Abdu

Tout les soirs après les cours, abdoulaye, retrouve Samuel , la plupart du temps chez lui, il y mange , fait ses devoirs, écoute de la musique, discute de l'actualité du monde.

Abdu ne déroge quasiment jamais a ce rite quotidien, et depuis maintenant plus de deux ans il rythme ses soirées chez ce second père qu'il a choisi .

A presque 17 ans , dans le "secteur" Montparnasse, cet adolescent issu d'une culture Franco malienne nous raconte sa rencontre avec Samuel " Samuel , je l'ai rencontré j'avais plus de six ans, c'était au "Moulin" qui est une maison de quartier , j'y faisait mes devoirs, des activités, il y avait du théâtre , il y avait du dessin, création de musique, et au début on faisait du théâtre ensemble, et puis par la suite on a gardé le contacte et maintenant on est ce que l'on est ''

Elève en classe de première, dans la filière "service de proximité et vie locale", il voit son avenir par une spécialisation dans le social. Mais peut être aussi dans l'accomplissement d'une de ces deux passions le basket et la musique . "la musique j'ai pas les mots pour décrire, la musique c'est quand t'es heureux tu écoutes de la musique,quand t'es énervé tu écoutes de la musique, quand tu vas mal tu écoutes de la musique, en fait la musique c'est ton compagnon ". Abdu aimerait se rêver d'un destin a la Maitre Gims, mais il reste lucide et brule d'impatiente pour sa futur vie d'adulte "mon appart , ma femme, mes gosses , mon taff, ma voiture , tout , je veux tout le plus vite possible, enfin le taff non , mais l'argent oui ". Tout cela ne l’empêche pas d'avoir déjà composé ses deux premiers morceaux.

"Un jour j'ai reçu une lettre d'Abdu qui m'a demandé de l'adopter , de devenir son deuxième père." Samuel Legitimus

Enfant issue d'une lignée de Marabout Malien, ainé d'une famille de huit frères et sœurs, abdu navigue entre modernité et tradition , ou par exemple du fait d'appartenance a la caste des marabout, la musique est bannie. "si mon père sait que je fait de la musique il va me tuer , non il ne va pas me tuer , mais je ne sais pas ce qu'il va faire" dit il hilare. ce qui ne l’empêche pas de diffuser sa musique sur tout les réseaux sociaux.

La

"Abdu et Samuel on dirait un père et un fils , Abdu c'est un frère pour moi , il tellement différent " Djonko
Représentation du Coin des amen de James Baldwin, mise en scène de Samuel Legitimus
« J’imagine qu’une des raisons pour lesquelles les gens s’accrochent à leurs haines avec tellement d’obstination,est qu’ils sentent qu’une fois la haine partie, ils devront affronter leurs souffrances. » James Baldwin Chronique d’un pays natal
"Car tous ces enfants sont les nôtres. Nous profiteront tous de - ou nous paieront tous pour - ce qu'ils deviennent."

une preuve criante du pouvoir des idées et des mots pour changer la société et les hommes. Son rôle en tant qu’artiste, comme il le disait lui-même, est « d’illuminer cette obscurité, de tracer des chemins à travers de vastes forets pour que nous ne perdions pas de vue le sens dans l’effervescence de nos actes, et pour que nous fassions du monde un endroit plus habitable ».

« Ce sont les livres qui m’ont appris que ce qui me tourmentait le plus était précisément ce qui me connectait à tous ceux qui sont en vie ou qui ont jamais vécu »,

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