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Dijon FCO, une saison dans la souffrance Réalisé par les rédactions web et sports du Bien public

La délivrance, dimanche 2 juin, à l'issue du match retour de barrage face à Lens. Photo Philippe BRUCHOT

À l'issue d'une fin de saison haletante, dont l'apothéose a eu lieu hier soir face à Lens, le DFCO a conservé de justesse sa place en Ligue 1. Retour sur une saison passée dans la souffrance et sauvée par un maintien en Ligue 1 quasi miraculeux.

Le chantier du mercato

Quatre-vingt quatre jours de transactions plus ou moins démesurées, de rumeurs parfois farfelues, de volontés de départs, de bouderies, de prêts avec ou sans option d'achat, de ruptures de contrats, de négociations salariales... Le football français a une nouvelle fois dû passer par l'épreuve du mercato estival, clos le 1er septembre. Et le DFCO n'y a pas échappé, sous la houlette de l'entraîneur Olivier Dall'Oglio, alors en place depuis six ans.

Photos archives LBP/Stéphane RAK/Rémi CHEVROT

Parmi les départs, ceux du capitaine historique Cédric Varrault et du gardien Baptiste Reynet ne passent pas inaperçus. Cédric Varrault était arrivé à l'été 2011, comme Baptiste Reynet, qui s'était engagé avec Lorient en 2013, avant de revenir, sous forme de prêt, en Côte-d'Or en 2014. Puis de manière définitive, en 2015. D'accord avec le Toulouse FC, il rejoint le club de Haute-Garonne. Autre leader, l'emblématique entraîneur adjoint Stéphane Jobard, au club depuis près de 30 ans, met les voiles, direction l'Olympique de Marseille et son mentor Rudi Garcia.

Olivier Dall'Oglio : "C’est un très bon mercato"

Une page tournée pour le club, qui annonce de nouvelles arrivées. Parmi elles, le choix d'un Viking. Rúnar Alex Rúnarsson, jeune gardien international islandais qui était à la Coupe du monde. Issu d'un club danois et engagé quatre ans avec le DFCO, le gardien de 23 ans s'annonce "très prometteur et plein de talent". Des mots du président du DFCO Olivier Delcourt.

Rúnar Alex Rúnarsson. Photo archives LBP/Vincent POYER

Venu de Sochaux, Mickaël Alphonse s'engage quant à lui pour trois saisons. Il s'était illustré sur les pelouses de Ligue 2 depuis 2015, d’abord avec Bourg-Péronnas, puis avec Sochaux lors des deux dernières saisons. Dans le Doubs, le natif de Champigny-sur-Marne s'était distingué par ses performances solides, étant sacré meilleur joueur à son poste en 2016/2017 et 2017/2018.

Mickaël Alphonse. Photo archives LBP/Vincent POYER

Des jeunes font aussi leur entrée, prometteurs et amenés à grandir au sein du club côte-d'orien : Nayef Aguerd (Maroc), Senou Coulibaly (N2, Mantes-la-Jolie), Jules Keita (sans club).

Laurent Ciman. Photo archives LBP/Louis QUESNOT

Le DFCO tente également un coup de poker. Après plusieurs jours de tractations, le club s'attache les services du meilleur joueur de Ligue 1 en 2009, Yoann Gourcuff (32 ans). Engagé pour une saison, l'ancien Rennais rejoint ses nouveaux coéquipiers pendant le mois de juillet. Un pari de taille pour le DFCO. Puis, au mois d'août, l'arrivée de Laurent Ciman est officialisée. Le capitaine du Los Angeles FC (MLS) et international belge (33 ans) devait signer un bail de deux ans.

Deux joueurs débarqués comme des stars... mais repartis en silence. Le 23 janvier, le DFCO et Yoann Gourcuff annoncent la fin de leur collaboration au travers d’un communiqué aussi court que laconique. Comme l’aura finalement été le passage du Breton en Côte-d’Or. Pour ne pas dire insipide. À Dijon, l’ancien international (31 sélections) n’aura joué que 135 minutes et aura passé plus de temps à l’infirmerie que sur les terrains.

