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confinés, mais en ligne... Les trésors de la bibliothèque numérique.

Ils sont la richesse de notre fonds patrimonial. Leurs caractères souvent uniques en font l'objet de tous nos soins quotidiens et de toutes nos attentions. "Ils", ce sont les trésors anciens des médiathèques de Saint-Étienne. Cachés, mais "chouchoutés", ils se livrent aujourd'hui à nous...
invitation à parcourir l'histoire industrielle de notre ville, à feuilleter les classiques de la littérature forézienne , à découvrir des manuscrits médiévaux ou des documents graphiques du 19e siècle...laissez vous guider par cette sélection.

Le fonds ancien

Les saisies révolutionnaires des bibliothèques des couvents des Capucins, des Minimes et des Ursulines constituent le premier fonds de la Bibliothèque municipale de Saint-Étienne. S’ajoutent les bibliothèques des Sociétés de prêtres de la Grand’église et de Notre-Dame. Ces collections religieuses sont peu importantes : 3000 ouvrages environ.
Le fonds ancien comprend actuellement 5000 documents, manuscrits et imprimés, d’intérêt local et national, du 13e siècle au 19e siècle (1811).

Les manuscrits

Notre collection de 600 manuscrits comprend des actes, titres, mémoires, lettres, notes, plans et pièces diverses. Le manuscrit le plus ancien est le Missel du Collège des Cholets datant du 13e siècle. Le Roman des Sept sages de Rome du 14e siècle est la plus belle pièce du fonds. Nos 4 livres d’heures du 15è siècle ont appartenu à un peintre qui réalisait des dessins pour les rubaniers. La Chronique de Claude Beneyton présente la ville de Saint-Étienne au 18e siècle. quelques manuscrits sont consacrés à un stéphanois célèbre du 19è siècle : le compositeur Jules Massenet.
Que le voyage dans le temps commence...
Le roman des Sept Sages

Version française d'une série de contes venus d'Orient et répandus dans toute l'Europe médiévale.

Célèbre dès le 12è siècle, le roman est constitué de 15 contes intercalés dans la trame du récit, selon le principe des romans à tiroirs : un roi a condamné son fils à mort sur la foi de fausses accusations de la reine, la belle-mère du jeune homme.

Sept sages viennent à tour de rôle conter au roi une histoire dont la conclusion est qu'il faut se méfier des ruses féminines. A chacune de ses histoires la reine en oppose une autre, qui est contraire. Mais c'est elle qui finira par être envoyée au supplice.

Très antiféministe, ce roman fut repris dans des textes profanes et religieux.

Folio de droite

« Chaux achetée et rendue au dit palais et en la dite semaine :"

"A Guillaume Blanc dit Nycolauf le chauffournier de Combronde, pour seize setiers de chaux qu’il a vendus et rendus dans le dit palais et en la dite semaine, au prix de huit deniers le setier, si comme appert par sa quittance donnée le dimanche 29è jour du mois de janvier l’an 1388, rendu accord en ce présent compte, payé 10 sous 8 deniers."

Les livres d'heures

Les livres d’heures sont des livres de dévotion privée, qu’on voit apparaître à la fin du 18è siècle. Leur origine remonte aux heures canoniales, c’est-à-dire aux offices, en plus de la messe quotidienne, consacrés à la prière dans les monastères. Ils contiennent presque toujours les éléments suivants : un calendrier liturgique, des extraits des quatre évangiles, l’office de la Vierge, l’office des défunts et différentes prières.
il faut être fortuné pour acquérir un livre aussi coûteux, tant par sa matière première (le parchemin) que par sa composition qui fait appel à des artistes chevronnés.
Compte tenu de son coût, le livre d’heures est souvent le seul livre que l’on possède, comme le révèle la lecture des inventaires après décès.
Le livre d’heures a un double usage : livre de prières, car l’Église encourage la récitation et la lecture à voix haute, et livre de raison, où on consigne les événements importants de sa vie ou de sa famille.

