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Une chasse à courre, plus chic que cruelle Janvier 2018

L'équipage mayennais "En avant Hal à lui" a participé à une chasse au sanglier, ce 30 janvier 2018 à Mauzé-Thouarsais (Deux-Sèvres), au domaine Diane de Challon, une propriété privée de 500 hectares. Une vingtaine de cavaliers venus des environs mais aussi du Maine-et-Loire, de Vendée et de la Mayenne y participaient, avec autant de suiveurs à VTT.

Les cavaliers se sont réunis au rendez-vous des chasseurs où ils ont sellé leurs chevaux.
Les tenues des boutons, les membres de l'équipage, doivent toujours être impeccables. Les bottes sont cirées. Les piboles et les trompes sont briquées.
Gérard Courcier, maître d'équipage, entretient une vraie passion pour ses chiens. Il les connaît tous un par un. Et reconnaît même leurs aboiements.
Seul le maître d'équipage et ses fils savent jouer le rôle du piqueux qui mène la meute.
Henry et Maryline Séchet (à gauche) sont les propriétaires du parc Diane de Challon.
Les 46 anglo-français de Gérard Courcier attendent le signal du maître d'équipage pour le départ.
Quand le départ est sonné, les chiens savent qu'ils doivent se tenir derrière leur maître. Lui seul leur donnera le signal de commencer la quête, la recherche du sanglier.
Ce sont les chiens qui chassent, pas les hommes. Les cavaliers ne font que les accompagner.
L'Angevine Antoinette de la Bouillerie, d'origine irlandaise, monte en amazone.
Quatre sangliers ont été repérés. Les chiens ont choisi d'en suivre un seul. Ils ne le lâchent plus. Les chasseurs attendent dans les allées et les encouragent, par la voix et avec leurs trompes de chasse. Une trentaine de sonneries différentes sont utilisées. Les chiens aussi les connaissent.
Au bout d'une allée, une harde de trente sangliers traverse. Ni les chasseurs ni les chiens ne vont réagir, car la laie poursuivie ne fait pas partie du groupe. C'est le flair de la meute qui le dit. "A la chasse à tir, ils n'auraient pas hésité. Nous, on ne chasse qu'un seul animal. Et trois fois sur quatre, on ne parvient pas à le prendre", explique un bouton.
Les chiens ne ménagent pas leurs efforts pour poursuivre la laie.
Certains chiens se sont blessés à la queue dans les ronces

Le maître d'équipage rappelle ses chiens.

La chasse est aussi une affaire de patience.

Et soudain surgit le sanglier poursuivi.

Les chiens fatiguent mais continuent leur chasse.
Cinq cerfs traversent au milieu des chasseurs. Le spectacle est inattendu.
Chacun s'arrête en silence pour regarder le passage des animaux sauvages.
Olivier de la Bouillerie, vice-président de la Société de vénerie, admire lui aussi les cinq cerfs.
Ils ne sont en rien effrayés, ni par les chiens, ni par les hommes.
Les cerfs savent parfaitement que la meute n'est pas à leurs trousses.
Alors que la nuit tombe, les chiens parviennent à stopper le sanglier. Il est achevé d'un coup de dague. "Il n'a pas eu le temps de souffrir", assure le maître d'équipage.
Les meilleurs morceaux de viande ont été retirés. Quand la chasse a lieu dans une forêt domaniale, ils sont offerts aux agriculteurs riverains. Les restes, recouverts de la peau de l'animal, sont donnés aux chiens. C'est la curée, la récompense de la meute. Aux anti-chasse qui trouvent cette scène barbare, les veneurs répondent: "Les chiens ne dévorent jamais un animal vivant". Et parfois, les chasseurs peuvent "gracier un animal qui s'est bien battu".
La journée se termine à la nuit tombée. Les sonneurs jouent les fanfares résumant les différents épisodes de la journée de chasse.

Photos : Josselin CLAIR - Textes : Philippe RUBION

Réalisation : Le Courrier de l'Ouest

Created By
Josselin Clair
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Credits:

Photos Le Courrier de l'Ouest - Josselin CLAIR

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