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SEMINAIRE D'ETUDES DE L'ERU À LA BIENNALE D'ARCHITECTURE DU 8 AU 10 NOVEMBRE 2021

HOW WE WILL LIVE TOGETHER ?

COMMENT ALLONS-NOUS VIVRE ENSEMBLE ?

L'architecture comme les autres expressions artistiques trouve sa raison d'être dans le lien profond qu'elle entretient avec la vie avec la société et à travers une synthèse créative capable de représenter tous les aspects de la vie humaine. Ce questionnement est repris par tous les participants de cette 17ème biennale, nous présentant des réalités différentes, critiquées mais ouvertes sur d’autres possibles.

Programmée en 2020, la biennale a été repoussée en 2021. A l’ERU nous attendions avec impatience, cette exposition internationale, qui met en évidence un thème majeur celui posé en termes de question « How We Will Live Together ? ». Si cette question n’interroge pas seulement les quartiers, elle replace les enjeux de leur renouvellement urbain au regard des enjeux urbains contemporains. La biennale en accueillant le travail des architectes, artistes, sociologues, philosophes, propose une vision géopolitique du monde reflétant des réalités différentes tant du point de vue politique, économique que social. Cette vision nous interroge, nous interpelle et nous questionne sur l’architecture elle-même. Les expositions qui nous sont proposées tout en rappelant la raison d’être de l’architecture, par ces interrogations, par ces propositions dépassent la seule question de la forme et de l’objet. Bien au contraire en révélant toute la complexité urbaine elle place tous les acteurs comme prescripteurs de la ville de demain où le vivre ensemble se doit d’être revisité. Ont collaboré à cette biennale : artistes, constructeurs, ingénieurs, artisans, mais aussi politiques, journalistes, experts en sciences sociales et habitants.

Quelques mots de Hashim Sarkis

L'architecture comme les autres expressions artistiques trouve sa raison d'être dans le lien profond qu'elle entretient avec la vie avec la société et à travers une synthèse créative capable de représenter tous les aspects de la vie humaine. Dans le contexte de divisions politiques et d’inégalités économiques accrues, nous avons besoin d’imaginer des espaces de vie dans lesquels nous pourrons vivre généreusement ensemble. Ensemble comme des êtres humains qui, nonobstant la montée de l’individualisme, désirent profondément se connaître les uns avec les autres, à travers l’espace numérique et l’espace réel. Ensemble comme de nouvelles familles à la recherche de nouveaux espaces habitables puis diversifiés et plus dignes. Ensemble comme une nouvelle communauté qui réclame équité, inclusion et identité spatiale. Ensemble pour qu’au-delà des limites politiques, imaginer de nouvelles géographies d’associations. Ensemble comme une planète qui face à la crise exige une action globale pour que nous puissions tous continuer à vivre...

Vous retrouverez l’intégralité de la présentation de H. Sarkis dans le livret distribué aux participants.

LUNDI 8 NOVEMBRE

14H30 -16H30

PALAZZO MORA (VISITE GUIDÉE)

Le Centre culturel européen présente la cinquième édition de la vaste exposition biennale d'architecture intitulée TIME SPACE EXISTENCE. L’exposition présente des projets achevés et en cours, des propositions innovantes et des rêves utopiques d'expressions architecturales. Un groupe international de 212 architectes, artistes, universitaires et professionnels de la création de plus de 51 pays sont invités à enquêter sur notre relation avec l'espace et le une lentille plus large. Réfléchissant aux enjeux de notre temps, les participants se sont demandé ce qu'ils pouvaient faire pour améliorer durablement la qualité de notre vie, le changement climatique, les migrations, l'eau et l'urbanisation rapide étant les principaux défis. L'édition de cette année présente des projets axés sur l'urbanisme de l'eau, les villes vertes et résiliantes, le développement de matériaux nouveaux et naturels, les systèmes et méthodes de construction.

QUELQUES PRÉSENTATIONS...

A COLLECTIVE

Créé en 2014, A Collective est un studio d'architecture basé à Malte, aspirant à former une collaboration d'individus créatifs et passionnés. Le studio cherche à créer des expériences spatiales qui à leur tour façonnent des paramètres architecturaux fondamentaux tels que l'espace, les proportions, la lumière et les matériaux. Ceci est réalisé en se concentrant sur la qualité de l'espace, la conscience environnementale et la durabilité économique. Le studio s'enracine dans la conception contextuelle, dans l'espoir d'enrichir le paysage architectural et d'améliorer la qualité de vie de l'utilisateur final. L'approche est purement architecturale, soucieuse de l'infiltration de la lumière naturelle et du jeu d'ombres qui en résulte, façonnant les espaces à travers une palette éclectique inspirée par l'honnêteté, la pureté et la nature.

ALPEX ARCHITECTURE

Fondée par Laura Petruso en 2010, est un jeune cabinet avec une expérience internationale travaillant sur des projets résidentiels privés et des développements à usage mixte à l'échelle urbaine. Leurs valeurs fondamentales : des normes de production élevées, du bon sens, de la cohérence, de la pertinence, de la durabilité et la réalisation de projets au-delà des attentes. Alpex Architecture propose un service architectural complet. La conception et la construction sont constamment maintenues dans une collaboration et un dialogue depuis le départ d'un projet jusqu'à sa conclusion. Leur ligne de conduite, s'assurer que la conception et la construction sont réalisées simultanément selon les normes les plus élevées.