Structure des livres d'Heures

calendrier
extrait des évangiles
oraisons à la Vierge
heures de la Vierge
psaumes de pénitence
grande litanie
heures de la Croix
heures du Saint-Esprit
office des morts
office de la semaine
heures de la Passion
fêtes de l'année liturgique

L'histoire de Saint-Étienne par claude beneyton

Cette chronique de Saint-Étienne, rédigée par un maître maçon appartenant à la couche alphabétisée du peuple dans la seconde moitié du 18e siècle, constitue la première histoire évènementielle de notre ville. On y découvre un Saint-Étienne manufacturier, dominé alors par l'armurerie, traditionnel, catholique, à la population turbulente, mais aussi une ville où apparaissent des ferments de modernité : canal de Givors, industrie minière, revendication d'éducation populaire. Une ville d'Ancien Régime en devenir...

Abrégé de l'histoire chronologique de la ville de Saint-Étienne de Furan en Forez

par Claude Beneyton
ce manuscrit Contient une première partie sur l'établissement de Saint-Étienne et les principaux évènements : une chronologie de l'histoire de Saint-Étienne notamment de son histoire religieuse et des différents évènements qui s'y produisirent de 1040 à 1772.
Puis une préface au livre second : considérations sur l'homme et les différentes disciplines de la connaissance : histoire, philosophie, sciences mathématiques, architecture, art militaire, navigation. Présentation du caractère des habitants et du peuple de la ville de Saint-Étienne, leurs différents métiers.
Et enfin, un livre second : description de la ville de Saint-Étienne de Furan en forez : description des quartiers et édifices de la ville, les principales fabriques ( armuriers, rubaniers, quincaillers) ; la justice, la juridiction et l'administration de la ville.

quelques Scènes de vie de l'époque, vues par beneyton...

"1603 : Le 4 août lundi étant jour de foire en cette ville, Jean Clozet a été pendu en la place du pré de la foire, pour avoir insulté son père et l’avoir fermé dans les lieux communs, ayant été jugé par les Sieurs Claude Picard, Pierre et Jean Jacquiers, la sentence confirmée par arrêt. Après avoir été un grand quart d’heure pendu, le bourreau lui monta par deux diverses fois sur les épaules. Par permission du sieur Jacquiers de Bas et de madame de Saint-Priest, la corde fut coupée, et on emporta le mort dans la maison de Claude Paris son oncle, où étant, et que l’on voulait le laver, et le coudre dans un linceul, on reconnu qu’il y avait encore un peu de vie. On le fit saigner des deux bras, et lui ayant donné de l’eau impériale, la vie lui revint par le vouloir de Dieu. Ayant été réveillé entre jour et nuit, il fut repris et remporté en prison. En entrant on lui mit les fers aux pieds, et il fut traité fort rudement. Le lendemain Monsieur le juge partit à Lyon, à son retour il amena le bourreau."

"Le samedi suivant 9 dudit mois d’août, ledit Clozet fut ramené au gibet en ladite place du pré de la foire, où il fut derechef pendu et étranglé, bien que sa femme fut appelante. Le peuple regrettait fort de le voir remonter au supplice. Il endura le supplice par deux fois de fort bonne résolution."

"1752 : Le 8 septembre, la maladie des bestiaux ayant depuis quinze jours affligé nos campagnes, un certain boucher à Polignais, nommé Nicolas dit Touron, ayant écorché une vache morte de la maladie au lieu de la Chomassière, il acheta la viande au prix de 18 livres. Sa fille en apporta à Polignais un faix dans un linceul. S’étant couchée dans le même linceul, fut sitôt enflée du charbon, et en mourut. Cette fille fut enterrée au cimetière de Saint-Étienne ledit jour 8 septembre."

"Le 14 dudit, le nommé Fleury Journon, qui avait mangé la tête de cette vache avec sa famille, ayant pris le charbon au cou, il en mourut, et fut enterré ledit jour par ordre de Messieurs les échevins, auprès de la chapelle de Sainte-Barbe. Messieurs les échevins ont pris un soin extraordinaire, conjointement avec Messieurs les officiers de la milice bourgeoise, en plaçant la garde alternative, nuit et jour, à la porte des malades qui étaient gardés à vue."

