un pour des raisons esthétiques, ou symboliques.

Grâce à ce sondage, nous avons pu constater que le tatouage est quelque chose très à la mode de nos jours, cependant très peu d’adultes au dessus de 30 ans ont, ou voudraient avoir un tatouage. De plus peu de personnes connaissent réellement les dangers du tatouage, en effet la plupart des gens voient ça seulement comme quelque chose d’esthétique.

Entrevue avec le Joker Boy :

Photo des tatouages du Joker Boy

- Pourquoi vous êtes-vous fait tatouer le visage ?

Je me suis fait tatouer le visage, car je voulais changer de vie. J’ai eu une enfance compliquée et je suis par la suite allé en prison et à ma sortie je pensais que ma vie était terminée. Je ne pouvais pas me regarder dans le miroir et voir mon vrai visage, car je repensais à tout ce que j’avais fait. Je me suis donc demandé ce dont j’avais besoin pour un nouveau départ. Et l’idée m’est venue de me tatouer le visage pour commencer une nouvelle vie et oublier toute ces mauvaises choses du passé, en plus le sourire du Joker est une manière de me voir sourire.

- A quel âge avez- vous commencé les tatouages ?

J’avais 16 pour mon tout premier tatouage, mais j’ai enlevé celui que j’avais réalisé à cet âge là.

- Vous arrive-t-il de regretter vos tatouages ?

Non, pas du tout, c’est la meilleure décision de toute ma vie, et cela a vraiment changé ma vie et permis de renaître. Et j’ai pris goût aux tatouages, à m’en faire faire, j’aime la sensation et je pense qu’une fois qu’on a réalisé un tatouage, on a envie d’en faire d’autres, c’est comme une drogue.

Interview de Monsieur Giuseppe Pascarella, dans son salon G&P Tattoo Piercing :

- Depuis combien de temps êtes-vous tatoueur ? D’où vous est venue l’envie de devenir tatoueur ?

J’étais dans le métier du piercing depuis 1997, puis j’ai décidé de chercher une école pour me spécialiser dans le tatouage. Et j’exerce le métier de tatoueur depuis 2003.

- Comment était la formation que vous avez suivie ?

J’ai suivi ma formation en Italie, et c’était plutôt des cours théoriques sur l’hygiène, les aiguilles, comment préparer la machine, pour la pratique il faut s’entrainer à coté. Le métier de tatoueur est un métier que l'on apprend en pratiquant, c’est en quelque sorte une formation personnelle et au fil du temps, chacun y trouve ses petits secrets de pratique, comme des machines, des aiguilles ou encore des crèmes, qu’il ne va pas dévoiler.

- Il y a-t-il au Luxembourg des conditions d’hygiènes, obligatoires à respecter?

Pas spécialement, le Ministère de la Santé passe régulièrement, mais c’est plutôt pour vérifier les encres que l’on utilise, car certains font des allergies et sont interdis, et ils en profitent pour vérifier un peu le salon.

- Autorisez-vous les mineurs à se faire tatouer dans votre salon ? Si oui, ont-ils besoin d’une autorisation parentale ou d’être accompagné d’un responsable légal ?

Oui à partir de 16 ans, mais ils doivent être accompagné par les parents.

- Avez- vous quelque fois l’impression que votre client fait son tatouage sur un coup de tête et n’y a pas vraiment réfléchis ? Dans ces cas là, le prévenez-vous, qu’il est mieux d’avoir pensé un certain temps avant de se faire tatouer ?

Avant de réaliser un tatouage à un client, je le vois deux ou trois fois pour qu’on parle de son tatouage, et je lui demande bien si il est sûr de son choix, cependant j’ai quelque fois le sentiment que certains ne réfléchissent pas vraiment à leur tatouage.

- Il y a-t-il fréquemment des personnes qui demandent un recouvrement de tatouage, car ils regrettent un ancien ?

Oui, cela m’arrive souvent

- Avant tatouer une personne, l'avez-vous préalablement prévenue des risques et des dangers (infections, maladies, allergies… ) ?

Avant de tatouer un client, je le préviens sur les risques d’allergies, et je vérifie préalablement l’état de sa peau, je regarde si il y a des problèmes de peau, et je demande si il a des allergies à certaines substances.

-Quel type de machine utilisez-vous ?

J’utilise un dermographe à bobine

- Nous avons vu plusieurs vidéos sur YouTube, de personnes qui ne bénéficiaient pas des conditions d’hygiène conseillées, et qui se tatouaient chez elles. Alors pourquoi dans les salons les respects de l’hygiène est très important (tout est stérilisé)? Est est-ce que celle-ci influe sur la qualité du tatouage ?

Oui, l’hygiène est très importante dans les tatouages, si un tatouage est infecté il ne va pas cicatriser, de plus il est nécessaire de bien entretenir son tatouage, afin d’optimiser sa cicatrisation.

- Pensez-vous que la qualité d’un tatouage influx sur son maintien ?

Oui, c’est exact.

Photos du Rock'Ink Festival, qui s'est déroulé les 14, 15 et 16 octobre 2016 au Luxembourg et qui nous a permis d'avoir une première approche dans le monde du tatouage.

Sources:

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http://www.drogues-dependance.fr/comment-se-faire-enlever-un-tatouage.html

Magazines & Livres :

Le tatouage dans la peau, Beaux Arts magazine, n°361 p.86-91

Le tatouage en 5 points, Phosphore, n°420, p.64-65

Le tatouage une histoire sur la peau, GéoAdo, n°137, p.22-31

Comment les marques s'emparent-elles du tatouage, n°2364, p.60

Le goût de l'irréversible, Philosophe magazine, n°1081, p.29-35

Les camps de concentration, curiosphère.tv, site internet

Les couleurs : histoire et compostions de pigments

Catherine Grognard (1992),Tatouage, tags à l'âme, Syros

Yasmine Salmandjee (2003), Piercings et tatouages, Eyrolles

Connaissances des arts, Hors Série numéro 624, Tatoueurs tatoués

Mudam, Wim Delvoye, Somogy

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