DÉMOCRATIE ARCHITECTURALE

Démocratie architecturale a commencé comme une recherche universitaire en Finlande en 2012. Le terme a été inventé par Pedro Aibéo, proposant un cadre des relations entre architecture et démocratie pour toutes les parties prenantes afin de mieux comprendre la complexité des villes et ainsi de participer plus activement aux décisions de planification qui affectent leur vie. Sur la base d'un intérêt croissant, d'affiliations actives à l'échelle mondiale et d'un historique de collaborations, la démocratie architecturale est désormais considérée comme un mouvement naissant, une discipline universitaire informelle, englobant l'architecture de service et ayant ses propres développements.

L’ASSOCIATION DES ARTISTES ARCHITECTES

En 1989, à Venise, l'Association des Artistes Architectes est née, grâce aux impulsions venues de Paris. La nouvelle Association se dit être apolitique et non partisane; en outre, elle favorise les initiatives des architectes doués de dispositions artistiques. Ils visent à maintenir leur intérêt artistique mettant en avant la relation existant dans l'architecture et l'harmonie artistique de la couleur et de la forme.

Gabriello Anselmi, Francesco Boccanera, Daniele De Luca, Bruno Gorgone, Lucia Lazzarotto, Gianfranco Missaja, Laura Puglisi, Antonio Ruffino, BarbaraTognon, Daniele Zannin.

17H00 - 19H00

PALAZZO GRASSI HYPERVENEZIA - MARIO PELITI

Après six mois de travaux, le Palazzo Grassi rouvre ses portes avec « HYPERVENEZIA », une exposition consacrée spécialement à la ville de Venise et présente pour la première fois « Venice Urban Photo Project », conçu et réalisé par Mario Peliti. En 2006, Mario Peliti commence, à cartographier de manière systématique la ville de Venise avec pour objectif de constituer une archive d’images qui soit la plus vaste et la plus organique jamais réalisée et d’offrir une représentation inédite de l’ensemble du tissu urbain de Venise, dans sa complexité et sa continuité. L’exposition « HYPERVENEZIA » offre une expérience visuelle radicale : la Venise que l’on connaît disparaît au profit d’une Venise parallèle, vide et atemporelle. La Cité des Doges présentée dans sa matérialité pure dégage cette inquiétante étrangeté propre à toute ville vidée de sa population.

MARDI 9 NOVEMBRE

10h00 -11H30

LES PAVILLONS DI GIARDINI

Fondée en 1895, la biennale de Venise est la plus ancienne institution artistique de caractère international. Dans un souci populaire et culturel, Venise décida alors de créer « une exposition artistique nationale et biennale » qui se tiendrait dans le jardin public, mais il s'avéra finalement comme une nécessité que la manifestation fût portée au niveau international et réunît tout ce que l'Italie possédait comme artistes reconnus à l'étranger. Une organisation tout à fait exemplaire fut mise au point dès la première exposition. Un système de pavillons nationaux fut très tôt établi, dont la programmation fut confiée à des commissaires propres à chaque pays.

ZOOM SUR QUELQUES PAVILLONS...

PAVILLON FRANCAIS

Le pavillon français, inauguré en 1912 avec une exposition Rodin, fut dessiné par l'ingénieur Faust Finzi tandis que le décor fut confié à Umberto Belloto

Christophe Hutin – commissaire « Les communautés à l’œuvre »

L’exposition explore l'intersection entre la compétence de l'architecture et la performance des habitants. Cette approche transversale du métier vise à éclairer les implications de l'architecture dans un monde en mutation rapide. L’exposition propose une vision optimiste du monde dans laquelle les communautés sont prêts à agir sur leurs milieux de vie et sur leur quotidien. Des documentaire visuels rendent compte de cet engagement. De Johannesburg à Hanoï – de Détroit à Mérignac, il nous est proposé d’observer la vie déjà présente partout et la stratégie mise en place pour l’améliorer. Dans le cadre de la 17e Biennale La Ville en Commun présente le projet Habiter les grands ensembles, images et représentations des quartiers populaires.

PAVILLON BELGE

Le pavillon belge fut le premier pavillon étranger construit dans les Giardini. Il date de 1907. Dû à Léon Sneyers, au départ en style Sécession, il fut ré-agencé à de nombreuses reprises. Ainsi, en 1930, une salle fut ajoutée de chaque côté du hall central. Son aspect actuel est l'œuvre de l'architecte vénitien Virgilio Vallot en 1948.

À partir de cinquante projets de référence, le commissaire Dirk Somers (Bovenbouw Architectuur) présente la ville contemporaine flamande et bruxelloise dans toute sa complexité : « Composite Présence incarne la relation amour-haine entre l'architecture et la ville. » La sélection des projets montre une écologie architecturale dans laquelle cohabitent différents styles, fonctions et typologies. Bon nombre des projets sont des rénovations et des adaptations qui mettent en valeur un échantillon de formes, d'époques et de textures. Qu'il s'agisse de modestes réaffectations ou de nouveaux projets brillants, tous ces projets ont en commun de vouloir contribuer à une ville à la fois rapiécée et équilibrée. Le montage simule l'espace urbain négocié qui a progressivement émergé.