Capture d'écran Twitter

De son côté, Laurent Ciman prend la poudre d'escampette et repart en MLS, à Toronto, quatre mois après sa signature. Le départ de Yoann Gourcuff est alors un symbole fort et ne fait que confirmer que le dernier recrutement estival des Dijonnais a été manqué ; les Rúnarsson, Aguerd, Coulibaly, Alphonse et Keita n’ayant pas été tout à fait en mesure de tirer l’équipe vers le haut.

L'effectif 2018-2019

Photo archives LBP/Nicolas LEBLANC

Entraîneur : Olivier Dall'Oglio.

Gardiens de but : Bobby Allain (n°16) ; Lévi Ntumba (n°30) ; Rúnar Alex Rúnarsson (n°1).

Défenseurs : Nayef Aguerd (n°4) ; Mickaël Alphonse (n°2) ; Arnold Bouka Moutou (n°3) ; Fouad Chafik (n°26) ; Senou Coulibaly (n°25) ; Oussama Haddadi (n°5) ; Wesley Lautoa (n°24) ; Valentin Rosier (n°19) ; Cédric Yambéré (n°18) ; Laurent Ciman (n°24).

Milieux de terrain : Mehdi Abeid (n°8) ; Romain Amalfitano (n°20) ; Florent Balmont (n°15) ; Yoann Gourcuff (n°28) ; Kwon Chang-hoon (n°22) ; Enzo Loiodice (n°12) ; Jordan Marié (n°14) ; Frédéric Sammaritano (n°7) ; Naïm Sliti (n°10).

Attaquants : Benjamin Jeannot (n°29) ; Jules Keita (n°23) ; Wesley Saïd (n°9) ; Julio Tavares (n°11).

Le trompe-l’œil du début de saison

Pour sa première à domicile, le 18 août, le DFCO de Rosier et Tavares s'impose 2 à 0 contre Nantes. Photo archives LBP / Philippe BRUCHOT

Tout va bien pour un DFCO euphorique en début de saison. Avec trois matches et trois victoires, le club était le seul à tenir tête, comptablement, au Paris Saint-Germain. Face à l'OGC Nice, les joueurs d'Olivier Dall'Oglio glanent leur plus large succès à l'extérieur dans l'élite en s'imposant sur le score de 0-4. "C'est un rêve", rigole le jeune Jules Keita, qui vient de réaliser une entrée tonitruante en inscrivant deux buts (86, 90+3).

Le DFCO s'inclinant face à Strasbourg. Photo archives LBP/Vincent POYER

Euphorique en août, le DFCO n'a attendu que le premier jour de septembre pour goûter à la défaite et se faire refroidir à domicile face à Caen (0-2). Puis, ce seront les foudres d'Angers qui s'abattront sur le club bourguignon (1-3) le 15 septembre. "Je fais mon mea culpa. J'ai voulu opposer de la technique, je me suis planté, ça n'a pas réussi", reconnaît Olivier Dall'Oglio. Les Dijonnais se rassurent ensuite face à Reims (0-0), restant invaincus à l'extérieur, avant la lourde défaite face à l'Olympique lyonnais sur le score de 0-3. Ce sera ensuite au RC Strasbourg d'alourdir la note, punissant le DFCO (3-0), qui ne gagne plus depuis cinq matches.

Le mois de septembre ou celui des désillusions, après les résultats du mois d’août, flatteurs et trompeurs. "C’est une mauvaise période, mais il n’y a pas non plus le feu au lac. C’est difficile de perdre contre des équipes qui sont dans notre championnat. En ce moment, on ne peut pas faire plus. On va bosser", assure l'entraîneur.

Mais la mauvaise période dure. Après 18 rencontres de Ligue 1, le DFCO occupe à la fin de l'année 2018 la 18e place du classement, celle de barragiste, avec seulement 16 points au compteur (4 victoires, 4 nuls, 10 défaites).

