Loading

En 1998, Nantes vibre pour la Coupe du monde de football Photos : Stéphan Ménoret & Régis Routier

France 98. Nantes, ville hôte de France 98, a mis les petits plats dans les grands. Pour vivre à plein l'événement sportif et planétaire, la cité des ducs déploie un dispositif d'animations unique en France pour les Nantais et les supporters venus du monde entier. Pour que la Coupe du monde soit une grande fête populaire !

Copacabana sur Loire. Pendant un mois, le cours Saint-André est transformé en plage. Il aura fallu amener 2 800 tonnes de sable blond pour que le cours devienne le plus grand terrain de jeu du centre-ville. Entre farniente et matchs de foot et de volley entre copains, plus de 500 000 personnes profiteront du site qui donne alors à Nantes des airs de Rio.

Joga bonito ! La "seleçao" brésilienne est l'équipe star accueillie à Nantes. En match de poule, le 16 juin, elle affronte le Maroc, emmenée par son armada offensive et Ronaldo, l'icône "auriverde". Ses supporters mettent l'ambiance dans les tribunes de la Beaujoire ! Résultat : 3/0 pour le Brésil.

"Recherche billets". Le 20 juin, le Japon affronte la Croatie (résultat : 1/0). Mais flouées par un opérateur commercial, des centaines de supporters japonais se retrouvent sans billet pour assister à la rencontre. Le marché noir va battre son plein.

Écran géant. C'est à Gloriette que la Ville a installé un écran géant pour que le public et les supporters puissent suivre les retransmissions des matchs de la Coupe du monde. L'esplanade peut accueillir jusqu'à 20 000 personnes.

Allez ! Gloriette devient le cœur battant de Nantes pendant les matchs grâce à l'écran géant installé lors de la Coupe du monde. Les supporters vibrent à l'unisson.

"Chi' chi' chi' ! Le' le' le' ! Viva Chile !" Après le Brésil, c'est une autre équipe sud-américaine qui vient jouer à Nantes. Le Chili affronte le Cameroun le 23 juin (résultat : 1/1) et ses supporters font partager leur passion, des tribunes de la Beaujoire aux rues du centre-ville. Place Foch notamment avec des parties de foot improvisées sur la pelouse au pied de la statue de Louis-XVI.

Calor ! Les supporters chiliens enflamment le stade de la Beaujoire avec une passion communicative ! La chaleur des Chiliens n'a rien à envier à celle des Brésiliens.

USA. Le 25 juin, la Beaujoire est le théâtre du cinquième et dernier match de poule qu'elle accueille. Les États-Unis affrontent la Yougoslavie. Malgré leurs supporters, les Américains s'inclinent 1/0 face aux Yougoslaves dans un match particulier, 2 ans et demi après les accords signés en décembre 1995 à Dayton et qui mettent fin alors à la guerre en ex-Yougoslavie.

Go US go ! Les supporters américains font preuve de beaucoup de créativité !

Royal de Luxe. Pour la Coupe du monde, c'est à pas de géant que l'immense créature de 9 mètres de haut, articulés par les géniaux trublions de Royal de Luxe et qui, un beau jour de 1993, avait surgi dans les rues de Nantes, revient alors après un périple de six mois en terre africaine. Entraînant à sa suite plus de 80 musiciens du Burkina Faso montés sur d'immenses machines à musique, avec balafons, coras, djembés et autres percussions, il arpente les rues de Nantes du 26 au 28 juin, à la recherche d'un petit géant noir, haut de six mètres, perdu dans la ville...

Géant ! "27 et 28 juin - c'est la rencontre au sommet tant attendue par plus de 150 000 spectateurs", se souviennent Stéphan Ménoret et Régis Routier.

Guinguette. Tradition et convivialité sont au rendez-vous de la "Guinguette Muscadet", implantée au bord de l'Erdre. Au programme, accordéon, flonflons et musiques du monde. Le tout arrosé - avec modération - du breuvage local.

Volontaires. Des centaines de bénévoles sont mobilisés pour que la fête soit belle, de la Beaujoire au centre-ville. Ainsi, près de 1 000 volontaires du Comité français d'organisation, le CFO, veillent sur le stade de la Beaujoire.

CFO. Dans le stade et autour de la Beaujoire, les volontaires du CFO sont reconnaissables avec leur casquette blanche et leur polo rouge. Un rouage important dans le bon déroulé de l'organisation de la Coupe du monde.

Brasil ! Le sixième et dernier match joué à Nantes le 3 juillet met aux prises le Brésil et le Danemark avec en jeu, une place en demi-finale de la Coupe du monde 1998. In extremis, la Seleçao bat les Danois 3/2.

Samba ! Avant le match, supporters brésiliens et danois communient au rythme chaloupé de la musique "auriverde". Il règne à la Beaujoire une ambiance de fête colorée dans une soirée d'été qui marque les esprits.

"Le jour de gloire est arrivé." Dimanche 12 juillet, la France retient son souffle. Au stade de France, à Saint-Denis, les Bleus emmenés par Zidane ont rendez-vous avec l'Histoire face au Brésil, déjà vainqueur alors de quatre Coupes du monde. À Nantes, toute une ville est derrière l'équipe de France et vibre à son parcours vers sa première étoile.

Suspense. En quart de finale, face à l'Italie, les supporters nantais avaient dû attendre les tirs au but pour laisser éclater leur joie. Au bout du suspense.

Champions du monde !! "12 juillet. C'est de la folie ! Nous sommes plus de 20 000 à nous agglutiner autour de l'écran géant de l'île Gloriette pour assister à l'événement tant rêvé : la finale entre la France et le Brésil", se remémore Régis Routier.

Communion. La France terrasse le Brésil 3/0. Les supporters nantais partagent la liesse populaire qui telle une vague submerge Gloriette.

"On a gagné ! On a gagné !" De mémoire de vieux Nantais, on n'avait pas vu cela depuis la Libération et la fin de la Seconde Guerre mondiale. "C'est incroyable : une véritable marée humaine - on parlera après de plus de 100 000 personnes - converge vers le centre ville. De partout retentissent les klaxons. Le 12 juillet, on est les champions !", se souvient Régis Routier.

Place Royale, la fontaine est prise d'assaut par les supporters qui l'enflamment pour fêter la victoire des Bleus.

Mémoire. Du 10 juin au 12 juillet 1998, la France et Nantes ont vibré pour la Coupe du monde. 20 ans après, la mémoire est encore vive, les souvenirs présents.

"I will survive". La chanson interprétée par Gloria Gaynor (en 1978) est devenue l'hymne de la victoire des Bleus en 1998. Revisitée par Cake, elle reste dans les esprits comme un repère et une Madeleine de Proust. Play it loud !

Created By
Ville de Nantes .
Appreciate

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a copyright violation, please follow the DMCA section in the Terms of Use.