PAVILLON DES ETATS-UNIS

Les architectes américains Chester Holmes Aldrich et William Adams Delano ont pastiché les grandes demeures coloniales XVIIIème siècle pour dessiner le pavillon américain, inauguré en 1930.

Paul Andersen et Paul Preissner (commissaires)

En 1832, le magazine « balloon – frame » de George Washington Snow, rappelait comment la construction en bois résineux avait offert une solution au besoin de bâtiments nombreux et diversifiés lors de l'expansion américaine vers l'ouest. La disponibilité du matériau principal, la simplicité de construction, la possibilité d'utiliser une main-d'œuvre non qualifiée et le nombre croissant des populations ont conduit à la diffusion d’une architecture qui depuis domine le paysage construit américain. L'exposition raconte l'histoire d'un projet désireux de choisir l’économie par rapport aux connaissances techniques et qui accepte des idées moins rigides envers cet artisanat. Cette volonté s'est manifestée à une grande échelle par la construction du pavillon lui-même

PAVILLON JAPONAIS

Le premier projet pour un pavillon japonais fut proposé dès 1932, dans le style traditionnel japonais. Cependant, il fallut attendre 1956 pour qu'un bâtiment moderne, par Takamasa Yoshizaka soit réalisé

Jo Nagasaka (commissaire)

Une maison japonaise en bois destinée à la démolition est transportée à Venise pour l'exposition. Cependant la maison qui est présentée n’est pas dans sa forme d'origine. Démontée pour le transport, elle réapparaît dans de nouvelles configurations créées in situ par des architectes et artisans du Japon qui y ont ajouté des matériaux nouveaux ou locaux pendant sa reconstruction. L'exposition est une attraction imaginaire qui combine des matériaux anciens et nouveaux dans un process créatif élaboré par différents professionnels de l'architecture en tant que produit d'une chaîne d'actions et en même temps collaborative.

PAVILLON FINLANDAIS

En 1955, la Finlande obtint le droit d'installer un pavillon provisoire, en attendant l'achèvement du pavillon nordique. La petite structure provisoire, de forme trapézoïdale, en bois, réalisée par Alvar Aalto, existe toujours. Elle fut réalisée à partir d'éléments préfabriqués en Finlande et acheminés à Venise.

New Standards

Le pavillon se concentre sur l'histoire de Puutalo Oy une entreprise industrielle fondée en 1940 par 21 entreprises finlandaises du bois. Cette entreprise est née d'une crise qui s'est développée lorsque la Finlande a licencié 420 000 réfugiés de guerre. Puis, elle s’est rapidement transformée en exportateur de maisons préfabriquées en bois. Puutalo a produit près de 9 millions de mètres carrés de bâtiments, soit environ 120 000 maisons, de 1940 à 1955. Les maisons de Puutalo ont été conçues par certains des plus grands architectes finlandais du milieu du siècle, tel Alvar Aalto à l’origine du pavillon bleu de cette édition. Une série de photographies montre ces bâtiments aujourd’hui avec leurs occupants après 8 décennies d'utilisation de réparation et de remodelage.

PAVILLON DES PAYS NORDIQUES

Les pays nordiques occupent à tour de rôle le pavillon nordique Un concours fut lancé en 1958 auprès de tous les architectes de Norvège, de Suède et de Finlande. En 1959, est choisie la proposition du Norvégien Sverre Fehn : un toit modulaire pour une utilisation optimale de la lumière, et l'intégration des éléments naturels (arbres) présents sur le site. Le pavillon nordique, est inauguré en 1962.

Helen & Hard (commissaires), en collaboration avec un groupe d’habitants, « What we share »

À l’entrée du pavillon des pays nordiques, une seule consigne : « déchaussez-vous avant d’entrer ». N’en déplaise à quelques récalcitrants, on fait difficilement plus efficace pour signifier au visiteur qu’il pénètre dans le domaine du domestique. « A model for cohousing », propose une nouvelle manière de construire la communauté à travers le partage et la collaboration.

11h30 -13H00

PAVILLON CENTRAL (VISITE GUIDÉE)

Comment vivrons-nous ensemble ? Créer l'harmonie entre les hommes et leur environnement. Un futur imminent fait de lumière, de culture, de beauté, d'harmonie et de contrat spatial.

QUELQUES EXTRAITS...

LA TERRE EST UNE ARCHITECTURE

L’agence TVK (Pierre Alain Trévelo et Antoine Viger-Kohler)

Parmi les architectes français invités à exposer, l’agence TVK présente La Terre comme une architecture, une maquette monumentale haute en couleur qui accueille les visiteurs à l’entrée du pavillon central des Giardini. Le titre «La Terre est une architecture», volontairement ambigu, rapproche deux termes a priori contradictoires pour essayer de les penser ensemble et prendre ainsi acte d’un nouvel état du monde. La Terre n’est plus le décor fixe et naturel de l’architecture humaine, mais un corps continuellement formé et transformé par les actions et réactions de tous ceux qui l’animent. Les humains sont l’une des puissances majeures qui participent à ce vaste chantier commun des matières et des vivants. L’architecture doit être pensée à partir de cette interdépendance : elle n’est plus simplement posée sur la Terre, elle est la mise en forme permanente du monde.

