Loading

Bienvenue à zombieland 2009 – États-Unis. Réalisation : Ruben Fleischer. Scénario : Rhett Reese, Paul Wernick. Avec : Jesse Eisenberg, Emma Stone, Woody Harrelson, Abigail Breslin, Bill Murray.

The first rule of Zombieland : cardio.

Alors que le monde a été dévasté par une épidémie transformant les gens en zombie, un jeune homme, strict, coincé et peureux parvient à survivre. Il tente de se rendre à Colombus, où il espère retrouver sa famille. Sur la route, il rencontre Tallahassee, puis Witchita et Little Rock. Ces dernières veulent rejoindre la Californie, et plus particulièrement un parc d'attractions où elles sont allées quand elles étaient jeunes et dont on dit qu'il est libre de tout zombie.

10 ans après sa sortie, Zombieland va avoir droit à une suite.

Il faut dire que, déjà bien accueilli à son arrivée dans les alles, le film s'est taillé depuis une solide réputation auprès des amateurs. Pourtant, au premier coup d'oeil, rien ne laisse présager un si bon film. Les long-métrages mettant en scène des zombies, avec un déroulement patiné de comédie, sont légion. Et pourtant, Zombieland a su doser intelligemment ses clichés, sa mièvrerie, son sens de l'absurde. Et parvient à se rendre fun, tout simplement.

Le gros du succès de Zombieland passe par ses personnages. Nos protagonistes, tous assez clichés, sont attachants, à commencer par Colombus, notre héros. Avec son interminable liste de règles (qui apparaissent régulièrement de façon extra-diégétique, donnant un très bon effet comique), Colombus est le nerd timide que l'on aime bien même s'il nous fait un peu pitié.

La personnalité de Colombus, qui aurait pu devenir fade à la longue est heureusement contrebalancée par celle des trois autres personnages principaux. On se retrouve avec un groupe de personnes dont les caractères, certes stéréotypés, s'équilibrent. En résulte un assemblage sympathique qui ne tape jamais sur le système malgré toutes les exagérations du film.

Time to nut up or shut up !

C'est par le biais de ce groupe de héros que Zombieland parvient à se hisser sur les marches du succès. Car en dehors de ça, il n'y a pas grand-chose à noter à vrai dire. Le déroulement est assez classique si l'on excepte un sens de l'absurde très poussé (notamment lors de l'apparition de Bill Murray). Rien ne sort vraiment du lot. La trame générale est assez convenue. On notera tout de même un sens de l'esthétique un peu particulier, pas désagréable.

Mais surtout, ce qui fait que Zombieland marche, c'est le fun que l'on ressent derrière tout ça. On a vraiment l'impression, en regardant le film, que ses artisans se sont éclatés à le faire et ce sentiment transparaît à l'écran. On est emporté sans problème dans leur délire, on n'hésite pas un instant à les suivre. En s'amusant dès le début du film de quelques-uns des clichés du genre, Zombieland crée une complicité avec son spectateur. Le long-métrage s'amuse, et nous avec. Et ce sentiment ne nous quittera pas durant tout le visionnage.

L'anecdote

À la base, le scénario de Zombieland avait été écrit pour la télévision. On s'en rend d'ailleurs compte devant le film avec le Zombie kill of the week, qui aurait été un running gag de l'éventuelle série qui aurait pu voir le jour.

Il n'y a pas grand-chose de vraiment stupéfiant, vis-à-vis de Zombieland. Pas de gros choc, pas d'originalité énorme. Juste un film fait avec beaucoup de conviction et d'amusement. Et devant lequel on passe un excellent moment.

3,5/5

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a copyright violation, please follow the DMCA section in the Terms of Use.