"Le 17 dudit est mort le nommé Ravel, fabricant en soie, demeurant audit Polignais, lequel ayant acheté de cette viande qu’il mangea avec son père et sa famille, il en mourut, et ledit jour fut enterré dans la chapelle de Saint-Ennemond. étant dans la fosse, on leva le couvert du cercueil, sur lequel on vida deux sacs de chaux et de l’eau dessus pour le fuser soudain."

"La même nuit à trois heures du matin, on a enterré dans la même chapelle la nommé Guiote, morte de la même maladie. Enfin Messieurs les échevins n’ont rien épargné pour l’entretien des malades, et la préservation de cette ville, qui a beaucoup de communication avec tout le royaume."

"Le 21 dudit, on a aussi enterré dans ladite chapelle de Saint-Ennemond la belle-fille dudit Touron, morte de la même maladie, quoiqu’on eu fait l’opération à son charbon, qui était sous le menton."

Le diverse e artificiose machine

Ce traité fondamental, abondamment illustré, appartient au genre des théâtres ou panoramas de machines, moyen d'expression privilégié des ingénieurs de la Renaissance. Ramelli y décrit d'extraordinaires machines hydrauliques, moulins, pompes, automates. Ce traité, rare et recherché des curieux, contient la description de plusieurs machines inventées ou perfectionnées par Ramelli pour élever les eaux, soulever des fardeaux, construire des ponts, lancer des traits et des grenades enflammées. Certaines machines sont fantastiques comme la machine à lire ou l'orgue à fleurs.

La gazzette francoise

par Marcellin Allard Foresien

Poème héroï-comique en prose émaillé de citations et de proverbes en langage rabelaisien. Histoire allégorique de la ville de Saint-Étienne

C'est le plus ancien ouvrage écrit en patois gaga ou dialecte de Saint-Étienne. Morceau pour ou contre le mariage et les femmes.

L' Astrée

de messire Honoré d'Urfé

L'action de l'Astrée se passe au 5eme siècle. Sagement gouverné par la reine Amasis dans son palais de Marcilly, le Forez vit dans la paix, alors que la Gaule est occupée, envahie, déchirée. Au cours d'une fête de Vénus, le jeune berger Céladon, qui n'a que quatorze ans, rencontre Astrée, plus jeune encore, et c'est le coup de foudre. Le père de Céladon, jugeant cet amour funeste, éloigne son fils, mais à son retour, Céladon aime plus que jamais Astrée...

Lettres d'un mineur du 4 juillet 1868

Saint-Étienne le 4 juillet 1868

"Mon cher Emile"

"En compagnie d'un de mes camarades et de l'ingénieur de la mine, nous venons d'opérer une petite descente aux enfers. Ce n'est pas long. En une minute nous étions transportés à fond de cale. Ce petit voyage causerait sans doute plus d'émotion à quelqu'un de plus timide que moi, qui n'ai ressenti, comme tout le monde mineur, qu'une légèreté de corps capable de vous envoyer par dessus la balustrade. Sur ma demande, le mécanicien nous a fait franchir l'espace avec une grande vitesse. Mon camarade éprouvait au contraire des moments d'angoisse presque cruels."

"On ne peut se rendre que très difficilement compte de l'effet produit par la rapidité de la descente."

"Dans ce mouvement, pour peu que les lampes s'éteignent, comme cela nous est arrivé, on se figurerait aisément que l'on monte. Au contraire, lorsque nous avons ascensionné, nous croyions descendre. C'est comme effet de corps comme (un) étourdissement, quelque chose de semblable à ce qu'on éprouverait dans un navire ballotté par la mer."

"Nous avons aperçu des étincelles provenant du frottement excessif occasionné par la vitesse au moment où nous avons rencontré la cage descendante."

"D'après la petite figure que je te trace, tu vois que l'on pouvait monter en grande compagnie dans cette cage qui aurait pu contenir encore au moins 3 personnes. Plus on est nombreux, plus on se serre, plus on se cramponne, et moins on aurait de chances de passer par dessus bord."

"Il ne faut se pencher ni à droite ni à gauche de la balustrade. Il n'y a guère plus d'un ou deux centimètres de jeu entre les cages qui sont constamment guidées jusqu'en bas. Le ballottement est presque nul. Les voyageurs sont remplacés par des baines de charbon au nombre de 2 dans chaque cage superposée, mais on évite de monter du..." (suite page 2)

Page 2

"...charbon quand l'on descend pour éviter toutes chances d'accident."