LE MONDE À L'ENVERS

Plan B Architecture & Urbanisme (Joyce Hsiang et Bimal Mendis)

Le monde est perforé de territoires inexplorés dont les mystères bouleversent notre prétention à l'omniscience. The World Turned Inside Out ouvre le monde, celui que nous pensons connaître. Il dessine un projet global d'ignorance. Un réveil moderne des mythologies géographiques de l'inconnu qui pourrait évoquer une nouvelle relation entre les humains et la terre. Le résultat n'est pas l'effacement des connus mais la révélation d'autres possibles situés quelque part entre réalité et spéculation. En tant qu'espèce, nous avons transformé la terre entière en la Cité des sept milliards . Pour naviguer et fouiller cette ville, les humains ont dressé une magnifique inscription d'autoroutes, de voies ferrées, de voies de navigation, de câbles sous-marins, de traînées de vapeur et de trajectoires orbitales. Elle englobe et submerge la planète. The World Turned Inside Out appelle à une inexploration de la terre. Il mobilise des pratiques de rédaction, de réensauvagement et de retrait du connu. Celles-ci peuvent céder la place à des géographies fantômes et à la sagesse de l'incertitude. Le temps est venu d'un mandat d'abandon et d'oubli, une époque de grande décélération. Parcourons le monde pour créer le vide et célébrer les omissions. Si l'on retourne le monde, qu'est-ce qui sera déterré ?

GOESCOPE 2 : WORLDS - UNE EXPÉRIENCE MULTIMEDIA PANORAMIQUE

Jesse Reiser

Geoscope 2 est une installation multimédia à sphère divisée de l'architecte Jesse Reiser et de son équipe, présentant plus d'une douzaine (et plus) de voix contemporaines à l'intérieur et à l'extérieur de l'architecture. Ces voix vont de l'architecte lauréat du prix pritzker kazuyo sejima à l'écologiste et philosophe radical timothy morton. L'installation s'inspire du livre de Daniel López-pérez. Buckminster fuller : réflexion sur les modèles.

FUTURE ISLAND : LE TEMPS DE PIERRE

Ooze et Marjetica Potrč

Future Island est un projet expérimental qui capture en miniature, à travers l'architecture, la réponse de la planète au changement climatique. Plus qu'un simple outil préliminaire pour mesurer les comportements adaptatifs, le projet utilise la simulation pour créer un imaginaire partagé de notre avenir possible. L’île du futur est une île de pierres, un paysage pionnier qui évoluera au cours des 100 prochaines années. C'est un micro-écosystème, un biotope de plantes et d'animaux, qui s'adapte constamment à des conditions qui changent lentement. L'île est divisée en deux zones le long de la latitude 59°21'20.32”N : une zone chaude au nord et une zone froide au sud. La zone chaude est un paysage de roches et de sols chauffés, jusqu'à 5 °C de plus que ses environs. Les roches sont chauffées par des panneaux solaires montés sur les bâtiments environnants. Cela crée un environnement qui correspond aux prévisions actuelles du réchauffement climatique.

COMMENT POUVONS-NOUS BOUGER ENSEMBLE ?

Des équipes interdisciplinaires affiliées au Norman B. Leventhal Center for Advanced Urbanism (LCAU) du MIT présentent l'exposition Moving Together

Au cours des trois prochaines décennies, jusqu'à 150 millions de personnes devraient déménager en raison des risques naturels et sociaux accélérés par le changement climatique. Vivre ensemble signifiera souvent bouger ensemble. Le monde a été témoin de migration désespérées, de déplacements forcés et plans de réinstallation échoués. Ces processus de déplacement ensemble sont souvent non planifiés, injustes, non compensés et réactifs. En réponse nous demandons : comment pouvons- nous bouger ensemble ? Comment les communautés peuvent-elles évoluer ensemble – de manière pacifique, juste et productive.

15h00 -18H00

L’ARSENAL

L'arsenal de Venise aussi appelé arsenal de la république sérénissime, est construit en 1104 sur l'initiative du doge Ordelafo Faliero. Ce chantier naval joue un rôle déterminant dans la construction de l'empire vénitien, permettant la production rapide de nombreux navires. Ceint par 3 km de murailles crénelées de briques rouges, il emploie jusqu'à 16 000 personnes à son apogée et peut être considéré à la fois par sa taille, par son ancienneté ainsi que par l'ingéniosité de sa conception et de son fonctionnement (travail à la chaîne) comme l'un des premiers sites véritablement « industriels » apparus en Europe. Depuis 1999, une partie des installations de l'Arsenal est dévolue à la Biennale de Venise et accueille des expositions d'art contemporain.

ZOOM SUR QUELQUES EXPOSITIONS...

