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May the Devil take you 2018 – Indonésie. Réalisation : Timo Tjahjanto. Scénario : Timo Tjahjanto. Avec : Chelsea Islan, Pevita Pearce, Samo Rafael, Hadijah Shahab, Ruth Marini.

Timo Tjahjanto, est l'un des noms à suivre du cinéma d'horreur venu d'Asie.

Tous les films qu'il a réalisés obtiennent de bonnes notes sur l'IMDb. Et May the Devil take you ne déroge pas à la règle.

Lesmana, un homme cupide et ambitieux, passe un pacte avec le Diable afin de réussir dans la vie. Et ça marche. Abandonnant sa femme et sa fille, Alfie, Lesmana mène grand train, épousant plusieurs femmes et ayant trois autres enfants.

Mais la réussite ne dure pas. Lorsque Lesmana se retrouve ruiné et gravement malade, ses enfants se retrouvent réunis dans une villa de campagne dans laquelle il se rendait souvent. Et ils découvrent que le sombre “associé” de leur père entend récupérer son dû coûte que coûte.

Mix entre un film de fantômes et de possession, sur fond de tensions familiales acerbes, May the Devil take you est plutôt réussi. Puisant son inspiration dans les mythes indonésiens, Tjahjanto monte un film dynamique, qui démarre rapidement et nous emporte dans un tourbillon d'effets réussis (pour la plupart) et de scènes prenantes.

Timo Tjahjanto prend le parti intéressant de faire de ses personnages des victimes complètement involontaires, contrairement à de nombreux films d'esprits où les protagonistes sont en partie responsables de ce qui leur arrive, en ayant fait du spiritisme, où lu des formules dans un livre.

Ici, on ne peut que compatir pour les personnages, qui n'ont rien fait pour que ces malheurs leur tombent dessus. C'est la cupidité d'un seul homme qui les a menés là. Les péchés du père rejaillissent sur la famille. L'égoïsme, ainsi que la soif d'argent sont des thèmes explorés sans jamais être matraqués.

Un rythme rapide et maîtrisé

Mais en soi, le véritable intérêt de May the Devil take you ne réside pas dans son histoire, mais dans le déroulement des événements. Sans rien inventer sur la possession ou les esprits démoniaques, Timo Tjahjanto parvient tout de même à divertir grâce à un rythme qui ne faiblit pas. Entre scènes de révélation et moments plus tendus, le film parvient à nous entraîner dans sa folie.

Une petite ambiance à la Evil Dead se dégage du long-métrage, et on ne s'ennuie jamais à suivre les pérégrinations de nos personnages. Quelques moments gores viennent rehausser l'ensemble. Enfin, certains mouvements de caméra sont inspirés, permettant de renforcer l'immersion dans le film. L'interprétation, efficace, aide également le spectateur à vraiment s'impliquer.

On regrettera quand même une certaine facilité dans le long-métrage. Dans l'écriture, avec quelques incohérences, mais surtout dans l'effroi qu'il tente de provoquer. Tjahjanto utilise des ficelles connues, mais il le fait bien, c'est ce qui nous permet d'apprécier le film. Mais ça n'empêche pas d'avoir un arrière-goût de déjà-vu devant certains passages ou situations.

L'anecdote

En août 2018, le réalisateur a diffusé sur les réseaux sociaux des messages laissant entendre que le film, ayant dépassé un million d'entrées dans son pays, pourrait avoir une suite. Une annonce qui a été très bien accueillie par les internautes.

May the Devil take you n'offre rien de vraiment nouveau. Mais sans bouleverser le genre, il accomplit un travail plus que respectable en utilisant les codes à son avantage.

Au final, ce n'est pas un film inoubliable, mais c'est quand même un jolie petite réussite.

3/5

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