Sortie en Barousse Devoir de mémoire / mr perrefarres

Notre première rencontre se déroule à Sarp :

Nous rencontrons donc Mr Jean-Jacques ABDALLAH, sculpteur.

Il a un style figuratif, géométrique et ses sculptures sont stylisées.

Photo prise d'un article du journal "La Dépêche"

Il était convié pour nous présenter le projet de Stèle qui lui a était demandé de réaliser dans le cadre du projet centenaire en collaboration avec le collège de la Barousse.

C’est Mr FORASTE président de l’association ( truc en Barousse) et Maire de Sarp qui a eu l’idée et qui lui a donné le thème. C’est dans un bloc de marbre rouge qui date de 100-150 ans que sera incrustée une colombe de marbre blanc, un choix qui a été fait par nos prédécesseurs du collège.

Nous l’avons questionné sur sa démarche artistique :

Pour commencer Mr ABDALLAH a dessiné la colombe sur du carton avant de l’adapter sur du marbre pendant quelques jours dans son atelier. Quand nous sommes arrivés, il ne lui restait plus que la mise en place. Le mélange des matières l’intéresser ainsi que le devoir de mémoire.

Il a utilisé de la pierre de Sost ainsi que du marbre de St Béat.

En ce qui concerne les outils, Mr ABDALLAH s’est servi de meules à disques diamantés rondes et de papier de verre.

Nous avons aussi abordé son parcours d’artiste :

Au départ le sculpteur voulait travailler le bois car depuis tout petit c’était quelque chose qui le passionné.

Il s’inscrit donc aux Beaux-Arts de Tarbes, mais son professeur commença par lui faire travailler de la pierre tel que du marbre et du granit.

Après sa formation il fut embaucher dans un atelier de marbrerie où il taillait des fontaines et cheminées pour gagner sa vie.

Cela fait maintenant 22 ans que l’artiste vit de son atelier où il confectionne des créations tel que la sculpture de l’ours qui est exposée à l'entrée du Parc National d'Arrens.

La seconde visite se déroule à Gembrie en compagnie de Mr PERRAULT notre professeur d'art plastique, Mr GENO premier adjoint à la mairie de Gembrie et enfin Mr FORASTE.

Le projet se divise en trois parties : la fresque, la stèle et le damier.

Commençons par la fresque.

Tout d’abord une étude de faisabilité est réalisée en relation avec le projet que nos ainés avaient imaginer. Il faut aussi penser au plan de financement.

1) Il fallait quelque chose en rapport avec la Grande Guerre, de visible mais pas agressif et enfin quelque chose de réalisable par les élèves.

Ils ont donc opté pour une toile de Felix Valoton. La fresque serait inspirée de ce tableau.

Elle sera peinte avec de la peinture acrylique qui résiste aux intempéries. Au final elle occupera une superficie de 100m². A l’heure actuelle elle ne possède pas de titre.

2) La mise en œuvre : marouflage, taloché fin qui seront la moitié de la réalisation.

3) Le projet final serait mis en place en 2018 mais pas avant.

Il fallait aussi un emplacement stratégique. L’ensemble se situe donc sur la départementale. (photo) C’est par cette voie que sont descendus les soldats lors de la mobilisation générale ou du service militaire. A l’époque le service militaire était quelque chose de très important. En Barousse la visite médicale se déroulait à Mauléon. C’est en mémoire du passage des soldats, du tournant de leur vie en quelque sorte que les trois mémoriaux se situent là.

Parlons ensuite du damier.

Ce serait un monument « vivant », interactif. Muni de bornes wifi, nous pourrions, grâce à la technologie des outils numériques (portables, tablettes etc.) faire apparaître le nom des 228 morts en Barousse, retrouvé leurs livrets militaires ainsi que leur classe. Nous serions dans la réalité augmentée. Il est prévu qu’il soit installé autour d’un grand chêne vieux de près de 100 ans, pour créer une atmosphère symbolique, emblématique.

Nous avons aussi évoqué les bouleversements que la guerre a engendré : les gueules cassées, les crises sociales, politiques, artistiques, l’incompréhension entre soldats et civils.

Enfin nous leurs avons demandé si c’était important pour eux que des jeunes transmettent en quelques sortes se « devoir de mémoire » :

C’est la mairesse de Gembrie qui nous a répondu en disant que pour elle cela avait de la valeur car c’était des jeunes et qu’il ne fallait rien oublier.