ALASIRI : PORTES POUR LA DISSIMULATION OU LA RÉVÉLATION

Peju Alatise d'Art Accent Studio en collaboration avec Adeyemo Shokunbi, Fidelis Odogwu et Yinka Akingbade

Les Yoruba ont un dicton : une personne est comme une porte : l'ouvrir, c'est faire partie de son secret. Le « nous » dans le thème Comment vivrons-nous ensemble ? Quels sont les éléments humains qui doivent être abordés pour vivre ensemble ? Cette question est particulièrement importante dans un monde où l'expansion démographique incontrôlée associée à un consumérisme capitaliste dommageable pour l'environnement finira par aboutir à la réalité inévitable d'un espace et de ressources limités. Une certitude est qu'il faut surmonter la peur de ceux qui sont différents de soi par la culture, la croyance et la couleur. Alasiri est une installation sculpturale de portes et de figures qui permet à la fois à ceux qui se trouvent derrière les portes de passer et donne aux visiteurs une avenue pour explorer la compréhension mutuelle ou l'incompréhension. Alasiri est le gardien de secrets que l'on peut expérimenter simultanément en tant qu'étranger et initié.

MÉNAGES IMAGINÉS / RÉFÉRENCES INTENSIFIÉES

Luis Rojo et Begoña Fernández-Shaw de Rojo/Fernández-Shaw, en collaboration avec Franco Gilardi & Luis Moreda

Ménages Imaginés / Références Intensifiées affiche quatre images numériques et leur reflet dans quatre salles virtuelles. Les images contiennent des références codées à travers lesquelles les identités sont construites et les déplacements sont canalisés. Les clichés référentiels délocalisés du confort et de la consommation qui suscitent le désir, ou le besoin, de se déplacer sont confinés comme images dans d'autres images à l'intérieur des architectures impersonnelles de la migration et du tourisme. Quatre images qui représentent quatre configurations différentes d'un espace imaginaire de déplacement, construit numériquement pour reproduire l'hyper-réalité des références intensifiées pour les migrants et les touristes. Quatre espaces intérieurs qui, bien que configurés comme des chambres, sont visibles mais inaccessibles.

JARDIN DE PIERRE / RESILIENT LIVING - UNE ARCHÉOLOGIE DU FUTUR

Lina Ghotmeh

Cette installation dépeint la capacité de l'architecture à agir comme un outil de guérison et à être un acteur actif dans le renforcement de la résilience en temps de crise. Situé à proximité du port industriel de la ville de Beyrouth, à un kilomètre et demi de l'épicentre de l'explosion qui a ravagé la moitié de la capitale libanaise en août 2020, le projet prend ses racines dans son contexte : un paysage urbain déchiré par la guerre et constamment accidenté. L'installation compte une maquette à l'échelle du bâtiment contenant des photographies et des vidéos, et narrant l'histoire de Beyrouth et celle de la fabrication du projet. L'architecture du bâtiment présente des modes de vie alternatifs tout en traitant des questions de restriction d'espace, de mémoire, de nature, de vie et de densité urbaine. En écho aux ruines de Beyrouth envahies par la nature, la tour manifeste une émergence persistante et optimiste de la vie avec de grandes ouvertures abritant des jardins luxuriants, invitant la nature au cœur des habitations et de la ville

CONDITIONS COOPERATIVES : INTRODUCTION À L'ARCHITECTURE, AUX FINANCES ET À LA RÉGLEMENTATION À ZURICH

Anne Kockelkorn et Susanne Schindler du GTA Institute, département d'architecture de l'ETH Zurich en collaboration avec Dorothée Billard de Monobloque Rebekka Hirschberg et les étudiants du MAS en histoire et théorie de l'architecture à l'ETH Zurich

Zurich est un centre de la finance mondiale et illustre la pression associée d'un marché immobilier financiarisé. Dans le même temps, la ville la plus grande et la plus industrialisée de Suisse a une tradition centenaire de logements à but non lucratif. Depuis les années 1990, le mouvement coopératif de la ville – militants, élus municipaux, architectes – s'est réapproprié cette forme de développement démarchandisé. Aujourd'hui, environ vingt pour cent du parc de logements de la ville appartiennent à des coopératives et sont définitivement retirés du secteur à but lucratif. Dans la foulée, les coopératives ont réalisé de nouvelles formes architecturales très expérimentales du vivre ensemble qui remettent en cause la compréhension établie du ménage et de l'unité d'habitation. Les nouvelles typologies comprennent les logements en grappes, ou des groupes de micro-unités assemblées en un tout plus grand, et des appartements pour les ménages nombreux, parfois avec accès à une cuisine équipée. Cooperative Conditions présente des projets qui recadrent la dimension et le rôle des espaces partagés, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments. Les coopératives zurichoises démontrent ainsi que le logement social peut répondre à des besoins de logement très spécifiques dont la haute qualité matérielle et socio-spatiale reste exempte de marchandisation.

STRATÉGIE DE COHABITATION

COMMENT RÉPARTIR : UNE INITIATION VERS UN URBANISME UNITAIRE

Lucia Babina, Emiliano Gandolfi, Gabriela Rendón et Miguel Robles-Durán (de Cohabitation Strategies)

L'exploitation constante des communautés urbaines et de la planète permet l'état actuel de l'urbanisation. C'est la tendance du capitalisme à poursuivre ce que Marx a appelé « la destruction forcée d'une masse de forces productives » via les processus contemporains d'urbanisation et ses conséquences dévastatrices pour les communautés, les cultures et l'environnement. Pourtant, il existe des forces qui s'opposent à cette tendance et construisent au quotidien une alternative qui a un impact à l'échelle locale. How To Begin Again est une initiation en quatre étapes à une nouvelle prise de conscience des possibilités de construire des villes écologiquement et socialement justes.

