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“ Le travail est plus dur au début ” Comment les pairs-éducateurs et les pairs-navigateurs des populations clés ont fait progresser le contrôle de l'épidémie de l’infection au Burkina Faso

Ending AIDS in West Africa (#EAWA) est un projet de cinq ans, dirigé par FHI 360 et financé par USAID dans le but d’accélérer les progrès dans la lutte contre l’infection à VIH dans la région de l’Afrique de l’Ouest en vue d’atteindre les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA. Les efforts sont entre autres concentrés sur l'amélioration de l'accès aux services de prévention, de soins et de traitement pour les travailleuses du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).
Depuis le lancement de #EAWA au Burkina Faso en 2017 : 9 105 personnes au total ont bénéficié d'interventions de prévention du VIH, 8 905 ont été testées pour le VIH et ont reçu leurs résultats, et 801 personnes ont été nouvellement diagnostiquées séropositives au VIH. Le taux global de dépistage est de 9% et 705 ont été mises sous traitement (soit 88% des personnes infectées).
DES RÉSULTATS AMÉLIORÉS. AU COURS DU DERNIER TRIMESTRE (AVRIL À JUIN 2019), LE PROJET A ATTEINT UN TAUX DE DÉCOUVERTE DE CAS DE 12% ET UN TAUX D’ARRIMAGE AUX SOINS DE 95%.
Une grande partie des progrès réalisés par le Burkina Faso dans la réalisation des objectifs 95-95-95 de l'ONUSIDA peut être attribuée aux pairs- éducateurs et pairs- navigateurs dévoués de #EAWA.

“Je suis une ancienne travailleuse du sexe. Quand j'ai entendu parler de la formation des éducateurs pairs, j'ai décidé de venir. Je voulais apporter de la lumière à mes amies… À un endroit, j'ai rencontré une nouvelle venue, une Nigériane de 19 ans. Elle m'a dit qu'elle n'utilisait pas de préservatifs. Je l'ai convaincue d'utiliser des préservatifs et de se faire tester. Plus tard, elle m'a remerciée et m'a dit que je lui avais sauvé la vie. Nous sommes devenues amies. Alors, maintenant, quand je viens pour la sensibilisation, elle traduit ce que je dis en anglais pour les autres travailleuses du sexe qui ne parlent pas français. "

Irène Nakoulma, paire-éducatrice

“ Nous [pairs- éducateurs] faisons un travail difficile, en convaincant les gens de passer faire un test de dépistage du VIH. Faire le test est la partie facile (c’est amener à le faire qui est difficile). Souvent, ils ne veulent pas venir parce qu’ils ont peur de connaître leur statut. Ils ont peur que s'ils sont positifs, les autres le découvrent. Ils ont également peur que d'autres découvrent qu'ils sont des HSH. "

Frank, pair-éducateur HSH

“La partie la plus difficile de mon travail consiste à convaincre les gens de se faire tester. Certains sont têtus. D’autres ne savent pas que le VIH existe. D’autres encore ont peur de connaître les résultats de leurs tests. Il est important de les aider à comprendre que leurs résultats seront confidentiels. Sinon, ils ne viendront pas. "

Isabelle Tapsoba, paire-éducatrice TS

“ Vous devez être respectueux des travailleurs du sexe [et] aborder le travail avec précaution. Ne les traitez pas différemment des autres. Petit à petit, vous pourrez gagner leur respect et leur confiance. Si vous pouvez convaincre une personne de vous faire confiance, elle peut aider à convaincre les autres de vous faire confiance également. ”

Epiphanie Tapsoba, paire-éducatrice de TS

la pair-NAVIGATION

LA NAVIGATION PAR LES PAIRS S'IMPOSE LÀ OÙ LA SENSIBILISATION PAR LES PAIRS SE TERMINE. LES PAIRS NAVIGATEURS TRAVAILLENT À TEMPS PLEIN AU SEIN D'UNE ÉQUIPE DE GESTION DE CAS POUR AIDER LES MEMBRES DES POPULATIONS CLÉS POSITIFS AU VIH À ACCÉDER AUX SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT, TOUT EN LES SUPPORTANT À IDENTIFIER ET SUPPRIMER LES OBSTACLES QUI INTERFÉRENT À LA RÉALISATION DES OBJECTIFS LIÉS À LA SANTÉ.
LES PAIRS NAVIGATEURS EUGENIE KINDA, ROMAIN OUEDRAOGO, LUCIE OUEDRAOGO ET TOURAMAKAN COULIBALY SONT REPRÉSENTÉS CI-DESSOUS.

“ C’est plus difficile pour les gens d’être adhérents au début. Ils ont peur que quelqu'un découvre leur statut. Nous devons vraiment les aider à comprendre que les informations recueillies sur eux resteront confidentielles. Le travail du pair -navigateur est plus difficile au début lorsque le diagnostic est fait. ”

Romain Ouedraogo, navigateur pair

“ Lorsque quelqu'un n'adhère pas, nous faisons tout notre possible pour le ramener au centre. Une fois que le médecin a fait sa part, nous discutons avec lui du respect des rendez-vous, nous l’invitons à des discussions de groupe afin qu'il puisse entendre parler des expériences des autres et instaurer un climat de confiance. Nous lui rendons visite afin de s'assurer qu'il prend bien ses médicament. "

Eugenie Kinda, paire-navigatrice
L’OBJECTIF FINAL DU TRAVAIL DES PAIRS NAVIGATEURS EST D’AIDER LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH À ADHÉRER AU TRAITEMENT AFIN QUE CELLES CI AIENT UNE CHARGE VIRALE SUPPRIMÉE. LES PRESTATAIRES DE SOINS ET LES PAIRS NAVIGATEURS AU BURKINA FASO TRAVAILLENT DUR POUR AMÉLIORER L’ACCÈS À LA MESURE DE LA CHARGE VIRALE CHEZ LES CLIENTS SOUS TRAITEMENT. PARMI CEUX QUI ONT FAIT LA MESURE DE LEUR CHARGE VIRALE ET REÇU LEURS RÉSULTATS AU COURS DU DERNIER TRIMESTRE (AVRIL À JUIN 2019), PRESQUE 90% ONT UNE CHARGE VIRALE SUPPRIMÉE.

“ Parfois, vous devez dire aux gens que vous étiez comme eux avant de devenir pair- éducateur ou pair navigateur … Vous devez vous détendre et les aider à se détendre. Au début, ils ne veulent pas vous parler. Ils ont peur. Mais ils comprendront progressivement que vous leur ressemblez. ”

Le projet #EAWA est fier de soutenir les pairs- éducateurs et pairs- navigateurs du Burkina Faso et les remercie pour leur incroyable contribution à la lutte contre le VIH.

Cette histoire est rendue possible grâce au généreux soutien du peuple américain par le biais de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Les contenus relèvent de la responsabilité de FHI 360 et ne reflètent pas nécessairement les vues de l'USAID ou du gouvernement des États-Unis.