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La Marseillaise fête ses 75 ans ! 75 ans déjà ! Le journal célèbre son anniversaire vendredi 1er mars dans la salle historique des Rotatives à 18h30.

« Fêtons ensemble les 75 ans de La Marseillaise »

Jean-Marc Béhar, Le président des éditions des Fédérés, société éditrice de notre journal, invite ses lecteurs et amis à célébrer l’anniversaire de La Marseillaise vendredi 1er mars (18h30).

Fêter les 75 ans de notre titre, après les difficultés auxquelles il a été confronté, est-ce pour vous une victoire ?

Jean-Marc Behar : Le 18 décembre 2017, alors que notre journal était une nouvelle fois dans la tourmente, nous lancions l’appel « pour que vive La Marseillaise ». Il fit émerger une vague de solidarité populaire inédite issue de tous les secteurs de notre société et de personnalités aux aspirations diverses, toutes soucieuses de démocratie. Ce vaste mouvement nous donna confiance. Alors que le pari n’était pas gagné, nous nous étions engagés à fêter avec nos lecteurs, nos amis, nos soutiens les 75 ans du journal, ce que nous ferons vendredi prochain avec un immense plaisir. Fêter ce 75e anniversaire est un bonheur et une victoire collective que nous devons à nos lecteurs, à nos soutiens, parmi lesquels les Amis de La Marseillaise, aux salariés de notre entreprise et à tous ceux qui ont travaillé - souvent bénévolement - à sa régénération.

Quel sens souhaitez-vous donner à ce rendez-vous ?

J.-M.B. : Célébrer un anniversaire, c’est d’abord retourner aux sources. Ce premier retour aux sources, c’est la naissance de notre titre, le 1er décembre 1943, lorsque des patriotes de Marseille et des Bouches-du-Rhône, dans la clandestinité, eurent le courage, au péril de leur vie, d’écrire, d’imprimer, de diffuser un journal pour contrecarrer les informations mensongères de Vichy, de l’occupant allemand, et redonner l’espoir à tout un peuple.

Le second retour aux sources, c’est notre titre lui-même, La Marseillaise, « le quotidien le plus chanté de France », comme l’indique malicieusement en une un petit carré rouge. En plein cœur de la Révolution française, partis de la rue Thubaneau, les Fédérés marseillais rejoignirent Paris en chantant à tue-tête et en donnant le nom de leur ville à ce qui deviendra notre hymne national. Dont le dernier couplet nous inspire : « Nous entrerons dans la carrière/Quand nos aînés n’y seront plus (…)/Nous aurons le sublime orgueil/De les venger ou de les suivre ! »

Suivre le chemin de ces femmes et de ces hommes, résistantes et résistants, de 1943, et celui de tous ceux qui ont œuvré, pendant 75 ans, pour publier un journal progressiste, humaniste, épris de justice sociale et d’émancipation, ouvert à la confrontation d’idées, est un honneur et reste pour nous un engagement

Quel futur imaginez-vous pour notre titre ?

J.-M.B. : En complémentarité avec le journal papier, nous voulons, en 2019, faire notre révolution numérique pour être encore plus utiles au débat démocratique. Nous présenterons vendredi le numéro spécial « 75 ans » et nos ambitions pour le développement de nos titres et des événements associés.

Propos recueillis par L.P.

Cette fête sera l’occasion de présenter un numéro spécial. Une édition exceptionnelle qui retrace l’histoire de La Marseillaise à travers 132 pages, 330 photos et documents inédits.

Chaque année, depuis la création du journal par les résistants en 1943, est résumée pour que perdurent nos convictions, nos actions, notre combat.

Cet anniversaire permet aussi de mettre en lumière votre histoire, celle d’hommes et femmes engagés, grâce à qui La Marseillaise est toujours là.

Nous leur donnons la parole et vous invitons à les rencontrer vendredi 1er mars dans la salle des Rotatives du journal.

Serge Baroni

Amis de La Marseillaise

« C’est un numéro important ! Ca l’est d’autant plus quand on sait que le journal fut créé par des résistants. On célèbre une double fête, une double commémoration. Ce journal est un emblème de la vie locale, il donne la parole à ceux qui en ont besoin. Il est vital pour la vie militante. Je souhaite qu’il vive longtemps. »

Cathy Herrmann

Amis de La Marseillaise

« Ce journal fait partie de ma vie depuis mon enfance. Je veux qu’elle accompagne la vie de mes enfants et de mes petits-enfants, comme elle l’a fait pour moi. Malgré ce qu’il a traversé, c’est un journal qui est toujours debout et qui nous aide à être debout. La Marseillaise c’est une culture. Un journal de combat et dans cette période, c’est vital ».