EGO TO ECO

Le studio danois EFFEKT

Le studio danois EFFEKT présente une série de projets clairvoyants très différents par leur échelle, leur type et leur contexte, soulignant le fait que chaque projet architectural a un impact sur notre monde et donc des conséquences sur la question de savoir comment allons-nous vivre ensemble . Les projets exposés ne pouvaient manquer d'inclure l'emblématique Forest Towerau Camp Adventure Park, une passerelle de 900 mètres reliée à une tour d'observation de 45 mètres de haut. Dans le cadre de la Biennale, le projet cherche à répondre à la question de savoir si l'architecture peut aider les gens à renouer avec la nature. “ Ego à Eco” repose sur l'idée de créer quelque chose avec un impact positif durable, une approche que nous devons tous appliquer pour limiter l’impact environnemental et créer quelque chose pour l'avenir. Dans cette installation, EFFEKT démontre que tout cela est possible, et qu'une installation peut être à la fois pédagogique, élégante et respectueuse de l'environnement.

LE PROJET DE REMPLACEMENT DU VIADUC DE LA SIXIEME RUE

Michael T. Maltzan

Le nouveau viaduc de la sixième rue de Los Angeles est un projet d'infrastructure transformateur pour la ville de Los Angeles c’est le plus grand projet de pont de son histoire. Le viaduc et d'autres projets d'infrastructure ambitieux remettent en question l'histoire de l'infrastructure en tant qu'élément de division et font évoluer l'idée d'infrastructure pour en faire une structure civique, passant d'une monoculture à usage singulier à une multi-culture de connexion et de dynamisme urbain. Défiant l'idée de longue date selon laquelle les éléments d'infrastructure dans les villes sont des éléments à but unique qui divisent, le viaduc réinvente plutôt le réseau d'infrastructure de la ville en tant que catalyseurs physiques, sociaux et culturels vitaux qui peuvent unir plutôt que diviser nos villes.

OMA : HOPITAL DU FUTUR

Reinier de Graaf avec Hans Larsson , Alex Retegan), Sofia Hosszufalussy, Elisa Versari, Matthew Bovingdon-Downe, Benedetta Gatti de l'Office for Metropolitan Architecture

L'espérance de vie moyenne avait doublé au cours du siècle dernier. Grâce aux améliorations apportées à l'assainissement, à la nutrition et à la médecine, la plupart d'entre nous pourraient vivre jusqu'à soixante-treize ans. Puis est venu le nouveau coronavirus, bouleversant apparemment toutes les hypothèses précédentes. En 2021, les affections chroniques liées au vieillissement et au mode de vie sont soudainement devenues un problème aigu. Les experts, observant l'impact du virus, réfléchissent à la «nouvelle normalité». Mais à quel point le Nouveau est-il nouveau et à quel point le Normal était-il normal ? La technologie peut-elle nous sauver ? Allons-nous autoriser la thérapie génique et les organes imprimés en 3D ? Les réseaux 5G vont-ils révolutionner la santé, déclencher le saut quantique promis en termes d'efficacité ? Et l'hôpital lui-même ? Peut-elle suivre le rythme de ces avancées technologiques ? Avec de plus en plus de preuves que le modèle occidental de soins de santé a peut-être atteint ses limites, quelles sont les alternatives ? Si vivre longtemps n'équivaut plus à vivre en bonne santé, on ne peut s'empêcher de se demander : quel est le rôle des établissements de santé que nous avons mis en place pour nous rendre en bonne santé, et à quoi ressembleront-ils dans le futur ?

ACCÉS POUR TOUS : LES INFRASTRUCTURES ARCHITECTURALES DE SAO PAULO

Daniel Talesnik et Andres Lepik de l'Architekturmuseum der TUM (en collaboration avec Mariana Vilela), Kathryn Gillmore, Ciro Miguel, Pedro Kok, Danilo Zamboni, Guilherme Pianca et Gabriel Sepe

Pendant des décennies, São Paulo a vu des investissements dans des infrastructures architecturales qui contribuent à pallier le manque d'espace public dans la mégapole. Bon nombre de ces projets offrent également aux 12 millions d'habitants de São Paulo un accès à des programmes récréatifs, culturels et sportifs, indispensables dans cette métropole dense caractérisée par d'énormes inégalités, des taux de criminalité élevés, de graves problèmes de circulation et de graves problèmes de santé publique. Accès pour tous, présente une sélection de bâtiments, d’espaces publics et de projets d'infrastructure publics à différentes échelles tenant de créer des lieux inclusifs permettant à la société urbaine de prospérer. Accès pour tous, examine en partie comment la ville est conçue progressivement par les architectes à l'échelle du bâtiment. A l'inverse, il montre comment la logique bâtie accumulée de la ville a un impact sur son architecture et ses espaces publics. L'installation met l'accent sur la façon dont l'architecture se faufile dans et hors de la ville, brouillant les frontières entre les bâtiments et le domaine public. Les trottoirs se fondent dans des rampes, des escaliers et des escalators, et réapparaissent parfois dans le paysage urbain sous forme de places surélevées ou en contrebas, de toits-terrasses et de jardins.

