Donald Trump Le récit d'Un mois à la maison blanche

Vendredi 20 janvier: l'investiture

Le voici à la tribune du Capitole. Après avoir déjoué tous les pronostics, Donald Trump prête serment, devenant ainsi le 45e président des Etats-Unis. Dans son discours, il reprend son thème de campagne maintes fois entendu ces derniers mois : "Ensemble nous allons rendre à l'Amérique sa force. Nous allons rendre à l'Amérique sa prospérité. Nous allons rendre à l'Amérique sa fierté. Nous allons rendre à l'Amérique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous allons rendre à l'Amérique sa grandeur."

Le nouveau président américain promet au passage de "rendre le pouvoir au peuple". Les observateurs cinéphiles, ne manquent pas de relever la similitude avec une république de Bane, l'un des nombreux ennemis de Batman, dans "The Dark Knight Rises", le film de Christopher Nolan sorti en 2012.

Dans le monde entier, ce 20 janvier ressemble à un saut dans l'inconnu. Comment cet homme qui n'a jamais exercé de fonction politique auparavant va-t-il se comporter à la tête de la première puissance mondiale?

Quelques unes de journaux datées du 21 janvier 2017, lendemain de la prestation de serment de Donald Trump

Pendant que la Maison Blanche change de décorations - les rideaux rouges du bureau ovale sont devenus dorés pour correspondre aux goûts des nouveaux occupants -, d'autres changements moins anodins se produisent. A commencer par un nouvel habillage du site internet de la Maison Blanche : l'onglet concernant le réchauffement climatique a disparu, tout comme celui relatif aux droits des homosexuels.

Samedi 21 janvier: premier décret et manifestations monstre

Maintenant que Donald Trump est officiellement aux affaires, il signe des "Executive Orders", des décrets qui ont force de loi et sont publiés dans l'équivalent de notre Moniteur belge. Pour le président, c'est une manière de montrer qu'il compte tenir ses promesses de campagne. Mais quels sont les effets à long terme de telles signatures ? En 2009, Barack Obama avait aussi signé un décret selon lequel la prison de Guantanamo devait être fermée "aussi vite que possible". Deux mandats plus tard, le camp situé au sud-est de Cuba est toujours ouvert.

Le premier décret signé par Donald Trump concerne justement Barack Obama et son programme d'assurance santé entré en vigueur en 2013. Pendant sa campagne, le milliardaire avait promis d'en finir avec cet "Affordable Care Act" destiné à renforcer la régulation du marché privé des assurances santé aux Etats-Unis.

Autre leitmotiv de Donald Trump : les médias qu'il accuse régulièrement de mentir. Au lendemain de son investiture, il se félicite du "million et demi de personnes" qui ont assisté au spectacle à Washington. "Honnêtement, cela avait l'air d'un million et demi de personnes, cela allait jusqu'au Washington monument (...) et je regarde cette chaîne de télévision, et ils montraient des pelouses vides et parlaient de 250 000 personnes. C'est un mensonge", a-t-il affirmé en marge d'une visite à la CIA.

Aussitôt, les médias s'empressent de comparer les photos des prestations de serment de Barack Obama en 2009 et 2013, avec celle de 2017. Résultat : les chiffres confirment qu'il y avait moins de monde cette année. Par ailleurs, la société de transport en commun de Washington a vendu 782 000 tickets en 2013, contre 571 000 cette année.

Comparaison de la foule présente à la cérémonie d'investiture de Barack Obama en 2009 (à gauche) et celle de Donald Trump (à droite). Les deux photos ont été prises à la même heure.

Les propos sexistes de Donald Trump ne l'ont pas empêché d'atteindre la fonction suprême. Le samedi 21 janvier, des milliers de femmes (et d'hommes) ont manifesté, le plus souvent en portant un chapeau rose en tricot sur la tête. La particularité de ce couvre-chef : il est orné de deux petites oreilles évoquant celle du chat. Cette initiative émanait du "Pussyhat project", pussy désignant en anglais un chat, mais aussi l'endroit où Trump proposait d'agripper une femme.

Des milliers d'Américains ont marché dans les différentes villes des Etats-Unis pour protester contre leur président.

Dimanche 22 janvier: le président tweete, tweete, tweete...

"Dois je continuer à utiliser Twitter ou pas?", avait demandé Donald Trump lors de l'un des traditionnels bals d'investiture le 20 janvier. Et d'ajouter : "Je pense bien que oui. C'est une manière de contourner les médias malhonnêtes." Encore une parole tenue. Le président tweete plus que jamais, toujours avec son compte personnel. Rien qu'entre le 20 et le 22 janvier, il a publié 19 messages sur le réseau social. Les médias du monde entier doivent s'habituer à cette nouvelle forme de communication faite d'impulsions et de déclarations accompagnées de points d'exclamation.

