Loading

Le bois des Fous Le connaissez-vous ?

Les communes de La Montagne et Saint-Jean-De-Boiseau en assurent la co-gestion mais, surtout, partagent le même objectif de garantir durablement la biodiversité.

Une Entente intercommunale pour assurer une gestion durable

Le bois des Fous est la propriété des deux communes depuis plus de vingt ans. Cette acquisition a été réalisée dans la perspective de protéger ce magnifique espace.

Étendu sur quatorze hectares, il est traversé par le ruisseau des Fous qui dessine la limite entre les deux communes. C’est un lieu de balade prisé par les habitants ; en été sa fraîcheur est appréciée, puis à chaque saison ses couleurs, ses odeurs, ses chants d’oiseaux…

Le ruisseau des Fous, frontière entre les deux communes

Trois élus de chaque équipe municipale (Jérôme Bliguet, Dominique Vénéreau, Loïc Chanu pour Saint-Jean-de-Boiseau, Marcelle Sarradin, Jean-François Gervot et Yves Armand pour La Montagne) siègent à cette instance. Ils sont accompagnés des responsables techniques de leur collectivité respective (Philippe Loirat et Vincent Le Guennec-Moreau).

Un mystère sur l’origine du nom : fous, faou, ou d’Effou ?

Il pourrait s’agir d’une adaptation de fagus en latin ou de faou en breton, une histoire de hêtres semble-t-il.

Effectivement, en son centre, une haute futaie de hêtres, assez remarquable dans la région, domine la canopée de ce petit bois vallonné.

Une forêt riche mais vieillissante

Au bois des Fous, on retrouve plus de vingt espèces d’arbres et arbrisseaux et une centaine d’herbacées. Il est composé d’espèces feuillues autochtones (c’est-à-dire qui sont présentes depuis très longtemps, sans intervention humaine) comme le Chêne pédonculé, le Frêne commun, le Hêtre, le Cornouiller, le Merisier... Des espèces allochtones (c’est-à-dire qui ont été introduites plus récemment, sans doute par l’homme) sur des parcelles bien définies comme le Cèdre de l’Atlas, le Séquoia et le Sapin commun, ont quasiment toutes été retirées.

Le bois des Fous est une forêt vieillissante. Les problématiques les plus présentes concernent les branches et les arbres cassés, la présence de certaines plantes à caractère invasif (laurier…) et la proximité des habitations de certains arbres de grande hauteur. L’ensemble présente des risques pour les promeneurs et les riverains, mais également pour la santé et la pérennité des arbres, et donc du bois.

Peut-on profiter du bois tout en préservant la biodiversité ?

Depuis 2014 des mesures sont prises pour enrayer progressivement le piétinement de la végétation herbacée, des jeunes plantes ainsi que le tassement du sol. Ainsi le nombre de chemins a été limité et des zones ont volontairement été “sanctuarisées” pour protéger la biodiversité (de l’hérisson au chevreuil en passant par les oiseaux, les rongeurs etc…).

Un entretien réfléchi

Des accès ont été définis et des haies sèches et totalement naturelles ont été dressées afin de délimiter des zones sensibles. Ces haies présentent de nombreux avantages car elles permettent de concilier un aspect paysager (esthétique appréciable), social (action concrète de gestion visible par les usagers) mais aussi écologique (abri pour les insectes et rongeurs).

Exemple de haie sèche, ou haie de benjes

Ce qui est coupé, ce qui est taillé

La sauvegarde de ce bois doit être réalisée dans le cadre d’une gestion rigoureuse et concertée entre les deux communes. C’est pourquoi, quelques abattages sont effectués tous les ans, mais uniquement dans les cas suivants :

  • En présence d’arbres malades ou morts ;
  • En présence d’arbres potentiellement dangereux pour les riverains ou les promeneurs ;
  • Pour supprimer les espèces invasives ou non locales (laurier…).

Pour information :

  • En 2020 : 9 arbres ont été abattus (1 malade, 1 mort et les autres ont été couchés par la tempête) ;
  • En 2019 : 8 arbres ont été abattus (2 couchés par la tempête, 1 qui risquait de tomber sur une maison et 5 conifères).

Ces abattages ciblés permettent également la repousse naturelle de nouveaux arbres. Nous avons prévu de réaliser des transplantations d’arbres dans certaines zones.

Toutes ces opérations sont réalisées en concertation entre les deux communes et l’association Trajet, qui réalise un travail remarquable.

Le travail de l’association d’insertion Trajet

Dans le cadre d’une convention avec l’Entente intercommunale, l’association TRAJET réalise l’entretien du bois, notamment :

  • Des coupes de sécurité ;
  • Des entretiens des sous-bois.
Le 10 octobre 2020, les élus des deux communes ont partagé une balade commentée.

Quelques travaux réalisés :

  • La réalisation d’une nouvelle passerelle pour traverser le ruisseau ;
  • L’installation de deux panneaux avec le plan du bois.
Arbre remarquable

et à venir :

  • La mise en place d’une table de pique-nique à côté du parking rue de l’Hommeau ;
  • La réfection d’une partie des berges fragilisées, notamment à cause du piétinement, des passages de vélo, mais aussi par ruissellement et érosion naturelle et mouvement des roches.

Et l'avenir ?

Vous l’aurez compris, la préservation du bois des Fous est l’affaire de tous, élus, agents municipaux et habitants. À nous de prendre conscience des enjeux de la préservation du bois, de sa faune sauvage, de rendre pourquoi pas des espaces à l'autorégulation sans interventions humaines.

Contacts

Mairie de Saint-Jean-de-Boiseau

Mairie de la Montagne