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J’ai testé pour vous un vol en montgolfière… et c’est planant !

Cette semaine, je me suis envolé avec France Montgolfière à bord d’une simple nacelle porté par une voile. Un spectacle d’une heure magnifique et inaccessible depuis la terre ferme.

Décollage immédiat ! Cette semaine, j’ai décidé de prendre de la hauteur avec France Montgolfière. Le rendez-vous est donné à 18 h, au carrefour Maintenon, à proximité du parc du château de Fontainebleau. Après un rapide briefing d’Adrian, le pilote, nous partons en jeep et en camionnettes direction notre lieu de "décollage”.

Durant le trajet, ambiance décontractée avec Pierre, le deuxième pilote. Les discussions tournent autour de la météo, de la pluie et du beau temps et puis des annulations successives de ces dernières semaines, Covid-19 oblige. Mais France Montgolfière reprend du service, pour le plus grand bonheur des amoureux de sensations fortes.

Gonflage des ballons

Nous arrivons sur le lieu de départ à Moret-sur-Loing, dans une jachère entourée de quelques habitations. Les nacelles sont déchargées, ainsi que les deux voiles. Adrian en profite alors pour nous expliquer quelques règles :

"En cas d’atterrissage brusque, vous devrez plier les jambes, appuyer le dos contre la paroi et vous tenir aux cordes en face de vous."
Les flammes chaudes et bruyantes sans lesquelles il est impossible de s'envoler

L’équipe gonfle alors les voiles d’environ 30 mètres de longueur avec des ventilos, donnant à voir des images tout aussi impressionnantes qu’inhabituelles. Une fois la nacelle relevée, chacun monte dans un des quatre compartiments pouvant accueillir trois personnes maximum. Il faut attendre quelques minutes avant de ne plus toucher terre. Un départ tout en douceur à la chaleur et au bruit du gaz projeté au cœur de la voile et sans lequel nous n’irions jamais dans les airs.

Rapidement, nous passons au-dessus des premières habitations, puis de la ville qui se fait plus en plus petite. Le départ s’accompagne des aboiements des chiens des maisons voisines : « Ils n’aiment pas trop le bruit de la montgolfière », explique Pierre après trente ans de métier.

Un sentiment de sécurité domine, comme l’impression d’être sur son balcon à pouvoir profiter de la vue imprenable sur le département. Une légère brise taquine la nuque à certains moments, mais la chaleur du gaz vient rapidement redonner chaud, voire trop parfois. Mais, à la différence d’Icare, aucun risque de se brûler les ailes !

Paris à l’horizon

Dans la nacelle, tout le monde s’émerveille de pouvoir contempler un tel spectacle. Une vue imprenable sur une partie de la Seine-et-Marne, le soleil en prime. Que l’on soit en couple ou en famille, la vue est hors du commun, donnant l’impression d’être un volatile.

Moment unique : un planeur passe au-dessus de la montgolfière avant de faire demi-tour et de nous saluer de près depuis le cockpit, comme une voiture passant près d’une maison, mais dans les airs ! Car un tel engin peut monter haut, à environ 1 000 mètres d’altitude d’après Pierre :

"Les records s’établissent au-delà de 70 000 pieds soit 20 000 mètres. Mais uniquement au sein d’une cabine pressurisée."

Une distance que nous n’atteindrons pas aujourd’hui certes, ce qui ne nous empêche pas de jouir d’une belle vue sur les villes de Montereau, Fontainebleau et même, de très loin, la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse ! « Vous avez même réussi à voir Paris ce soir, ce n’est pas le cas tous les jours », indiquera plus tard Adrian.

La nature dans toute sa splendeur

Le voyage dans les airs se poursuit aux alentours d’une vingtaine de km/h, nous donnant à voir des paysages magnifiques, le soleil couchant perçant les nuages. Une vue à 360 degrés possible grâce à la rotation, tout en douceur, de la nacelle sur elle-même, offrant également la vue sur les petites choses de la nature, invisibles pour l’homme depuis la terre ferme.

Survolant quelques propriétés agricoles, nous découvrons les marques de passages des différents animaux. Mieux encore, nous avons la chance d’apercevoir un lièvre gambadant entre les restes des épis de blé ou un renard s’enfuyant dans une ruelle : « À mon avis, on vient de sauver un poulailler là », dit Pierre amusé. Un spectacle de la nature donc, accessible seulement depuis les cieux.

Un atterrissage en douceur (ou presque)

Alternant entre montées et descentes, le vol d’une durée d’une heure arrive à son terme. La montgolfière débute lentement sa descente sur les champs environnants de la commune de Villemer, l’ombre de l’appareil flottant sur les arbres. Se rapprochant du sol, la nacelle effleure parfois quelques branches, de quoi donner des frayeurs pour un public non averti.

Alors que le coucher du soleil pointe le bout de son nez, nous continuons notre atterrissage. Rasant un champ de colza de près, Pierre doit relever la montgolfière afin de passer au-dessus d’un petit bosquet qui se dresse devant nous : « Et bien, je vais mettre mon clignotant et on va passer à côté ! », plaisante-il.

Arnaud et Vincent tirent la montgolfière avant l'atterrissage

Finalement, l’arrivée se fait dans le champ situé juste après, à l’entrée de la commune de Treuzy-Levelay. Tout en douceur, la nacelle se pose une première fois, avant de reprendre un peu de hauteur et de toucher terre une deuxième et dernière fois.

Une fois atterri, la voile retombe rapidement sur nous, obligeant les habitants de la nacelle à se baisser. Plus de peur que de mal, nous descendons aider Arnaud et Vincent qui ont suivi notre parcours depuis la terre ferme afin de nous retrouver et de nous ramener au lieu de rendez-vous. Tout le monde participe alors à chasser l’air de la voile et à la remettre dans le sac, un effort assez physique !

À 20 h 30, l’affaire est dans le sac, il ne nous reste plus qu’à boire un petit coup avec l’équipe de France Montgolfière. Finalement, la nuit tombe accompagnée de sa fraîcheur, tout le monde repartant des étoiles plein les yeux après avoir passé un moment inoubliable.

Created By
Thomas Berthelot
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Credits:

TB/RSM77