Il y a 40 ans, Poitiers passait à gauche Le 20 mars 1977, jacques santrot devenait maire de poitiers, tournant le dos à des années de gestion de droite

le billet

Prélude

Ils nous parlent d’un temps que les Poitevins de moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. C’était la grande époque de l’union de la gauche et la conquête de nombreuses grandes villes annonçait la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. Ce 20 mars 1977 fut donc à Poitiers ce que le 10 mai 1981 serait à la France quatre ans plus tard. Un séisme politique. Pour les acteurs et les témoins directs de cette folle campagne des élections municipales, c’était hier. Pour les autres, l’histoire paraît d’autant plus ancienne qu’il semble à présent terriblement difficile d’imaginer Poitiers à droite.

B. B.

20 mars 1977 : quand la gauche arrive en ville

Portés par la vague rose de ce printemps, socialistes, communistes et radicaux prennent la mairie au terme d’une campagne tendue mais respectueuse.

Au soir du 20 mars, le hall de l’hôtel de ville est envahi par les soutiens du nouveau maire. ( Photo archives NR )

Si Santrot passe, il y aura des chars russes sur la place d’Armes ! Aux dires des témoins de ce printemps-là, cette phrase a été lancée à plusieurs reprises dans certaines réunions publiques. Sans toutefois refléter la réalité d’une campagne électorale menée vigoureusement mais pacifiquement par les deux camps en présence.

D’un côté, une liste de la droite et du centre menée par Jacques Grandon de l’autre une liste d’union de la gauche emmenée par le jeune conseiller général Jacques Santrot. « Depuis la guerre, la ville était gérée par des municipalités de droite et du centre droit, se souvient Maurice Monange, qui fut dès le début le premier adjoint du maire élu au soir de ce 20 mars 1977, Le soir de l’élection, ça dansait dans le hall de la mairie. On avait fait campagne sur la création des maisons de quartier et le développement des transports en commun. Le climat avait été plutôt bon. Chaque équipe faisait campagne dans son coin même s’il y avait une certaine tension et une vraie rivalité ».

“ Les gens exprimaient des idées ”

Portée par la vague rose ( 55 communes de plus de 30.000 habitants tombent alors dans l’escarcelle de la gauche ), la liste « Avec vous changeons Poitiers » , une jeune équipe composée quasiment à parts égales de socialistes et de communistes, renforcée par un radical de gauche, gagne la mairie avec 1.600 voix d’avance sur la droite locale.

Sa tête de liste, l’avocat centriste Jacques Grandon, secondé par Jean-Yves Chamard, maire-adjoint sortant, s’efforcera en vain de prendre la succession du gaulliste Pierre Vertadier.

L’agent immobilier bien connu sur le plateau poitevin, Pierre Paquet, aujourd’hui âgé de 81 ans, évoque une campagne « où les gens exprimaient des idées, pas comme aujourd’hui. Moi, je n’étais pas encarté, je faisais du Grandonisme plutôt que de la politique ! Il n’y avait pas de directeur de campagne mais on avait monté un groupe pour coller des affiches. Je ne donnais pas de conseils politiques mais comme j’avais une bonne connaissance de la ville, je rencontrais beaucoup de gens, et de tous bords. Ce que je faisais à l’époque, je ne le referais pas. Il y avait une ambiance. On était jeunes, on se chamaillait, on collait et on décollait des affiches, on émettait des idées mais il n’y avait pas de grossièretés ».

Jean-Michel Gouin

Poitiers s’était “ réveillé ” en 1965

Poitiers s’est réveillé en 1965 avec l’élection de Paul Vertadier, estime Dominique Breillat, professeur de droit et politologue. Jusqu’à cette époque, la gestion de père de famille du notable centriste Jacques Masteau ne privilégiait pas les investissements et la construction. Les deux mandats de l’équipe du gaulliste Vertadier vont changer la donne : des nouveaux quartiers, des équipements (piscine, patinoire, la Pénétrante), l’implantation du campus et du CHU à l’est de la ville, etc.