"J'ai regardé les manifestations hier mais j'ai comme l'impression que nous venons d'avoir une élection! Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter? Les célébrités ont fait beaucoup de mal à leur cause"
Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter ?

Lundi 23 janvier: déclaration d'impôts et accords de libre-échange

Journée chargée pour Donald Trump. Celui-ci fait savoir par l'intermédiaire de sa conseillère Kellyanne Conway qu'il ne publiera pas ses déclarations d'impôts. Pour Kellyanne Conway, les électeurs ne sont pas intéressés par ce genre d'informations. "Ils ont voté pour lui, et laissez-moi éclaircir ceci : la plupart des Américains se préoccupent de ce à quoi ressembleront leurs impôts sous l'administration du président Trump, et pas des siens."

Dans la foulée, le président américain annonce que son pays se retire du traité de libre-échange transpacifique. Après l'Obamacare, ce sont huit ans de travaux de l'administration précédente qui sont jetés d'un coup à la poubelle. Autre accord commercial remis en cause : celui avec le Canada et le Mexique.

Le 23 janvier toujours il signe un décret interdisant le financement par des fonds fédéraux d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement. Quelques jours après la Belgique et les Pays-Bas annoncent leur intention de créer un fond pour que ces organisations puissent poursuivre leurs activités.

Mercredi 25 janvier: l'équilibre mondial déstabilisé

Début de la polémique du "Muslim Ban"

La nouvelle décision de Donald Trump va porter un sacré coup aux relations entre les Etats-Unis et le reste du monde. Par décret, encore une fois, il empêche les ressortissants de sept pays d'accéder au territoire américain. A partir du 27 janvier et pendant 90 jours, les personnes issues de Syrie, d'Iran, du Soudan, de Libye, de Somalie, du Yémen ou d'Irak - soit des Etats où la religion musulmane est largement pratiquée - n'ont plus le droit d'entrer aux Etats-Unis.

Aussitôt, des manifestations s'organisent dans les aéroports américains pour protester contre la mesure. Des avocats proposent gratuitement leur aide aux voyageurs bloqués à la douane. Dans le même temps, les témoignages de personnes désemparées se multiplient. Une âpre bataille juridique s'engage pour savoir si la décision de Trump est conforme au droit américain. Mais Donald Trump ne supporte pas la contradiction. Le 31 janvier, il limoge la procureure générale qui demandait de ne pas défendre son décret.

Dans les halls d'aéroports, les manifestations se multiplient pour demander l'abrogation du décret de Donald Trump.

L'Arabie saoudite épargnée. Conflits d'intérêts ?

Donald Trump ne veut rien entendre et fustige ceux qui s'opposent à son décret. Il estime que "le monde est un foutoir complet" et que ce qu'on qualifie déjà de "Muslim Ban" vise à lutter contre le terrorisme. Pourtant, l'Arabie saoudite, d'où venaient 15 des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre, ne figure pas sur la liste. Pour certains, cet oubli n'est pas un hasard : le milliardaire a des intérêts financiers personnels dans le royaume saoudien, mais aussi en Egypte, en Turquie et aux Emirats arabes unis.

Le monde est devenu un foutoir complet

Et si la personnalité de Donald Trump pouvait se lire en partie dans sa signature ? La RTBF a tenté l'expérience le 26 janvier, en soumettant sa graphie à une spécialiste. "Il ne tient absolument pas compte de l'avis de l'autre, analyse Marie-Thérèse Christiaens, graphologue depuis 37 ans. Il n'y a aucune empathie dans cette écriture. Et surtout, il n'y a aucune rondeur . Même le 'o' et le 'a' de Donald sont 'étrécis', il n'y a que des angles, et en plus, il ne lâche pas, il ne lève pas sa plume. Cela désigne beaucoup de persévérance, mais aussi un entêtement incroyable pour arriver au but qu'il s'est fixé."

A gauche, la signature tout en rondeurs de Barack Obama. A droite, celle de Donald Trump.

1er février: mais où donc est passée Melania Trump ?

Alors que Donald Trump nomme le très conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême et limoge la procureure générale qui s'est opposée à son décret anti-immigration, une question se pose : où est Melania Trump ? Depuis la cérémonie d'investiture, dix jours plus tôt, la First Lady s'est fait très discrète. Pour l'instant, l'ex-mannequin vit à mi-temps à Washington. Elle passe la majeure partie de son temps à New York où son fils Barron, 10 ans, est scolarisé.

Melania Trump en compagnie de son mari à Palm Beach (Floride), le 3 février 2017.

Melania Trump ne souhaiterait d'ailleurs pas poser ses valises à la Maison Blanche avant longtemps. Pour Katherine Jellison, professeure d'histoire à l'Université de l'Ohio et spécialiste des premières dames, "si les rumeurs sont vraies qu'elle n'a pas l'intention de s'installer définitivement à la Maison Blanche, ce sera sans précédent".