Après cela nous sommes remontés dans le bus direction Mauléon-Barousse pour observer et comprendre le monument aux morts cantonal.

Nous avons échanger avec Mme la mairesse BATHIE-FORTASSIN et Mr IBOS qui fait parti des Anciens combattants.

Le monument a été inauguré le 2 novembre 1924 par Prosper Nogès ancien maire de Mauléon en mémoire aux 228 morts pour la France des 25 de Barousse. Il est positionné sur une parcelle de la commission pastorale, toujours syndicat pastoral en relation avec Gembrie.

Le monument se compose d'une pierre taillée dans du marbre sur laquelle il y est inscrit "Aux enfants de la Barousse morts pour la France" ainsi qu'une Palme sur une croix de guerre en tant que décoration. Juste devant se situe une statue en bronze représentant un soldat en uniforme ; son fusils est posé contre sa jambe. Ces deux éléments sont posés sur un socle de marbre blanc où il y est écrit "Grande Guerre / 1914-1918 / 1939-1945. Le socle comporte également deux plaques l'une pour la Guerre d'Algérie l'autre parlant du canton.

Photo prise sur le site de recensement des mémoriaux de France

La sculpture a été réalisé par Firmin MICHELET dans un style réaliste. Mais avant d'être recouverte de bronze c'était une sculpture en terre, en glaise. Nous pouvons presque apercevoir les traces de pouce ou d'outils.

C'est un lieu important pour tous car c'est un lieu de mémoire, de recueillement qui procure de l'émotion surtout pour un ancien combattant comme nous l'a décrit Mr IBOS.

En effet lui s'est engagé à l'âge de dix-huit ans et a fini sa carrière avec 160 femmes sous ses ordres. Il a aussi traversé des moments difficiles comme perdre des proches durant une explosion.

Il nous a aussi expliquer que les militaires sont sous la réserve, ils ne sont ni que gauche ni de droite. Pour lui c'est une fierté de servir son pays, sa patrie, car ce qui est bien vrai c'est que sans ces soldats qui se sont battus nous ne serions peut-être pas libre aujourd'hui.

Enfin nous avons rencontré Gloria CORONNA, sculptrice, et Mr MARROT maire d'Izaourt.

Pendant son enfance Mr MARROT n'a jamais vu de mémorial dans sa commune. Durant ses premiers mandats, un invalide de guerre faisait parti de son conseil municipal. Il s'appelait Jean et ne voulait ni entendre, ni parler de la guerre. Lorsque qu'il décédât, Mr MARROT chercha un moyen de lui rendre hommage et cette idée de mémorial lui vint en tête.

Le conseil eu deux propositions et c'est celle de Gloria CORONNA qui fut retenue. Leur collaboration commença.

Le mémorial se compose d'une flamme taillée dans du marbre blanc, sur laquelle est inscrit "Ni haine, Ni oublie". A gauche de la flamme se trouve une femme, taillée elle aussi dans du marbre blanc. Elle est debout et représente la jeunesse. Elle a le visage grave, qui reflète l'espérance mais aussi le fit qu'elle n'accepte pas ce qu'il se passe. Enfin, agenouillée, les mains sur ces genous comme si elle priée, il y a une femme taillée dans de la pierre noire d'Izaourt. Elle représente la souffrance, le poids du chagrin, c'est le côté sombre.

Pourquoi des femmes ?

Pour montrer que pendant la guerre les femmes subissaient aussi de manière dramatique, que se soit le travail dans les champs, ou dans les usines, mais aussi l'éducation des enfants et la souffrance de voir leur maris, fils partirent se faire tuer. C'est le phénomène de Guerre Totale.

Les sculptures sont réalisées dans un style simplifié, stylisé. Le but était de créer quelque chose qui n'inspirait pas la violence, qui nous parlait d'un autre temps, qui faisait réfléchir. Le message est bien passé.

Nous continuerons à transmettre ce devoir de mémoire de génération en génération pour ne pas commettre les mêmes erreurs et toujours se souvenir des sacrifices de ces générations.

Quelques petits conseils pour notre réalisation

- par Jean-Jacques ABDALLAH et Gloria CORRONA

- Faire une maquette en patte à modeler puis une maquette en terre à l'échelle réelle.

- Commencer avec du polystyrène

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