20.000 habitants de plus en 20 ans

La démographie de l’époque est parlante. Poitiers passe de 62.000 habitants en 1962 à plus de 81.000 à la veille de l’élection de 1977. Les premiers enfants du baby-boom habitent les quartiers populaires qui ont poussé dans la périphérie poitevine : les Trois-Cités et les Couronneries dans les années soixante, Beaulieu et la Gibauderie dans la décennie suivante.

La sociologie de la population évolue dans les mêmes proportions. Enseignants et fonctionnaires sont de plus en plus nombreux. « Poitiers était la seule université renommée entre Paris et Bordeaux et entre Rennes et Clermont, ajoute Dominique Breillat. On venait finir ses études ici, et on y restait ensuite. » Ces profs et ces fonctionnaires, on les retrouve dans les associations, dont l’éclosion a été favorisée depuis mai 1968. Il y a aussi plus d’ouvriers, à Poitiers à cette époque, après la délocalisation des usines Michelin et Schlumberger, favorisée par Pierre Vertadier, mais dont le vote va plutôt profiter à la gauche.

Les mouvements d’éducation populaire ont également le vent en poupe. « Le mouvement associatif et syndical était foisonnant, se souvient France Joubert, jeune militant de la CFDT à l’époque. On lisait Foucault plutôt que Marx. » La contestation « d’un pouvoir sclérosé » avait provoqué des manifestations sociales lors de la visite du président Pompidou en janvier 1974 : « Santrot s’est appuyé sur deux choses : le vote des quartiers et le mouvement social. »

Ph. B.

Les quartiers périphériques (ici les Couronneries) se sont développés dans les années soixante et soixante-dix à Poitiers.

Jacques Santrot : “ L’union de la gauche a triomphé ”

Quarante ans après, le socialiste qui a fait basculer Poitiers à gauche se souvient. Jacques Santrot aime à rappeler le bon vieux temps. Interview.

Quel souvenir gardez-vous du 20 mars 1977 ?

« Tout ça s’estompe un peu avec le temps qui passe mais il me reste des images précises de ce jour. Nous avions fait la fermeture des derniers bureaux aux Couronneries avec Alain Claeys et nous redescendions au siège du PS qui se trouvait rue Jean-Macé. Quand on est arrivé, les militants ont crié : ça y est, ça y est, on a gagné, vous êtes élus ! »

“ Les gens chantaient La Marseillaise et aussi l’Internationale ”

C’est à ce moment-là que vous avez compris que Poitiers venait de basculer à gauche ?

« Non, c’est quand nous sommes allés à la mairie dans la foulée. Il y avait énormément de monde… Les gens chantaient La Marseillaise et L’Internationale un peu aussi je crois… Quand j’ai monté les escaliers, on a croisé les gars de droite qui avaient participé au dépouillement. Ils étaient dépités. Ils ne se sont pas aperçus qu’ils croisaient le nouveau maire. Avec Alain (Claeys), nous n’étions pas très connus à l’époque. C’était un moment très fort. C’est l’union de la gauche qui l’emportait à Poitiers. Ceux qui l’avaient ardemment voulue avaient donc eu raison. Puis nous avons appris les victoires à Rennes, Nantes ou Brest. Le Grand Ouest basculait. Nous nous sommes alors rendus en cortège pour un pot improvisé à Blossac. Je me rappelle que Pensec (Jean-Jacques, PC) était très enthousiaste… »

Comment s’était passée cette dernière journée ?

« Nous avions passé notre dimanche à faire le tour des bureaux de vote, la participation était très importante. J’étais comme tous les candidats dans ces moments-là : fébrile et inquiet. »

La campagne électorale s’était-elle déroulée dans un climat serein ?

