Un semestre à l'heure Espagnole par antoine duvignacq

Antoine est parti étudier un semestre à l’ESIC à Madrid dans le cadre de son Master 1. Il nous raconte la vie à Madrid et nous livre ses bonnes adresses.

C’est lors de mon échange à Londres que j’ai eu l’idée de partir à Madrid. Un de mes meilleurs amis là-bas et ma copine, tous deux espagnols, sans avoir à me vanter les qualités de leur pays, m’avaient en quelque sorte convaincu d’aller tenter l’expérience dans la péninsule ibérique.

Je ne suis pas de Paris, je suis de Biarritz (25 minutes en voiture du pays basque espagnol) et j’étais forcément plus sensible à la culture espagnole que les personnes en provenance du nord qui s’apprêteront à vivre à Madrid ou Barcelone.

J’ai passé le jour de l’an à Madrid et ce fut ma première journée/soirée là-bas. Pas de grosse fiesta en perspective, ne connaissant alors pas grand monde, mais c’est en me promenant dans les rues, en allant au marché pour faire les courses du soir que j’ai de suite palpé une ambiance particulière. C’est un certain savoir-faire, un art de vivre, une façon d’aborder la vie que je trouve très différente de ce que nous avons en France. La vie de quartier est très présente, votre voisin n’est pas étranger à vous, le temps d’une course vous partagez les deux un moment. C’est une des grosses forces de Madrid : la positivité qui y règne, qui m’a plongé dans 4 mois sans stress inutile, et m’a permis de profiter de tous les instants.

Rien à voir comparé à Paris quand vous rentrez dans un magasin ou un commerce en général : les gens sont souriants, disent bonjour (c’est normal en fait), et font confiance au client (il n’est pas très commun de régler l’addition en terrasse dès que les cafés sont posés sur la table). Il ne faut pas oublier que l’Espagne a été beaucoup plus touchée par la crise que nous. Ce n’est pourtant pas une raison pour eux de ne pas profiter des instants simples d’une journée : partager un tapas, une cana (une petite bière de 15cl), une discussion, une cigarette. A peu près tous les moments sont propices au partage. Il est très étonnant de voir cette sérénité que dégagent les espagnols. Il ne faisait pas spécialement chaud et beau à Madrid quand j’y étais et pourtant les gens étaient dans les rues en famille, entre amis, beaucoup de nationalités se mixant. Je n’ai pas vu de débordements les soirs où je suis sorti, la nuit est chaleureuse, fêtarde, et alcoolisée mais dans le respect de l’autre.

Je me suis retrouvé dans une classe composée de beaucoup de français (trop à mon goût), d’allemands, portugais, danois, estoniens, et d’espagnols bien sûr. J’avais choisi d’étudier en anglais. Dans la mesure où j’étudiais en master 1, je ne voulais pas me retrouver en difficulté d’apprentissage.

Là aussi, dès le premier jour, Pablo et Joan (qui deviendront mes amis) sont venus d’eux-mêmes me saluer et se présenter, me voyant nouveau dans la classe. Cela m’a mis directement en confiance et montre bien l’état d’esprit qui régnait dans la classe.

De la manière d’enseigner, je n’ai rien à dire. Pour ce qui est de l’ESIC, école dans laquelle j’étais, le niveau était bon et les professeurs concernés. Alors certes, tous n’étaient pas géniaux (comme partout) mais tous montraient un enthousiasme à enseigner (ils essayaient des nouveaux moyens éducatifs : Ted talk, vidéos illustratives, quizz Kahoot en live avec toute la classe connectée à son smartphone) et tous venaient du monde professionnel ce qui rendait les cours plus intéressants. La notation aussi est inspirante : elle n’est pas punitive. Les élèves qui participent, font vivre le cours, rendent les travaux optionnels, et réussissent les examens de mi semestre, ont théoriquement très peu de chances de ne pas valider lors de l’examen final. Ce système-là permet d’envisager le semestre d’étude de manière sereine, sans la pression de ces fameux examens finaux qui ne tiennent que très peu compte de l’investissement réel de l’élève au cours du semestre.

Après une année complète à Londres, Madrid fut le choix parfait. Quand bien même mon niveau d’espagnol n’a pas considérablement augmenté (les cours que je suivais étant en anglais), mon ouverture sur les différentes cultures de l’Europe s’est développée, j’ai aujourd’hui une compréhension plus globale des problèmes, j’ai noué des amitiés. J’ai aussi trouvé un rythme de vie qui me correspond et qui sait, une ville dans laquelle je reviendrai m’installer. L’Espagne est définitivement un pays à vivre.

Quelques adresses :

Restaurants :

- Ojala : un de mes lieux favoris. Super carte, super terrasse, super déco, au sous-sol une plage et une super sangria blanche. Calle de San Andrés, 1, 28004 Madrid, Espagne

- Public : pas chère, service au plateau, napage, classe. Calle del Desengaño, 11, 28004 Madrid, Espagne

- Indalo tapas : pas les meilleurs mais pour une boisson achetée un tapas offert. Assez gros pour avoir assez mangé au bout du troisième ! Calle Pérez Galdós, 7, 28004 Madrid, Espagne

- Mercado San Miguel et Mercado San Anton sont parfaits pour manger et boire des verres.

Bar :

- Roof top : The Hat. Calle Imperial, 9, 28005 Madrid, Espagne

- Areia. : Cocktail et le soir juste avant d’aller en discothèque (house music, disco, funk). Calle de Hortaleza, 92, 28004 Madrid, Espagne

- Viajero : Latina

Boite de nuit :

C’est un peu difficile de danser à Madrid sur autre chose que de la musique commerciale cependant le Mondo Disko est ce qui correspond en terme de programmation à la Concrete, Rex etc. Seulement le jeudi et samedi soir. Je recommande à 100%: Calle de Arlabán, 7, 28014 Madrid, Espagne.

Pour le reste il suffit juste de se promener, rencontrer du monde. Je n’ai pas eu le temps de faire le quart des bars de Madrid tellement ils sont nombreux. Quelques artistes musicaux à suivre qui sont de Madrid/Barcelone : Hinds, Los Nastys, Las Mujeres.

Ce témoignage et les photos sont issus du Journal de PSB International Office, recueil de retours d'expérience d'étudiants de PSB Paris School of Business durant leur séjour d'études à l'étranger et entièrement fournit par l'étudiant Florian Deleglise sans aucune retouche de la part de PSB International Office.

Merci à Florian pour son témoignage ainsi qu'à Camille et Flore de PSBIO pour avoir géré de main de maître la création de ce journal. Mise à jour le 24/11/2016

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