La bienveillance qui nous réunit tous

Pendant plusieurs décennies, Dianne Cormier Northrup a parcouru les nombreuses difficultés pour garantir à ses enfants l’obtention des possibilités qu’ils méritent amplement. Alors que Robert et Lynn, représentés ici, continuent de mener une vie enrichissante, l’histoire de sa famille est une autre preuve que les communautés inclusives et accessibles se construisent un foyer à la fois.

« C’est vraiment une chose difficile que nous avons faite. »

C’est ainsi que Dianne Cormier Northrup décrit le processus de déménager dans une nouvelle localité qui répondrait mieux aux besoins de sa famille. Avec toutes les commodités à proximité, le déménagement aurait dû leur faciliter l’existence. Mais le changement de quartier signifiait que ses deux enfants, Robert et Lynn, devraient se faire de nouveaux amis, un rite de passage difficile pour n’importe quel enfant, mais encore plus difficile pour ceux qui ont un handicap.

« Quand je me mêlais à mes voisins, il y avait deux fauteuils roulants, alors ce n’était pas chose facile, raconte Cormier Northrup. Ces obstacles ne me facilitaient pas la vie. »

Même si les Cormier Northrups ont fini par s’installer, les difficultés qu’ils rencontrent rappellent réellement la nécessité d’un soutien à la maison et non pas seulement sous forme d’infrastructures physiques. L’avenir de leurs enfants étant en jeu, Dianne et sa famille savaient que la création d’un milieu inclusif et accessible exigerait le soutien de la collectivité dans son ensemble.

METTRE EN PLACE DES MOYENS AU DOMICILE

Heureusement, une évolution de la pensée et de la politique s'apprêtait à faire en sorte qu’il soit plus facile pour des personnes comme Robert et Lynn de vivre là où elles veulent. Alors que les foyers de soins avaient été pendant de nombreuses années la destination la plus probable des Néo-Brunswickois ayant un handicap intellectuel, l’émergence de l’Association du Nouveau-Brunswick pour l’intégration communautaire a engendré une pensée plus progressiste, à l’origine d’un éventail de possibilités élargies. Plus d’un demi-siècle plus tard, l’ANBIC continue de s’enorgueillir de son approche souple dans la prestation de soutien, fidèle à son objectif d’habiliter des gens comme les Cormier Northrup pour qu’elles puissent à leur tour fournir ce qu’il y a de mieux à leur famille.

« Grâce au programme de facilitation indépendante, explique Cormier Northrup, nous avons pu obtenir du financement additionnel qui a permis à Robert et à Lynn d’habiter là où ils étaient. »

Essentiellement, le Programme de facilitation indépendante est un mécanisme de planification qui aide à déterminer les besoins de chaque individu en fonction des nombreux qui façonnent leur vie. Une fois qu’un plan de soutien est en place, le personnel de l’ANBIC élabore une demande de financement une fonction de l’individu.

« Tout est mis en place pour faire en sorte que les personnes obtiennent le soutien dont elles ont besoin. »

Au bout du compte, le Programme de facilitation indépendante donne aux personnes ayant un handicap intellectuel, ainsi qu’à leurs parents, aux membres de leurs familles et à leurs personnes soignantes, un plus grand sentiment de pouvoir d’agir en leur permettant de choisir ce qui leur convient dans la vie.

COMPRENDRE L’INCIDENCE

Cormier Northrup est certaine que, n’eu été de ce programme, Robert et Lynn seraient maintenant dans des foyers de soins, plutôt qu’à leur domicile actuel, où ils mènent une vie florissante. Alors que les générations précédentes leur auraient réservé une place dans un milieu institutionnel, voilà plutôt deux membres adultes d’une fratrie, avec chacun leurs passe-temps et leurs champs d’intérêt, qui partagent un logement.

C’est le respect que voue l’ANBIC aux personnes comme Robert et Lynn qui compte le plus aux yeux de ceux qui les connaissent le mieux. Cormier Northrup se rappelle bien de ce qu’elle a ressenti dans les années 1980, alors que les classes séparées étaient la norme. Ayant depuis ce temps déployé beaucoup d’effort pour aider à éradiquer de telles pratiques au Nouveau-Brunswick, elle envisager un avenir où les logements inclusifs et accessibles seront étendus à mesure égale partout dans la province.

Même si beaucoup reste à faire, Cormier Northrup voit néanmoins un mouvement continu vers une société plus inclusive comme étant profitable pour nous tous.

« Nous deviendrions plus bienveillants, dit-elle. Et plus solidaires de tout le monde dans la collectivité. »

CRÉDIT PHOTO

A special thanks to the Northrup Cormiers for providing the family pictures included here to help tell their story.

Created By
NBACL Wilson
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