Un nouvel entraîneur et un bref espoir de changement

"Après six saisons et demie de collaboration, Olivier Delcourt, président du DFCO, a décidé de mettre un terme aux fonctions d’entraîneur d’Olivier Dall’Oglio." C'est ce qu'annonce le DFCO dans un communiqué, lundi 31 décembre.

Le licenciement de l’entraîneur du DFCO fait réagir les fans du club. Parmi eux, les présidents des deux groupes de supporters au stade Gaston-Gérard, mais aussi le maire de Dijon François Rebsamen qui "salue le travail d’Olivier Dall’Oglio réalisé depuis six ans. Je salue l’homme, l’entraîneur qui a permis au DFCO de réaliser une saison 2017-2018 exceptionnelle. On ne t’oubliera pas".

Sur Twitter, les réactions sont partagées, entre incompréhension et espoir après le limogeage d'Olivier Dall’Oglio :

Capture d'écran Twitter
Capture d'écran Twitter

Plusieurs noms circulent au lendemain du limogeage d’Olivier Dall’Oglio : Patrice Garande, parti de Caen pendant l'été, ou encore Pascal Dupraz, mais aussi Antoine Kombouaré et René Girard. Olivier Guégan est une possibilité, tout comme Sylvain Ripoll, actuel sélectionneur des Espoirs de l’équipe de France, sans oublier Frédéric Hantz ou encore Jean-Louis Garcia.

Finalement, le 10 janvier, Antoine Kombouaré est nommé pour prendre en charge l'équipe dès le vendredi 11 janvier au matin. Il dirige son premier match face à Montpellier, dimanche 13 janvier.

"Il s’engage jusqu’à la fin de saison, avec une année supplémentaire en cas de maintien en Ligue 1", indique le club lors de sa nomination

Bio express

Antoine Kombouaré est né le 16 novembre 1963 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).

Parcours d’entraîneur

1999-2003 : Paris S-G B ; 2003-octobre 2004 : RC Strasbourg ; 2005-2009 : Valenciennes ; 2009-décembre 2011 : Paris S-G ; 2012-janvier 2013 : Al-Hilal (Arabie Saoudite) ; 2013-2016 : RC Lens ; 2016-novembre 2018 : EA Guingamp ; depuis janvier 2019 : DFCO.

Palmarès d’entraîneur

Champion de France de Ligue 2 avec Valenciennes en 2006 Vainqueur de la Coupe de France avec le Paris S-G en 2010 Meilleur entraîneur de Ligue 2 avec Valenciennes en 2006

Bilan d’entraîneur

382 matches en Ligue 1, 130 victoires, 114 nuls, 138 défaites. 114 matches en Ligue 2, 20 matches de Ligue Europa, 61 matches en coupes nationales.

Les premiers pas d'Antoine Kombouaré sont encourageants. En janvier, le DFCO récolte 4 points en trois matches (nul contre Montpellier, défaite à Bordeaux et victoire contre Monaco) et élimine sèchement l'AS Saint-Etienne en Coupe de France (6-3 à Geoffroy-Guichard).

La suite sera moins heureuse... Lors des 10 matches de championnat suivants, le DFCO s'incline à huit reprises pour un nul (contre Reims) et une victoire (à Lyon)... Au soir de la 31e journée, le DFCO est encore 18e. A un point seulement de la 19e place, synonyme de Ligue 2.

La chute se poursuit

Lors de DFCO-Amiens. Photo archives LBP/Philippe BRUCHOT

Vendredi 12 avril, lors du match DFCO-Amiens, aux alentours de 20 h 30, à la 77e minute de jeu, Naïm Sliti s’apprête à tirer un corner devant le virage nord du parc des Sports Gaston-Gérard. Soudain, Prince Gouano, capitaine d’Amiens, s’agace et regagne son banc de touche en esquissant de grands gestes. Le capitaine amiénois aurait été victime d’insultes à caractère raciste - des cris de singe - de la part d’un individu. Immédiatement, l’arbitre de la partie, Karim Abed, stoppe la rencontre pendant cinq minutes.