2 février: nouvelles tensions à l'international

Donald Trump n'est pas particulièrement réputé pour son sens de la mesure. Il l'a encore prouvé lors d'une conversation téléphonique avec Malcolm Turnbull, le Premier ministre australien. Le président des Etats-Unis aurait abruptement mis fin à l'appel avant de qualifier de "deal débile" accord bilatéral sur l'accueil de réfugiés passé entre les deux pays. Interviewé, Malcolm Turnbull a refusé de confirmer que la conversation avait tourné court.

3 février: des "faits alternatifs" pour justifier la politique de Trump

La bataille des intox s'annonce difficile pour les médias américains. Dans une interview télévisée, Kellyanne Conway, conseillère de Donald Trump, justifie le décret anti-immigration en faisant référence à un massacre... qui n'a jamais eu lieu.

"Je suis sûre que la plupart des gens ne savent pas que le président Obama avait ordonné une interdiction d'entrée des réfugiés irakiens pendant six mois après l'arrivée dans notre pays des deux Irakiens radicalisés qui ont organisé le massacre de Bowling Green, affirme-t-elle sans sourciller. Les gens ne le savent pas parce que ça n'a pas été couvert par les médias."

Les gens ne le savent pas parce que ça n'a pas été couvert par les médias

A quoi Kellyanne Conway faisait-elle référence ? Sans doute à l'arrestation de deux réfugiés irakiens en 2011. Ceux-ci, installés dans le village de Bowling Green, avaient été interpellés pour des activités contre l'armée américaine en Irak. Suite à cet événement, Barack Obama avait ordonné de renforcer les contrôles de sécurité des réfugiés irakiens pour une durée de six mois.

C'est aussi le 3 février qu'un juge fédéral de l'Etat de Washington, James Robart, émet une injonction temporaire. Celle-ci bloque l'application du décret anti-immigration sur l'ensemble du territoire. Résultat : les ressortissants des sept pays visés par Donald Trump qui possèdent un visa en règle peuvent à nouveau entrer sur le territoire américain.

Aux Etats-Unis et à l'étranger, la presse prend position contre Donald Trump. A gauche, la une du magazine allemand Der Spiegel datée du 4 février. Au centre, celle du New Yorker du 13 février. A droite, celle du Time datée du 27 février.

6 février: c'est confirmé, Trump rendra visite au "trou à rat" belge

L'administration Trump confirme que le président se rendra à Bruxelles à la fin du mois de mai. Le but de cette visite : rencontrer les alliés de l'Otan et inaugurer le nouveau siège bruxellois de l'Organisation. Donald Trump pourra ainsi vérifier de ses propres yeux si notre capitale est vraiment un "trou à rat" comme il l'avait affirmé par le passé. En tout cas, la vidéo de présentation humoristique, inspirée par une chaîne de télévision hollandaise, est déjà prête.

7 février: attentats et accusations envers les médias

"Le groupe Etat islamique est engagé dans une campagne de génocide, commettant des atrocités à travers le monde. Vous avez vu ce qui s'est passé à Paris et à Nice. Cela se passe à travers toute l'Europe. On est arrivé à un point où [les attaques] ne sont même plus rapportées par les médias." En visite à la base militaire de MacDill, Donald Trump accuse les médias d'avoir mal couvert ou minimisé des attentats ces derniers mois.

On est arrivé à un point où [les attaques] ne sont même plus rapportées par les médias

Dans la foulée, Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche publie une liste de 78 attentats "exécutées ou inspirées par l'Etat islamique" qui n'ont pas reçu "la couverture qui aurait été justifiée". Sur ce document, où Charleroi a perdu un de ses "r", on trouve aussi des événements qui n'ont aucun lien avec le terrorisme. Comme par exemple ce double meurtre commis par un Français en Australie en août 2016.

Extrait de la liste publiée par la Maison Blanche des attentats qui "n'ont pas reçu le traitement adéquat de la part des médias occidentaux".

9 février: Hillary Clinton sort du bois

Dans un énième épisode du décret anti-immigration, celui-ci est à nouveau bloqué par la justice. L'occasion pour Hillary Clinton de publier un bref tweet soulignant que, pour la troisième fois, le président américain avait été débouté par les tribunaux.

