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Le Fil, bien plus qu’une salle de concert Véritable centre de ressources pour les artistes, le Fil de Saint-Etienne propose chaque année une série d’ateliers à destination des musiciens amateurs qui souhaitent gagner en crédibilité et parfaire leur apprentissage.

Depuis 11 ans, on vient y écouter de la musique live, jouée par foule d’artistes qu’on n’a pas l’occasion de voir partout, et que l’on prend plaisir à applaudir. On passe y boire une petite mousse, entre copains, lors d’une soirée gratuite autour d’un petit mix. On y découvre de jeunes pépites, programmées sur la scène du club, qui deviendront peut-être les grands talents de demain. Mais pour certains néanmoins, venir au Fil de Saint-Étienne, ce n’est pas seulement écouter de la musique… Bien au contraire. Ce serait plutôt en faire, en recevant toute l’aide dont on a besoin.

Bien connue des Stéphanois, la structure, qui assure donc la diffusion régulière de concerts de musique actuelle, a également vocation à soutenir la création, de la répétition à la formation. Aux manettes de cette mission, le « pôle ac’ » - comprendre « le pôle accompagnement » - se charge ainsi de chaperonner les groupes et artistes amateurs qui pourraient avoir envie de sortir de l’ombre de leur garage, pour pénétrer les lumières de la scène.

Pour que la musique amateure sorte des garages

Et, parmi tous les dispositifs visant à accompagner au mieux ces jeunes pousses de la musique, il y en est un accessible à tous, du quasi-débutant au quasi-professionnel. Chaque année en effet, le Fil propose un programme d’ateliers artistiques, techniques et administratifs afin d’aider les musiciens amateurs à développer et maîtriser leurs projets, en leur faisant gagner en sérieux et en crédibilité. Réglage et accord de ses instruments, prise de son, composition, musique assistée par ordinateur (MAO), son appliqué à la scène, beat making… Le week-end au Fil, avant les concerts du soir dans la salle du bas, c’est ambiance plutôt studieuse dans les studios du haut, comme ce fut le cas samedi dernier lors d’un atelier dédié au mastering qui réunissait 8 élèves d’un jour autour d’un ordi, d’un rétroprojecteur, et de deux professeurs.

« Ces ateliers font partie intégrante de notre mission, souligne Gregory Aliot, responsable des studios. En tant que SMAC (Scène de musique actuelle, NDLR), nous avons vocation à aider les jeunes musiciens à grandir et à sortir de l’ombre de différentes manières et notamment par le biais de ces ateliers. Ils ont lieu les samedis ou parfois sur le week-end entier. Ils sont accessibles à tous, sur inscription. Les musiciens peuvent piocher dans notre programme annuel et choisir ceux qui leur paraissent les plus utiles. On a vraiment envie que ce dispositif soit le plus ouvert possible. » Tellement ouvert qu’il réunit bien souvent au sein du même atelier des profils extrêmement différents, à l’image d’Alex le musicien et de François le futur ingé son, tous deux présents samedi dernier afin de mettre un doigt dans le mastering, pour des raisons bien différentes.

Une arme pour progresser

Mais peu importe, finalement, que l’on soit membre d’une association, gratouilleur de guitare cloisonné dans sa chambre, ou plutôt du genre à avoir chez soi un home studio. Grâce à ces ateliers, chacun aura quoi qu’il en soit l’occasion de mettre un pied dans l’un des domaines concernés, pour réussir ensuite à se débrouiller seul, et apprendre davantage avec plus de facilité.

«Aujourd’hui, avec Internet et les tutos sur YouTube, il est possible d’apprendre des tonnes de choses. Mais apprendre ces mêmes choses aux côtés d’un professionnel, franchement, il n’y a rien de mieux, poursuit Greg. Cela permet d’acquérir le B.A.-BA de manière sérieuse, de capter les informations essentielles, d’aller droit au but. »

Construits comme un véritable échange, les ateliers proposés au Fil permettent ainsi à chacun de venir avec son parcours, ses envies, ses besoins, ses questions. Après un moment de théorie, les participants peuvent d’ailleurs mettre eux-mêmes les mains dans le cambouis grâce à un temps de pratique, de manière à repartir chez eux suffisamment armés pour ensuite pratiquer seul et progresser. « Nous insistons vraiment sur le fait que ces ateliers doivent être hyper-accessibles pour ceux qui souhaitent les suivre. Ils coûtent 20€, et ne demandent aucun prérequis puisque nos intervenants professionnels travaillent surtout les bases de chaque thématique proposée. Il suffit de s’inscrire via un formulaire disponible sur notre site, et de venir. Nous faisons en sorte de former uniquement de petits groupes, pour que tout le monde puisse suivre facilement et se sentir à l’aise. Ce n’est en aucun cas un cours magistral. », conclut Greg. Avis aux amateurs, donc.

Informations : http://www.le-fil.org ou 04 77 34 46 40

Des ateliers à compléter

Parce que la musique, ce n’est pas que jouer une série de notes, le Fil propose également depuis quelques mois plusieurs apéros-débats, en complément de ces ateliers. Eux aussi destinés aux musiciens ou porteurs de projets, ils doivent leur permettre d’échanger autour d’un verre à propos d’une thématique, et de poser toutes les questions qui les taraudent. Le booking, les revenus du musicien, la recherche de subvention, la production d’un disque, l’écriture d’une bio… Entièrement gratuites, ces soirées d’échange animées par des pros ont lieu une fois par mois, là aussi sur une thématique donnée. Pour ne plus jamais se sentir seul si l’on souhaite se lancer.

Texte : Cerise Rochet

Photos : Frédéric Chambert, Cerise Rochet et Celik Erkul

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