Olivier Neri

CGT Télécoms 13

« La Marseillaise a toujours eu sa place chez nous. Dans le monde syndical, le journal accompagne le quotidien. C’est un facteur de lien social. C’est le seul qui est à l’écoute des luttes, des ouvriers. C’est un symbole de la presse de gauche et j’espère qu’il résistera encore longtemps Je lui souhaite de belles années en perspective, à nos côtés ».

Henri Bascunana

CGT Cheminots

« Je suis fidèle à La Marseillaise depuis 1982. Ce journal offre des clés de compréhension de la situation sociale. Pour les cheminots, c’est un soutien de toujours. Il nous permet de faire entendre notre cause. Le numéro d’anniversaire montre à quel point, La Marseillaise, a été et sera nécessaire au peuple ».

Yann Quai Bizet

Sud PTT

« La Marseillaise, c’est une affaire de famille. C’est LA famille sociale locale. Je la lis depuis 15 ans. Ce journal permet de nous situer dans nos combats. Il s’intéresse à la vie des petits, des ouvriers. C’est un appui concret. Grâce à La Marseillaise, on trouve un réel espoir dans le combat, on se sent soutenu et écouté. C’est le média militant ».

Caroline Chevé

Enseignante, Snes

« La Marseillaise, je l’ai lue, avant même de savoir lire. Le journal était chez mes grands parents ! Quand j’ai commencé à militer, il a pris une autre place. Il est de tous les combats, il nous informe des luttes sociales, dont celles de l’éducation. C’est un bon journal qui tient son rang, qui représente les classes populaires et ouvrières. »

Kamel Fassatoui,

Emmaüs Pointe Rouge

« Tout comme La Marseillaise, nous sommes une association issue de Résistants. Je lis le journal depuis mon arrivée dans la ville il y a 15 ans. Je l’ai découvert dans mon activité associative puisque le journal y est présent depuis fort longtemps. La Marseillaise a toujours été là pour nous, lors de l’incendie ou encore de la perquisition. C’est la référence en matière de journalisme social et ça devient rarissime en France d’avoir un journal engagé. »

Joël Capra

CGT Centrale de Gardanne

« La Marseillaise me suit depuis mon enfance. C’est une longue histoire qui nous lie depuis 45 ans ! Elle a pris une autre dimension quand elle nous a soutenus dans la lutte pour la centrale. Cet anniversaire est important. D’abord d’un point de vue historique puisque nous célébrons les Résistants. C’est l’occasion de mener un combat pour l’avenir en s’appuyant sur cette assise historique. »

Danielle De March

Auteure, ex-eurodéputée PCF

« La Marseillaise, c’est le journal de mon père, qui était inspecteur des ventes à l’époque. Puis, en tant que militante c’est mon journal, je le distribuais sur les marchés. 75 ans c’est un bel âge, le journal doit continuer son action sociale. C’est le média de l’Arsenal, des chantiers navals, des agriculteurs, des ouvriers, du peuple. C’est une question essentielle du pluralisme politique, c’est le média de la résistance. »

Richard Martin

Directeur du théâtre Toursky

« La Marseillaise, je la lis depuis 50 ans. Elle accompagne ma vie, mon aventure culturelle. Pour moi, elle est aussi associée à mon ami cher, Pierre Paret. C’est important de fêter cet anniversaire car il y a de moins en moins de canards qui traitent de l’humain, de la justice sociale, à l’heure où le profit règne en maître. Ce journal résistant, j’espère qu’il vivra encore 75 ans ! »

Djamila Haouache

Association de la cité Air Bel

« La Marseillaise, bien plus qu’un journal c’est une écoute. C’est le média qui répond présent pour s’occuper des problèmes du peuple. À Marseille, le journal défend la cause des mal-logés et heureusement qu’il est là pour faire entendre notre voix. Sans le journal, les habitants et leurs causes seraient laissés pour compte. C’est un organe vital de la vie locale, on a besoin du journal pour s’exprimer librement. »

Agnès Daures

CGT Finances publiques Aix

« Depuis mon arrivée à Aix, en 2004, La Marseillaise fait partie de mon quotidien et m’accompagne dans mon œuvre militante. C’est un support pour nous, pour communiquer mais aussi pour s’informer, c’est une source incroyable. C’est un anniversaire emblématique pour son histoire résistante mais aussi pour les épreuves récemment traversées. Le journal vivra encore longtemps, il est vital pour la pluralité des médias. »

Photos Migue Marittio, Marie-Laure Thomas et DR. Propos recueillis par Léo Purguette et Arthur Lederer

Credits:

La Marseillaise fête ses 75 ans

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