Donald Trump gère plusieurs dossiers à la fois. Y compris des dossiers familiaux. Utilisant son compte Twitter personnel, aussitôt repris par le compte officiel du président, il s'attaque à Nordstrom, une chaîne de grands magasins qui a arrêté de vendre la marque de vêtements et de chaussures commercialisée par sa fille Ivanka. "Ma fille Ivanka a été traitée de manière si injuste par Nordstrom. C'est une personne incroyable qui me pousse toujours à faire le bon choix. Terrible !", écrit-il

10 février: "SEE YOU IN COURT"

Le décret anti-immigration se casse à nouveau les dents sur les bancs des tribunaux. La cour d'appel de San Francisco maintient la suspension du décret au nom de la protection de l'"intérêt général". Inacceptable pour Donald Trump qui écrit aussitôt sur Twitter en lettres capitales qu'il ne compte pas s'arrêter là. Selon lui, il en va de "la sécurité" des Etats-Unis.

"RENDEZ-VOUS AU TRIBUNAL, LA SÉCURITÉ DE NOTRE NATION EST EN JEU!"

12 février: les journalistes iront-ils au dîner des correspondants?

Depuis son investiture, Donald Trump mène un combat sans merci contre les "fake news". Comme le souligne Le Monde, l'expression possède plusieurs sens, du canular à la publication orientée, en passant par une erreur factuelle commise par un organe de presse reconnu. Il n'empêche : la défiance n'a jamais été aussi forte entre la présidence et les médias. De quoi remettre en question la tradition du dîner des correspondants de la Maison Blanche au cours duquel le président en exercice reçoit les journalistes et se livre à un exercice d'auto-dérision.

Comment les médias peuvent-ils trinquer avec une Maison Blanche qui a clairement affiché son mépris pour la liberté de la presse?

"Comment les médias peuvent-ils trinquer avec une Maison Blanche qui a clairement affiché son mépris pour la liberté de la presse et son admiration pour (le président russe Vladimir) Poutine?", s'est interrogé sur Twitter le rédacteur en chef du magazine The Atlantic, David Frum.

Et l'éditorialiste Robert Schlesinger, de US News & World Report, d'ajouter : "Les médias devraient acheter leurs places comme d'habitude (c'est pour une bonne cause), mais prévoir autre chose ce soir là, et si (Donald Trump) y assiste, laissez ce narcissique obsédé par les audiences et la taille des foules s'adresser à une salle vide." Verdict le 29 avril, date fixée pour le dîner.

Entre le 25 janvier et le 9 février, Donald Trump a fait 12 fois référence à des "fake news" sur son compte Twitter. Parmi ses cibles favorites : le quotidien "New York Times" et la chaîne d'information en continu CNN.
Donald Trump multiplie les rencontres avec des dirigeants étrangers. Theresa May (Premier ministre britannique, le 27 janvier), Shinzo Abe (Premier ministre japonais, le 10 février) et Justin Trudeau (Premier ministre canadien, le 13 février).

14 février: le conseiller à la sécurité démissionne

Michael Flynn avait été parmi les premières personnes désignées par Donald Trump pour faire partie de son équipe. Nommé au poste de conseiller à la sécurité, il a annoncé qu'il quittait le navire après trois semaines de service. L'homme le reconnaît dans sa lettre de démission : il a "par inadvertance trompé le vice-président élu [Mike Pence] et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur [ses] discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie". Il confirme ainsi des informations révélées quelques jours plus tôt par le "Washington Post" et le "New York Times".

"Au moment où l'administration de Barack Obama ordonnait fin décembre des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines, Michael Flynn assurait le diplomate russe que Donald Trump serait beaucoup moins sévère à l'égard de Moscou. Selon les médias, de telles discussions peuvent être considérées comme illégales", explique une dépêche de l'AFP.

16 février: première conférence de presse de président en solo

Après presque un mois à la tête des Etats-Unis, Donald Trump convoque les journalistes pour sa première conférence de presse depuis la cérémonie d'investiture. C'est la première fois qu'il répond seul aux questions. Il en a profité pour annoncer une nouveau décret sur l'immigration et pour faire le point sur ses relations avec la Russie.

Bombardé de questions sur les liens de son équipe avec la Russie de Vladimir Poutine, et d'éventuels contacts durant la campagne avec les services secrets russes, Donald Trump l'assure : "Je ne possède rien en Russie. Je n'ai aucun intérêt financier dans ce pays".

La presse est devenue tellement malhonnête

Les journalistes en prennent une nouvelle fois pour leur grade. "La presse est devenue tellement malhonnête que si nous n'en parlons pas, nous causons beaucoup de tort au peuple américain", lance-t-il.

Mais le président semble avoir lui-même des problème avec la vérité des faits. Interrogé par Peter Alexander, journaliste pour la chaîne NBC News, sur les chiffres de sa victoire, il s'embrouille et évoque des informations qu'on lui aurait rapportées. Réaction du reporter : "Ma question est : pourquoi les Américains devraient vous croire, quand vous accusez [les médias] de donner de fausses informations, alors que vous même donnez des informations qui..." Donald Trump coupe court à l'échange par un "ok, merci" sans appel.

Credits:

AFP, Belga

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