« Oui, cela s’était assez bien passé. À gauche, les négociations avaient été serrées mais pas tendues. Nous avions énormément travaillé sur un programme commun. Assez vite des gens de gauche qui n’étaient pas des trois partis de l’union (PS, PC, PRG) nous ont rejoints comme par exemple Michel Allain. Ensuite, avec les militants, nous avons déroulé une campagne très active de terrain. »

Comment avez-vous géré la passation de pouvoir ?

« Elle fut facilitée par le contexte politique. Monsieur Vertadier n’était pas très content de la façon dont son camp avait organisé sa succession. Au lendemain de mon élection, il m’avait invité à le rencontrer. La mairie, jusqu’alors, je n’y étais allé comme tous les Poitevins que pour des formalités d’état civil. Je n’étais jamais monté dans les étages. D’emblée, nous avons organisé la séance du conseil municipal programmée le vendredi suivant. Monsieur Vertadier m’avait préparé des fiches sur les dossiers en cours. »

“ Très impressionnant ”

« Il m’a présenté les fonctionnaires importants de la mairie. Le jour donné, le conseil s’est passé en deux temps. Monsieur Vertadier a fait un petit discours introductif avant de céder la présidence au doyen d’âge. Puis il fut procédé à l’élection du maire. Ce fut un moment très impressionnant pour moi. Mais il a fallu vite se lancer dans la gestion au quotidien… On s’est attelé au collectif budgétaire. Une aventure de plus de 30 ans commençait. »

Aujourd’hui, que reste-il de cette époque ?

« On se revoit régulièrement avec plusieurs membres de l’équipe de 1977 comme Jean-Jacques Pensec ou Jacqueline Jallais. Il n’y a pas de nostalgie, mais c’était quand même le bon temps. En 2007, j’ai décidé qu’il était temps de laisser la place. À une réunion des maires des grandes villes, j’ai rencontré Edmond Hervé qui avait fait basculer Rennes à gauche en 1977. Il venait lui aussi d’arrêter sa réflexion. Il m’a dit : “ Bon c’est d’accord Jacques : on arrête ensemble… Mais si tu changes d’avis, surtout préviens-moi ! ” Je n’ai pas changé d’avis et je ne le regrette pas. Il faut savoir passer la main. »

Propos recueillis par Loïc Lejay

Pour Jacques Santrot (ici avec François Mitterrand), l’union de la gauche fut la clef du succès. (Photo d’archives, Dominique Bordier)

Jacques Grandon : “ Ce fut une chance ”

Jacques Grandon, comment vous êtes-vous retrouvé à la tête de la liste de la droite en 1977 ?

« Vertadier était un type intelligent, un peu gaulliste de gauche, mais il avait un mauvais contact avec les gens. Il a été battu dans son canton en 1976 et il a décidé qu’il ne se représentait pas. Et là il y a quelqu’un qui se lève… c’est Chamard, un gars de 25 ans, pas con du tout, qui pète le feu. Il a annoncé la couleur d’entrée déclarant qu’il était légitime pour succéder à Vertadier. C’est devenu impossible à gérer… On est parti sur une liste à deux têtes que je conduirais. On a fait une campagne à toute berzingue. »

On dit que Vertadier ne vous a beaucoup aidé pendant la campagne…

« Alors là, pas du tout ! La victoire de Santrot ne lui a pas fait grand peine. Il l’avait reçu officiellement pour lui transmettre les dossiers. »

“ J’étais trop connu ”

La victoire n’était pas possible pour la droite ?

« On aurait pu gagner s’il n’y avait pas eu cette troisième liste bâtarde, un peu fourre-tout constitués de quelques nuls… Et Poitiers n’avait plus depuis longtemps une sociologie de droite. C’est une ville moyenne avec un très fort pourcentage de gens de la fonction publique… Notre liste s’appelait “ Poitiers chance nouvelle ”. Le scrutin s’annonçait malgré tout indécis. Mais j’y croyais sans grand appétit. »

Pourquoi ?