"Sur un corner contre nous, je me suis retourné pour encourager mes coéquipiers. J’ai alors entendu des bruits de cris de singe. J’ai été choqué, on est au XXIe siècle, on est en France, cela est impossible. J’ai localisé la personne, je lui ai alors donné une seconde chance et il a refait des bruits", rapporte après coup l’Amiénois.

D'un point de vue sportif, les Dijonnais concèdent le nul 0-0 face à Amiens. Après le match, le président dijonnais, Olivier Delcourt, se présente face à la presse, annonce que la personne incriminée a été interpellée et que le DFCO va porter plainte. Prince Gouano est emmené au PC sécurité du stade afin de reconnaître son agresseur grâce aux caméras de surveillance. Le capitaine picard offre ensuite un plaidoyer de grande classe, affirmant pardonner et ne pas déposer plainte.

Pas de mise en examen ni de poursuite judiciaire

Dès le vendredi, la Ligue de football professionnel (LFP) se saisit du dossier, publie un communiqué et informe que sa commission de discipline va instruire le dossier. Le directeur général de la LFP, Didier Quillot, indique aussi que des sanctions seraient prises.

Jeudi 9 mai, la commission de discipline de la LFP sanctionne le club dijonnais avec le retrait d’un point avec sursis (sur un délai d’un an). Une sanction toutefois lourde et sévère pour le DFCO, l’acte étant le fait d’un seul individu et pénalisant du coup l’intégralité d’un club, celui-ci étant considéré comme responsable de ses supporters. Lundi 13 mai, le DFCO annonce qu'il ne fera pas appel.

Au final, il s’agirait d’un homme de 22 ans, habitant Dijon, qui n’aurait pas de casier judiciaire. Au moment des faits, il aurait eu plus d’un gramme d’alcool dans le sang. Il passe 48 heures en garde à vue avant d’être placé sous le statut de témoin assisté, sans mise en examen ni poursuite judiciaire.

Le DFCO s’accroche pour le maintien

Le DFCO réalise ensuite une très belle opération le 19 avril en dominant le Stade Rennais à Gaston-Gérard (3-2), où il n’avait plus gagné depuis six matches, mais il s'incline à Caen (1-0) le 28 avril et à Nantes (3-0) le 5 mai. Samedi 11 mai, le DFCO l'emporte à la dernière seconde face à Strasbourg (2-1).

Photo archives LBP/Philippe BRUCHOT
Lors du match PSG-Dijon. Photo LBP/Vincent POYER

Samedi 18 mai, le DFCO affronte le PSG au Parc des Princes, en croyant toujours en son maintien.

"On veut jouer notre avenir, notre classement sur la dernière journée. Pour cela, il faut absolument faire un gros résultat, prendre des points", martèle Antoine Kombouaré

Malgré un sévère revers (4-0) sous les coups de boutoir de Mbappé, les Dijonnais pouvaient encore sauver leur place en Ligue 1. Pour être barragistes, il leur fallait battre Toulouse vendredi 24 mai et espérer que Bordeaux s'impose à Caen.

"Il faut s’atteler à bien terminer la saison en gagnant le dernier match à domicile", annonce Antoine Kombouaré, avant la réception de Toulouse.

L'inespéré

Vendredi 24 mai, le DFCO affrontait Toulouse. Les joueurs d'Antoine Kombouaré devaient s'imposer et espérer dans le même temps que Caen (18e) ne batte pas Bordeaux (14e), pour éviter une relégation directe en Ligue 2. Le scénario espéré s'est concrétisé, puisque les Dijonnais ont gagné 2-1, tandis que Caen s'inclinait sur sa pelouse face à Bordeaux.

Les Dijonnais feront ainsi face à Lens, en matches aller-retour (match aller jeudi 30 mai à 20 h 45 et match retour dimanche 2 juin à 21 heures).

