"Un pour tous, tous bourrins !" entrez dans le monde du roller derby

Fini les traditionnels matchs de foot et galas de danse du week-end. Depuis peu, un sport a fait son apparition dans les gymnases : le roller derby. Habituellement destiné aux femmes, ce sport de contact sur patins à roulettes s'ouvre à la gente masculine. Il n'en fallait pas plus pour que quelques téméraires tentent l'expérience et constituent une équipe commune à Metz et à Strasbourg.

Beaucoup de poils aux jambes, un cri de guerre qui déstabilise ("Un pour tous, tous bourrins !"), quelques carrures imposantes et des t-shirts bleus flashy : pas de doute, nous sommes en compagnie de la Rock'Est.

A peine entrée dans le gymnase, l'équipe masculine de roller derby de Metz-Strasbourg impose son style. Une personne, un surnom : ici, c'est la règle. Wazabite, double détente, Albatard, galette killer, etc. Tout est pensé pour impressionner, mais surtout pour s'amuser. Prendre son pied avec une bande de potes, c'est un peu le concept de ce sport émergent, arrivé en France depuis seulement une dizaine d'année.

"Il y a le côté partage, et c'est fun. Il y a vraiment une bonne ambiance. On est là pour s'amuser avec les copains mais aussi avec les adversaires." explique Anaïs , joueuse Strasbourgeoise et coach de roller derby de la Rock'Est.

Loin de l'image de brutes qui pourrait -à tort- leur coller à la peau, les joueurs de roller derby sont des sportifs au cœur tendre. Adieu donc l'esprit de compétition, ici l'important c'est de participer. Et pour preuve : petits checks et gros câlins sont au rendez-vous dès la fin du match. Et la couleur des maillots n'a plus d'importance.

Faute de joueurs, l'équipe messine des Graouwheels doit se joindre à l'équipe des Menneles de Strasbourg pour pouvoir composer une équipe complète, avec au minimum 10 joueurs.

Tout, tout, tout , vous saurez tout sur le derby.

Pas de panique, on vous résume les 70 pages de règles en quelques mots. On appellera ça "Le roller derby pour les nuls".

Dans chaque équipe, quatre bloqueurs et un jammer, comprenez des défenseurs et un attaquant. Le but ? Enchaîner les tours de track sans être bloqué par l'équipe adverse. Force et stratégie sont donc combinées sur le terrain.

Petite astuce à destination des non-initiés : pour retrouver le jammer sur le terrain, l'étoile vous guidera. Autrement dit, le jammer porte un casque à étoile, pour le différencier des autres, et comptabiliser ses tours plus facilement.

Bourrins, et un peu impressionnant aussi. Mais loin du free-fight -combat libre-, ici tous les coups ne sont pas permis. Pousser, oui, mais crocheter, jamais. Une sortie de terrain, et le coup de sifflet retentit. Une faute ? Direction la case prison. Sans passer par la case départ. Et même sans vous, the show must go on*(Le spectacle doit continuer).

"Ça demande beaucoup de travail et d'entrainement, pour réussir à faire un jeu collectif intéressant. C'est un sport d’équipe, il faut travailler avec ses coéquipiers pour construire de choses ensemble." précise la coach Anaïs.

L'équipe évolue sur un track, une surface ovale : un vélodrome par exemple ou, à défaut, un gymnase délimité fera l'affaire. Rajoutez-y quelques sifflements persistants, des regard fixés sur le jammer, et le tour est joué.

Et si vous mourrez d'envie de découvrir ce sport surprenant, rendez-vous à Metz les 3 et 4 décembre 2016 pour le premier plateau du Championnat de France, organisée par le roller derby Metz Club.

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