« Pour être maire, j’étais trop connu. Au contraire de Santrot qui, lui, pouvait dire non. Moi, il m’aurait été difficile de refuser des choses. Je dis souvent en plaisantant à mon ami Pierre Paquet, agent immobilier : “ Heureusement que je n’ai pas été élu sinon tu m’aurais demandé des permis de construire pour la place d’Armes ! ” »

Finalement, la défaite ne vous a pas trop bouleversé ?

« Si j’avais pris la mairie, cela aurait été un drame personnel. J’aurais dû laisser tomber le cabinet d’avocat alors que mes enfants étaient encore étudiants. Là, ils ont pu prendre la relève. C’était donc finalement une chance d’avoir perdu. Ainsi j’avais déclaré que je ne considérais pas la victoire de Santrot comme une catastrophe. Il y a toujours eu entre lui et moi comme une forme de respect. »

Pensez-vous que Poitiers reviendra un jour à droite ?

« Je n’en sais rien (rires), il faudrait un mouvement de fond. Un vrai tsunami. »

Recueilli par L. L.

Jacques Grandon.

TÉMOIN

Thierry Thomas :“ Une effervescence ”

En 1977, Thierry Thomas a 28 ans. Ce jeune journaliste chargé du suivi des affaires culturelles à la rédaction poitevine de Centre Presse poursuit en parallèle une thèse à l’université de Poitiers. Il garde le souvenir d’une « époque intéressante » : « On n’était pas très loin de mai 1968. On sentait qu’il allait se passer quelque chose. Il y avait une vraie effervescence, une vraie attente. L’université se développait, des entreprises arrivaient, les quartiers périphériques poussaient. Il y a alors toute cette nouvelle population qui enserre le plateau et qui va en quelque sorte “ étouffer ” la bourgeoisie. L’ancien maire, Vertadier, bougeait dans le plumage de la ville mais pas dans son ramage ! »

souvenirs

Alain Claeys : “ C’était le bon temps ”

Il ne savait pas encore qu’il allait devenir le directeur de cabinet du nouveau maire. « Ce ne devait d’ailleurs pas être moi », avoue Alain Claeys. En 1977, alors maître-assistant à l’Université de Poitiers, le jeune militant socialiste a dirigé la campagne de Jacques Santrot pour les élections municipales : « J’habitais place de Bretagne, aux Couronneries, Jacques dans l’immeuble juste en face. On faisait campagne à la ZUP en 2CV, tous les deux ; et à l’époque, on ne s’arrêtait pas pour prendre un selfie en train de distribuer des tracts ! C’était le bon temps. J’ai gardé chez moi une photo de Jacques prise aux salons de Blossac, le soir de la victoire. Il est venu me voir le lendemain pour me proposer de travailler avec lui. » Trente et un ans plus tard, c’est Alain Claeys qui lui succédera à la mairie.

Jean-Yves Chamard : “ J’ai servi de leurre ”

Retraité de la politique et retiré dans le sud de la France, l’ancien député (RPR) Jean-Yves Chamard était un jeune adjoint de Pierre Vertadier : « Quand il a décidé de ne pas se représenter, après avoir été battu aux cantonales en mars 1976, il m’a fait dire, par ses proches, que je devais me présenter pour sa succession. C’est ce que j’ai fait, au conseil municipal suivant, alors qu’on savait que Jacques Grandon préparait une liste de son côté. Et puis, au bout de quelques semaines, j’ai vite compris que maintenir deux listes de droite était une tactique suicidaire et j’ai proposé une liste commune à Grandon. Vertadier l’a mal pris. Je crois qu’il s’était servi de moi comme un leurre, pour préparer sa propre candidature, mais il ne me l’a jamais dit… »

dans le rétro

A gauche depuis 1977

1977

1er tour. Jacques Santrot Union de la gauche (PS-PCF-MRG-PSU) 13.910 voix , 47,18 %. Guy Gouiller “Poitiers Avenir” (Mouvement des démocrates) 1.726 voix, 5,85 %. Jacques Grandon « Poitiers chance nouvelle » liste de la majorité (RPR-RI-CDS) 13.845, 46,96 %.

