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La Maison des Journalistes : refuge de la libertE de la presse Bessma Sikouk

La Maisons des Journalistes est une association à but non lucratif de loi 1901. Elle existe depuis 2002 et accueille des journalistes réfugiés du monde entier. Menacés dans leur pays d’origine pour avoir exercé leur métier de journaliste. Au nom de la liberté de la presse et plus largement de la liberté d’expression elle les accompagne en leur permettant de loger gratuitement grâce à un partenariat avec plusieurs médias et associations. Elle leur offre également un soutien pour s’insérer en France (démarches administratives, recherche d’emploi, cours de français) et leur permet de rencontrer d’autres journalistes dans la même situation.

Mortaza est originaire d'Afghanistan. Il a dû fuir le pays pour avoir écrit sur le trafic d'opium qui s'opère dans cette région du globe. Désormais il est journaliste pour Arte et il a créé le média Guiti News, un média franco-réfugié.
Adam vient du Tchad, il a dû quitter son pays parce qu'il a enquêté sur le massacre de Nguéli en 2016 et sur le bombardement dans la région de Tibesti. Il a été arrêté, menacé et torturé ce qui l’a conduit à fuir. Il attend son statut de réfugié politique. La bibliothèque de la MDJ regorge de livres de géopolitique, un domaine qui l’intéresse particulièrement.

Makaila est un journaliste et blogueur tchadien, il a dû s’exiler pour avoir dénoncé dans ses enquêtes la politique d’Idriss Déby. Il continue de militer pour la liberté de la presse et le droit d’informer à travers son blog : Makaila.fr.

Ahmed est un journaliste égyptien. L’Egypte est le pays qui possède l’une des plus grandes prisons pour journalistes au monde et fait partie des pays où il y a le moins de liberté pour la presse selon reporters sans frontières (RSF).

Le Canard enchaîné fait partie des média partenaires de la MDJ. Ainsi que Arte, France télévisions, Mediapart ou encore Sud Ouest et Ouest France. Un partenariat avec la MDJ consiste à ce qu’un média s’engage à accueillir un journaliste réfugié ou demandeur d’asile en parrainant une chambre.

Javad est originaire du Pakistan. Il a été contraint à l'exil après avoir été emprisonné et torturé par les forces militaires pakistanaises pour avoir écrit sur le conflit au Cachemire qui oppose l'Inde et le Pakistan.

Rukai est journaliste, originaire de Syrie. Elle a dénoncé les agissements de DAECH en Syrie. Pour cela elle a été contrainte à l'exil après avoir été la cible de menaces de mort. Elle regarde un documentaire sur DAECH qu'elle a réalisé sur la conditions des femmes qui sont détenues.
L’AFP est partenaire de la MDJ depuis 2017. Partout dans la MDJ (chambres, couloirs, bibliothèque), on retrouve la carte de RSF sur la liberté de la presse dans le monde. Un symbole pour ces journalistes qui ont sacrifié leurs vies au nom de la liberté d’informer.

Hassan est photojournaliste, il a collaboré avec, notamment, l'AFP. Il a couvert le siège qu'il a subi pendant "1800 jours" et la révolution à laquelle il a participé. Il montre les photos qu’il a prises et qui trônent dans sa chambre. Désormais il se sent à l’abri et veut continuer à dénoncer ce qui se passe en Syrie pour ceux qui se battent pour la liberté.

Erkin, originaire du Kazakstan, a informé sur la détention illégale des Ouïghours dans la région du Xinjiang. Il a mis en place un registre dans lequel il répertorie les personnes détenues.

Il a fourni des informations importantes à plusieurs grands médias. Chaque jour il continue d'informer via les réseaux sociaux en publiant sur Facebook. Pour lui "le journalisme est une arme" pour lutter contre la violence et l'injustice.

Viola travaille à la MDJ, elle s’occupe de la communication. C'est aussi elle qui encadre, par exemple, les interventions de sensibilisation dans les lycées dans le cadre du projet de rencontres et d’échanges, « Renvoyé spécial ».
Martine, ancienne journaliste au Monde, donne des cours de français aux journalistes de la MDJ. Ici elle explique à Erkin ce que sont les consonnes et les voyelles.

Basma, originaire du Yémen, a dû s'exiler. La vie était devenue trop dangereuse pour elle en raison de son combat féministe et antiraciste.

Après avoir vécu 1 mois et demi à l'aéroport Charles de Gaulle, elle a rejoint la MDJ depuis 1 semaine. Elle apprend le français grâce à son dictionnaire de poche entre les cours de français de la MDJ.