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Dans le noir 2016 – États-Unis. Réalisation : David F. Sandberg, Scénario : David F. Sandberg, Eric Heisserer. Avec : Teresa Palmer, Gabriel Bateman, Alexander DiPersia, Maria Bello, Lotta Losten.

En 2013, un petit court-métrage d'horreur a secoué les amateurs sur le web.

Même s'il durait moins de 3 minutes, Lights Out a réussi à marquer les amateurs, et a été visionné plus de 14 millions de fois sur Youtube.

Le succès rencontré par le court a permis à son réalisateur d'adapter son histoire en long-métrage.

Rebecca est une jeune femme indépendante ayant coupé les ponts avec sa famille. Alors qu'il travaille tard un soir, le beau-père de la jeune femme est brutalement assassiné par une créature ne vivant que dans le noir. Et lorsque cette même entité va s'en prendre à Martin, le demi-frère de Rebecca, la jeune femme va devoir renouer avec sa famille pour tenter de le sauver.

La peur du noir. Certainement la peur la plus commune au monde. Et on a beau se dire, quand on est adulte, que ça nous est passé, qui n'a jamais eu un petit frisson en remontant, un soir, une allée plongée dans la pénombre ou en allant chercher un carton dans une cave sombre ?

Alors imaginez : il fait noir, et pourtant, vous croyez deviner une silhouette. Elle disparaît quand vous allumez mais réapparaît, plus proche, quand vous éteignez à nouveau. Il y a de quoi flipper.

Et c'est ce qui rend Dans le noir très plaisant à regarder. Des sources de lumière très variées sont utilisées pour se prémunir contre notre antagoniste. Briquet, bougies, néon, phares de voiture, écran de téléphone, tout y passe.

Et s'il est vrai que l'ensemble peut paraître redondant, cela a le mérite de rythmer le long-métrage. La diversité des sources de lumière permet aussi de créer des ambiances assez différentes selon les scènes ce qui est également appréciable.

En ce qui concerne l'entité du film, Diana de son petit nom, il y a du très bon. Le fait de ne la percevoir que comme une silhouette la rend bien plus effrayante que n'importe quel monstre de latex ou en effets numériques. D'ailleurs, au moment où on nous la montre bel et bien, on constate qu'effectivement, la suggestion était plus efficace. Mais cela n'arrive heureusement que tardivement.

Niveau interprétation aussi, le film se tient. Teresa Palmer s'acquitte très bien de son rôle d'héroïne, mais c'est surtout Maria Bello, dans le rôle de la mère, qui vole la vedette. Bien qu'elle ne soit pas très présente à l'écran, elle donne à son personnage, une femme dépressive et tourmentée, une touche émouvante. Et bien qu'au vu de ses actions, ce ne devrait pas être un personnage sympathique, on l'apprécie. Et c'est en grand partie grâce à l'actrice.

En revanche, là où le film perd des points, c'est sur son scénario. Il a bien fallu donner un background à tout ça, expliquer d'où venait l'entité, etc... Et là, on ne peut pas dire que ça convainque. Entre clichés, incohérences et questions en suspens, tout ce qui concerne les origines de Diana semble vraiment avoir été mis là par obligation. Seul point positif : l'inévitable scène de révélations arrive très rapidement dans le film. On est débarrassés, on ne nous fait pas miroiter un mystère qui finirait par décevoir. Là, c'est fait, on passe à la suite.

Pour prendre la défense des artisans du film, il semblerait que l'histoire de Diana ait été revue et corrigée pour donner à Dans le noir un style plus horrifique. Selon son réalisateur, le film devait au départ être une allégorie de la dépression. On le sent, d'ailleurs, à plusieurs moments du film. C'est dommage que cette piste n'ait pas été suivie, le résultat aurait pu être intéressant.

L'anecdote

Lotta Lotsen, la femme du réalisateur, tenait le rôle principal du court-métrage. Elle revient dans un petit rôle, au début de Dans le Noir.

Dans le noir reste un bon film. Il ne marquera pas définitivement le genre, c'est sûr, mais il n'ennuie pas, et apporte une bonne dose de divertissement.

À regarder toutes lumières éteintes.

3/5

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