"On a envie de retenir que l’on est barragiste, c’est énorme car peu de gens misaient sur nous. C’est l’abnégation, l’instinct de survie ", Antoine Kombouaré
Capture d'écran Twitter

Le dfco sauve sa tête

Pour le match aller à Bollaert, l’enfer leur était promis. Et très vite, bien avant le coup d’envoi d’un stade vibrant comme à ses plus belles heures, les Dijonnais ont pu constater la passion débordante des supporters nordistes. Dans la nuit, sur les coups des 2h30, devant leur hôtel, ils étaient nombreux à venir chanter, crier, faire craquer des fumigènes et claquer des pétards. Avant de remettre le couvert peu avant 4 heures du matin.

Sur la pelouse, les Bourguignons éprouvent les plus grandes difficultés à se mettre dans le rythme de la partie. Au cours d'une première mi-temps où les Dijonnais multiplient les erreurs techniques, le DFCO est dominé par des Lensois portés par leur public. Toutefois, le club de Ligue 1 n'est pas vraiment mis en danger.

Mais au retour des vestiaires, les Dijonnais sont piégés en contre. Bellegarde (49e) fait exploser de joie un stade Bollaert en furie et désireux d’en voir plus. Pas suffisant pour faire craquer les Dijonnais. La suite ? Le DFCO remet le pied sur le ballon, dicte le rythme de la partie et prend le dessus sur des Lensois qui semblent émoussés par deux prolongations contre le Paris FC et Troyes pour arriver à ce barrage.

A la 73e minute, Wesley Saïd aurait pu obtenir un penalty sur une faute de Fortes. L'arbitre de la rencontre, ne siffle pas. Une injustice que les Côte-d’Oriens ont su réparer en fin de partie. Avec ce diable de Wesley Saïd à la passe pour Kwon Chang-hoon, qui s’est fait une spécialité de marquer après être entré en jeu (1-1, 81e ). A l'issue du match aller, le DFCO est en ballottage favorable.

Dimanche 2 juin. Rien n'est encore fait pour le DFCO qui part avec un léger avantage mais doit encore finir le travail devant son public pour s'assurer une quatrième saison de rang en Ligue 1. Une rencontre pour laquelle Antoine Kombouaré doit composer avec plusieurs absents de marque : Tavares (genou), Aguerd (cuisse) et Rosier (pied), déjà forfaits lors du match aller mais aussi Kwon, touché aux cervicales sur son but à Lens. Et le sort s'acharne encore contre Dijon quelques minutes avant la rencontre : Rúnar Alex Rúnarsson se blesse à l'échauffement. Il quitte la pelouse en larmes, laissant sa place, à la dernière minute, à Bobby Allain.

Irrespirables. Voilà comment définir les 90 dernières minutes de la saison du DFCO. Devant dès la 28e minute grâce à un but de Sliti, les Dijonnais se sont ensuite fait peur. Onze minutes plus tard, Lens égalise sur coup franc grâce à une somptueuse tête de Duverne dans la lucarne opposée de Bobby Allain.

Lens pousse, Dijon est bousculé mais ne craque pas. Une bataille de tous les instants qui va basculer sur deux coups du sort, deux terribles erreurs du portier lensois, Jérémy Vachoux.

A la 70e minute, le gardien reçoit un ballon en retrait d'un de ses défenseurs et temporise... trop. Kaba vient lui chiper le ballon avant de décaler parfaitement Saïd qui ne se prive pas (2-1). Puis, à la 90e, sur un long ballon, le portier lensois tente une sortie hasardeuse. Dans sa course, il emporte son défenseur mais pas le ballon ni Sliti qui vient sceller ce barrage (3-1). Dijon reste en Ligue 1 et c'est tout un club, un stade, une ville qui peuvent laisser éclater leur joie.

"On est fier d’avoir réussi notre mission. Ça a été dans la douleur, on a eu très peur, on a parfois perdu confiance. Je n’aime pas le mot miracle car, dans la vie, on a toujours ce que l’on mérite", Antoine Kombouaré

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