ZONE HUMIDE

Salama Bint, Hamdan Al Nahyan Foundation; Wael Al Awar et Kenichi Teramoto

Avant la pandémie, nous avons commencé à étudier les sabkhas, un écosystème solide de marais salants naturels naissant aux Émirats arabes unis. Cela nous a inspiré à explorer une ressource renouvelable pour la construction, une ressource qui peut remplacer le ciment Portland. La cristallisation du sel dans les sabkhas offre un modèle d'alternative au ciment Portland, dont la production représente 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Avec un groupe de scientifiques à Tokyo, Abu Dhabi et Sharjah, nous avons travaillé sur la reproduction du processus de cristallisation de l' écosystème Sabkha . Les résultats de notre quête permanente d'un matériau de construction renouvelable sont présentés au pavillon.

MERCREDI 10 NOVEMBRE

10H00 -12H30

"TIME-SPACE-EXISTENCE" PALAZZO BEMBO, VISITE GUIDÉE

« Bien que les villes soient des habitats humains, ce ne sont pas seulement des habitats humains. Ils abritent un riche éventail d'espèces et d'écosystèmes autres que l'homme. »

ARKITEKTVAERELSET

Arkitektværelset considère l'architecture comme une sculpture sociale. Au bureau, ils se concentrent sur la façon dont les gens peuvent se réunir, interagir et socialiser. Leur contribution à cette exposition est une sculpture sociale qui à la fois explore et sensibilise sur les différentes conditions de notre espace personnel en relation avec les autres et l'espace public.

BUNQ ARCHITECTES

Bunq se soucie avant tout du site et des personnes qui utilisent ou utiliseront un lieu. Le projet architectural pose les premières pierres d’habiter un lieu, acte qui se poursuit longtemps après la construction. Planifier un bâtiment, c'est définir un lieu qui prend forme au cours du processus de construction et qui se développera avec l'usage et la vie des utilisateurs et des habitants. Par conséquent, bunq veille à garder la maîtrise du projet lors de sa réalisation, une manière d'expérimenter, d'apprendre et d'échanger avec les artisans du bâtiment. Ses bâtiments expriment des manières d'habiter et de construire dans un lieu précis. Ils sont indissociables de leur contexte et du temps qui les façonne. La cinéaste Daphné Bengoa explore les nouvelles façons de vivre et de travailler, et leur impact sur les individus et les communautés. Son travail tente de comprendre comment l'humanité est interpellée par l'expansion et le durcissement de la vie urbaine

CHRISTOPH HESSE ARCHITECTS

Christoph Hesse Architects a été fondée en 2008 à Korbach. En 2018, une succursale a été créée à Berlin. Actuellement, le bureau emploie une équipe internationale de 15 personnes. L'objectif du bureau est de créer des projets autosuffisants, solidaires et identitaires qui impliquent activement les utilisateurs dans le processus de conception. Au cours des dix dernières années, Christoph Hesse Architects a travaillé avec les communautés locales sur la réalisation de visions, qui peuvent être subdivisées en deux catégories : les changeurs de système et les changeurs de perspective. Les changeurs de système sont des projets qui ont la capacité de percer les structures mondiales dominantes au niveau local pour les transformer fondamentalement. Les Perspective Changers, tels que les « Open Mind Places » offrent la possibilité de changer ses perspectives. Des endroits où les gens peuvent sortir de la vie quotidienne et voir le monde différemment.

ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ARCHITECTURE ET DE PAYSAGE DE LILLE

La chaire « Acclimater les territoires post-miniers » est un projet pédagogique et de recherche au sein de l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille. En prenant le terme de climat dans un sens météorologique, mais aussi social, écologique et économique, l'acclimatation des territoires post-miniers implique de porter une attention particulière aux situations existantes en cherchant à saisir leur capacité d'évolution. Face à la pollution des sols et des eaux, à la précarité énergétique, à la disparition des petits commerces et cafés, au développement de la grande distribution, à l'augmentation de la mobilité automobile, des solutions créatives sont imaginées. Face aux enjeux écologiques et sociaux, de nouvelles formes d'éducation, fondées sur l'échange de savoirs entre populations locales et concepteurs, sont testées. Ces pratiques collaboratives permettent d'imaginer des usages collectifs et d'inscrire des projets dans une économie sociale et solidaire. L'objectif de chaque projet est de proposer des propositions adaptées aux conditions essentielles à la vie des êtres et des ressources.

HAPPYCHEAP ARCHITECTURE - TOMMY CARLSSON

En 2011, Happycheap a réalisé un prototype de système de construction. Chaque projet débute par une évaluation des ressources en collaboration avec le client. L'environnement concret, le patrimoine historique et culturel et l'économie. Dans ces conditions, l'objectif est de créer une architecture en essayant de repousser les limites de chaque projet. Le matériel, l'espace, l'utilisation et la lumière sont des besoins fondamentaux. La bonne combinaison de ces qualités crée une architecture durable. Mais encore, les termes du projet comme son financement, son statut social, son histoire ou son rôle attendu dans la société sont tout aussi cruciaux. Donc, avant qu'une idée ne se matérialise, elle doit être bien pensée et clairement. Happycheap construit des logements bon marché sans compromis sur l'architecture. Une architecture qui peut faire évoluer les conditions de logement pour inclure les exclus est nécessaire partout dans le monde. Les obstacles socio-économiques sont un problème de richesse internationale. Si les architectes utilisaient leurs capacités interdisciplinaires, de nombreux problèmes de logement de la société pourraient être résolus.

