Fiscalité locale : arrêtons les frais ! Manque de transparence et choix financiers discutables sont à l’addition en ce début d’année 2017. Claude Raynal, Président du groupe socialiste revient à travers trois questions sur les choix qui ont été faits.

Comment se traduisent les choix budgétaires de la droite sur la Métropole depuis le début du mandat ?

Vous savez comme moi que les Toulousains et les habitants de la Métropole ont souffert d’une augmentation de leurs impôts l’année dernière. Pourtant, nous savons avec du recul que les investissements prévus ne justifiaient en aucune mesure cette augmentation, et que 9 millions ont été prélevés en trop. Pour ces raisons, les élus socialistes ont décidé de s’abstenir sur le vote des taux pour 2017, rappelant que les augmentations vécues l’année précédente sont allées à l’encontre du soutien aux investissements de nos entreprises, qui sont au coeur de la vitalité de nos territoires. De même, l’asphyxie des ménages ne permet pas d’améliorer le quotidien et les conditions de vie des habitants de la Métropole. A ce propos, rappelons que l’augmentation d’un pourcent de cette même taxe sur les entreprises en 2013 avait été vivement critiquée par nos opposants de la droite, qui une fois à la tête de la Métropole n’ont pas hésité une seconde à orchestrer cette augmentation de 8 points.

Quels enseignements peut-on retenir du vote du budget ?

Même si le document présenté est de meilleure facture que l’année précédente grâce à une meilleure présentation de l’évolution financière de la Métropole, nous constatons un manque de transparence latent quant à l’inscription de certains projets au budget de notre collectivité. En effet, le projet des ramblas sur les allées Jean Jaurès manquaient à l’appel au budget de 2015, mais se se retrouve à l’addition en 2016. De même, il est difficile de savoir si ce projet relève des enveloppes de voirie comme actuellement prévu ou bien s’il constitue un projet d’aménagement urbain à part entière. Dans ce cas, ce serait à la ville de Toulouse de prendre en charge le financement du projet. Un effort de transparence pour le budget de l’année prochaine serait donc le bienvenu !

Selon vous, quels sont les enjeux financiers qui se présenteront à nous d’ici 2020 ?

Comme nous l’avons signalé à maintes reprises au STMC-Tisséo, le financement de la troisième ligne de métro reste encore trop fragile et instable. Notre contribution au débat public a rappelé que nous ne sommes pas foncièrement opposés à ce projet, mais que ce sont les projections de recettes mais également de maîtrise des dépenses commerciales, des contributions volontaires des membres du Syndicat, des coûts d’exploitation et de l’encours de dette, qui nous laissent penser que ce projet va rencontrer des difficultés financières considérables. Ainsi, le Plan de Déplacements Urbains dans lequel cette ligne de métro doit capter 62% du budget se doit de devenir soutenable, pour les générations actuelles et pour celles du futur. Enfin, deux nouvelles fragilités seront à anticiper d’ici 2020, celle de la baisse des dotations de l’Etat envers la Métropole, et celle de la hausse probable de la participation de Toulouse Métropole au Fonds de Péréquation Intercommunal.

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