"Le nombre de baines ou petits wagons montés peut être de 1200 par jour. Cela devrait plus fatiguer les cordes qui durent, dit-on, 15 à 16 mois. Les câbles sont plats et tressés comme tu le vois (dessin). Leur largeur est celle de cette feuille de papier en travers."

"Arrivés en bas, nous avons allumé nos lampes, bourré nos pipes, et nous nous sommes mis en marche. Tu connais la lampe du mineur (dessin) ; tu connais ma pipe (dessin)."

"Rien ne t'empêche donc de nous suivre. Tu marches d'abord bien droit, tu ne perds pas un pouce de ta taille, mais de temps à autre ta tête frappe quelque chose, c'est une première invitation à te baisser, puis à te courber, puis à ramper. On s'y fait."

"Il faut que je t'explique en 2 mots comme on exploite les mines de charbon. D'abord tu fais un puits dans la plus grande profondeur qui varie à Saint-Étienne pour quelques mines de 200 à 350 mètres (le puits de la Loire est un des moins profonds)."

"L'extérieur est toujours le même : 4 grandes poutres surmontées d'un toit, une roue sur laquelle s'enroule le câble, une stacade ou plancher sur lequel tu roules tes wagons vides ou pleins. Des basculeurs pour le charbon ordinaire, des balances pour le charbon en bloc, débarrassent ton plancher situé à trois quatre mètres du sol. A quelques pas de là, des bassins pour le lavage des charbons, et voilà tout pour l'extérieur, sans compter la machine qui fait mouvoir..." (suite page 3)

Dessin (vue extérieure du puits de mine) : Faute d''espace j'ai diminué la hauteur de mon toit qui serait à peu près le double.

La machine est simple. C'est une très grande roue sur laquelle vient se dérouler le cable, en même temps qu'il s'enroule sur une autre partie de cette même roue. C'est un système semblable à celui de la halle de Lyon.

Page 3

"...tes wagons montants ou descendants."

"A l'intérieur les mineurs creusent des galeries souterraines de la manière suivante."

"Ton puits creusé très profond te donne la première direction. C'est la grande galerie, à droite et à gauche de laquelle tu traces des rampes très rapides qui doivent t'amener à peu près toutes en même temps à un point que tu as choisi, et là tu traces ta 2è grande galerie que tu dois exploiter."

"Tu comprends que cette deuxième galerie te permet de faire descendre tes charbons dans la 1ère galerie établie de plein pied avec la limite extrême de ton point. Les wagons pleins descendent promptement. Les wagons vides sont ramenés par le contrepoids, et tes charbons sont immédiatement expédiés au dehors sans encombrement."

"Cette deuxième galerie exploitée, tu la combles avec des matières inutiles, vieux soliveaux, vieilles traverses, pierres , débris, et tu continues ton ascension vers le sol."

"Tu recreuses une 3è galerie qui déverses toujours dans la première tous ses charbons, et ainsi de suite, jusqu'à ce que cette partie soit exploitée. Les tranchées sont uniformément étayées avec des cadres en bois de sapin.."

Dessin : plan des galeries et dessin d'une galerie avec étais...(suite page 4).

Page 4

"Dans le principe (= au début) ces galeries sont belles. Un homme y passerait presque à cheval. Mais bientôt les affaissements commencent. Tout s'écrase, et si l'on ne remplace pas immédiatement les étais brisés, vous avez des éboulements considérables. Nous allions passer par un petit boyau, lorsque tout à coup le gouverneur (chef des ouvriers à la mine) aperçut quelques grésillements."

"Nous étions à plat ventre. Force fut de marcher comme les crabes pour revenir sur nos pas."

"Ce qui m'a le plus surpris, c'est de voir dans un endroit désert, abandonné, à l’extrémité d'une petite rampe, au sommet de laquelle nous suâmes toutes les gouttes de notre corps pour y arriver, c'est de voir, dis-je, un homme dans le costume de nos premiers pères accroupi et taillant le charbon avec son pic."