LUCILA AGUILAR ARQUITECTOS

Lucila Aguilar Arquitectos est une entreprise de Mexico qui s'efforce de servir la terre à travers une architecture qui inspire le rêve, l’innovation et à innover afin de réaliser un avenir socialement conscient et durable. Il vise à trouver l'équilibre et l'harmonie avec la nature à travers des conceptions qui utilisent le bambou comme structure ; incroyable matériau renouvelable, s’intégrant dans les cycles naturels, résistant et léger. Grâce au travail de Lucila Aguila, associée fondatrice et architecte, le cabinet s'est positionné comme un pionnier de l'architecture en bambou au Mexique.

MAGDA MOSTAFA

En tant qu'architecte, éducateur, chercheur et défenseur, Mostafa croit au pouvoir du design - un pouvoir qui peut être célébré et adopté pour faciliter et élever la vie des autres ; ou maltraités et ignorés pour exclure et désactiver ceux qui ne relèvent pas de l'hégémonie normative des normes de conception. Son rêve est qu'un jour son expertise ne soit plus une spécialisation, et que la conception du point de vue autiste fasse partie du canon de la production architecturale responsable de l'espace.

TETRO ARQUITECTURA

Tetro Arquitetura est formé par les architectes Carlos Maia, Débora Mendes et Igor Macedo. Leur pratique professionnelle est basée sur l'étude minutieuse du lieu, des locaux et du client, toujours à la recherche d'une solution unique et irremplaçable pour chaque projet. L'intégration avec la nature, l'utilisation de matériaux apparents et l'exploration des espaces vides, sont des caractéristiques qui imprègnent tout leur travail. Le travail de l'équipe prend comme point de départ la tradition de l'architecture moderne brésilienne, en repensant certains de ses principaux concepts afin de répondre avec innovation aux problèmes contemporains de l'architecture.

RÉINVENTER L'ENVIRONNEMENT BATI, L'EAU ET L'HOLISME ÉCOLOGIQUE : WATERSHED URBANISM

Quelle que soit l'espèce, l'eau nous soutient tous. C'est le thème au cœur de Watershed Urbanism, l'exposition organisée par le College of Design Dean Adrian Parr. "Nous avons la responsabilité d'être sensibles aux autres espèces et à nos cours d'eau", a déclaré Parr. « Bien que les villes soient des habitats humains, ce ne sont pas seulement des habitats humains. Ils abritent un riche éventail d'espèces et d'écosystèmes autres que l'homme. »

YIORGOS KORDAKIS

Yiorgos Kordakis prend des photos Polaroid qui sont ensuite numérisées, agrandies et imprimées sur une imprimante à jet d'encre. Il a choisi le format Polaroid pour son format surréaliste et vif, ses couleurs bizarres et le flou de certains éléments. Ses photos ont une véritable dimension graphique avec leurs combinaisons de zones floues et de touches de couleurs vibrantes. Certaines de ses images donnent l'impression d'être sorties d'un monde onirique.

LE RÉSUMÉ DU PROGRAMME

LUNDI 8 NOVEMBRE

14h30 - 16h30 - Visite guidée du Palazzo Mora

17h00-19h00 - Visite de l'exposition Hypervenezia au Palazzo Grassi

19h30 - Dîner à Campo Santo Stefano

MARDI 9 NOVEMBRE

10h00 -11h30 - Les Pavillons di Giardini

11h30 - 13h00 - Visite guidée du Pavillon Central

13h00 - 14h30 - Déjeuner dans les Giardini

15h00 - 18h00 - L'Arsenal

MERCREDI 10 NOVEMBRE

10h00 -12h30 - Visite guidée de l'exposition "Time-Space-Existence" au Palazzo Bembo

13h00-14h00 - Déjeuner

14h30 - 16h00 - Visite guidée de l'exposition "Bruce Nauman: Contrapposto Studies" à la Punta Della Dogana

Informations pratiques

Les frais de participation au séminaire d’études s’élèvent à 900 euros TTC par personne. Ce prix comprend l’entrée à la biennale, la participation aux visites commentées, un dîner et deux déjeuners, le pass vaporetto, le carnet du participant. Ce prix ne comprend pas le transport pour se rendre à Venise, ni l’hébergement sur place.

Retournez le bulletin d'inscription avant le 15 octobre 2021, accompagné du règlement de votre participation au séminaire d’études, par courrier ou par mail à : Ecole du Renouvellement Urbain –Bâtiment 270 – 45 avenue Victor Hugo – 93534 Aubervilliers cedex

Pour plus d'informations sur le séminaire d'études : xloche@eru.email / 01 75 62 00 03

Photos : ©Andrea Avezzu, ©Jacopo Salvi, ©A collective,©Pedro Aibeo Ilkka Loukola,©Francesco Galli, ©N.M. Gandolfi, ©Marco Zorzanello, ©Ciro Miguel, ©Laurian Ghinitoiu, ©Michael Perlmutter,©Igor Macedo