2e tour. .Jacques Santrot Union de la gauche (PS-PCF-MRG-PSU) 16.805 voix, 52,49 %, 37 élus. Jacques Grandon « Poitiers Chance Nouvelle » (RPR-RI-CDS), 15.206, 47,50 %, 0 élu.

1983

1er tour. Extrême gauche (LO-LCR-JCR) 705 voix, 2,19 %, 0 élu. Jacques Santrot, Union de la gauche (PS-PCF-MRG-PSU) 16.198 voix, 50,36 %, 37 élus. Jacques Grandon « Poitiers Chance Nouvelle » Union de l`opposition (RPR-UDF) 15.257 voix ,47,44 %, 12 élus.

1989

1er tour. Jacques Santrot « Poitiers l`avenir solidaire » (PS - PCF - MRG) 13.850 voix, 48,03 %. Clément Bourry « Poitiers Écologie » (Les Verts) 3.165 voix, 10,98 %. Michel Roger « Ouvrons Poitiers sur l’avenir » (RPR - UDF) 11.818 voix, 40,99 %.

2e tour. Jacques Santrot (PS - PCF - MRG), 13.711 voix , 46,04 %, 36 élus. Clément Bourry Les Verts 3.734 voix, 12,55 %, 3 élus. Michel Roger (RPR - UDF) 12.337, 41,42 %, 10 élus.

1995

1er tour. Jacques Santrot « Poitiers l`avenir solidaire » (PS, Les Verts, PCF - MRG) 15.156, 52,84 % , 38 élus. Jean-Yves Chamard « Ouvrons Poitiers sur l’avenir » (RPR - UDF) 12.228, 42,63 %, 11 élus. Thierry Barjault (Sans étiquette) 808 voix, 2,82 %. Christophe Massé (SE) 489 voix, 1,70 %.

2001

1er tour. Jacques Santrot, Gauche plurielle (PS -Les Verts - PCF - MRG) 48,38 %. Élisabeth Morin (RPR - UDF - DL) 41,94 %. Ludovic Gaillard, Liste « Ouvrière »(LO) 5,33 %. Nadine Courilleau, Liste “Citoyenne” (LCR) 4,35 %.

2e tour. Liste Santrot 53%, 38 élus. Liste Morin 47%, 11 élus.

2008

1er tour. Maryse Desbourdes, Liste « Citoyenne » (NPA) 1.623 voix, 6,24 %, 1 élu. Ludovic Gaillard , Liste «Ouvrière » (LO) 452 voix, 1,74 %. Alain Claeys « Poitiers, grandeur, nature » (PS - Les Verts - PCF - PRG) 14.190 voix, 54,52 %, 39 élus. Philippe Mahou (Modem), 4.281 voix, 16,45 %, 4 élus. Stéphane Braconnier « Reveiller Poitiers » (UMP), 5.480 voix, 21,06 %, 5 élus.

2014

1er tour. Alain Claeys (PS-PCF) 8.521voix, 35,66 %. Jacqueline Daigre (UMP-UDI) 5.763 voix, 24,11 %. Christiane Fraysse (EELV-PG-Ensemble-NPA) 3.653 voix, 15,28 %. Alain Verdin (FN) 2.861 voix, 11,97 %. Éric Duboc (UDI-UMP diss.-MoDem) 2.418 voix, 10,11 %. Ludovic Gaillard (LO) 678 voix, 2,83 %.

2e tour. Liste Alain Claeys 10.278 voix, 41,08 %, 38 élus. Liste Jacqueline Daigre 8.552 voix, 34 ,18 % élus, 9 élus. Liste Christiane Fraysse 3.766 voix, 15,05 % , 4 élus. Liste Alain Verdin 2.420 voix, 9,67 %, 2 élus.

En 1983, les mêmes acteurs se sont de nouveau retrouvés pour les municipales

Réalisation : Jean-Michel Gouin, Philippe Bonnet, Loïc Lejay, Baptiste Bize, Patrick Lavaud

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