"Une bouche d'air lui arrivait, il est vrai,. Mais vois-tu cet homme noir, taillant le charbon à plat ventre, sans autre lumière que sa lampe fumeuse, quelle existence pour gagner 4 à 4,5 d'un travail de 8 heures ! Et encore heureux qu'il n'y a pas de feu grisou (ce) qui permet aux ouvriers de fumer leur pipe en travaillant. C'est une petite consolation, mais c'en est une."

Dessin : mineur à plat ventre au travail au fond d'une galerie

Jules Massenet

Né le 12 mai 1842, place de la Terrasse, aujourd'hui place Massenet, il mourut à Paris en 1912. Une plaque apposée sur l'immeuble où il naquit indique : "Massenet. Compositeur de musique. Naquit en cette maison. Commune de Montaud réunie depuis 1855 à la ville de Saint-Etienne.1842-1912."
Grand Prix de Rome en 1863, il voyage beaucoup, notamment en Italie, en Allemagne et en Hongrie.
En 1873, il trouve une consécration parisienne avec la représentation de "Marie-Magdeleine".
De très nombreuses œuvres suivront : "Hérodiade", "Manon", "Werther", "Thaïs", "Sapho", "Le Jongleur de Notre-Dame", "Ariane", "Thérèse", "Don Quichotte"...
Représentation d'un costume

"Le Jongleur de Notre-Dame"

Dédicace : "à Madame Henri Heugel. En souvenir de la profonde et reconnaissante affection que j'ai pour votre mari, permettez-moi de vous offrir ce manuscrit écrit dans la vieille solitude d'Egreville et terminée en septembre 1900. Votre fervent et respectueux ami J. Massenet". Paris, Noël 1901.
Jules Massenet relate dans ces feuillets la genèse de l’œuvre "le Jongleur de Notre Dame", en particulier ses relations avec Maurice Léna (poète lyonnais auteur du livret), Raoul Ginsbourg (musicien) et S.A.S le Prince de Monaco.

quelques affiches de ses œuvres...

"Projet d'amélioration pour la Manufacture d'armes de Saint-Étienne" : Direction des ateliers d'armes, Manufacture de Saint-Étienne

Document interne rédigé par la "Direction des ateliers de la Manufacture", service chargé du contrôle et de la vérification des armes livrées par les ouvriers armuriers. Il date de l'époque révolutionnaire (7 avril 1796), moment où les guerres civiles et les menaces extérieures augmentent les besoins d'armes de guerre pour les armées républicaines. Les propositions d'amélioration vont dans deux directions : 1/ Privilégier la qualité et l'intéressement en payant mieux les ouvriers et avec un système de primes pour ceux qui effectuent le meilleur travail ; 2/ Renforcer le contrôle à la livraison en retournant systématiquement les armes défectueuses. Ces recommandations sont un premier pas vers une réorganisation complète de la production qui verra la centralisation de la production d'armes de guerre dans une seule grande usine mécanisée : la Manufacture d'armes de Saint-Étienne construite entre 1864 et 1870.

"Revue de l'inauguration de l'Hôtel : V'là la Mine"

La Société amicale des anciens élèves de l’école des Mineurs est fondée en 1866. Logés à partir de 1867 dans les locaux de l’école à Chantegrillet, les sociétaires souhaitent la création d'un hôtel des ingénieurs comme celui de Paris, rue Chauchat. Dans le contexte du percement de l'avenue du Président Faure, future avenue de la Libération et nouveau quartier prestigieux de Saint-Étienne, la Société achète en 1905 une parcelle à l'angle de l'avenue et de la rue du Grand Moulin.
Revue réalisée en 1908 par un élève (non identifié, signature par un monogramme "P") de l’école des Mines pour l'inauguration de l'Hôtel des Ingénieurs (rue du Grand Moulin à Saint-Étienne), adressée à ses camarades et au président de la Société Amicale des Anciens Élèves de l’école Nationale des Mines de Saint-Étienne, Monsieur Murgue. La couverture du cahier est réalisée avec une feuille de papier d'emballage de chocolat suisse Kohler.
FIN...