Quand le ciel te tombe sur la tête !

Quand le ciel te tombe sur la tête !

C’était à Regina, mon voyage fut terriblement traumatisant, pas de bagages (ils étaient en route pour Calgary). Tellement prévisible quand tu es un Hans, que j’avais au moins 1 échange roulé dans mon casque qui était accroché à la valise de mon ordinateur portatif. Vite le taxi en sortant de l’aéroport pour me rendre compte, après quelques minutes, que j’avais réservé une auto au terminal. J’arrive à mon rendez-vous, naturellement en retard, avec l’ingénieur d’un fournisseur pour un travail très complexe sur un système Telecom. On discute, le gars me dit en apprenant mon prénom, « Ah, c'est toi Hans, ça d'l'air que personne ne veut plus travailler avec toi, ils ont peur pour leur vie Hahaha» semble que mon aventure à Winnipeg avait fait le tour du Canada. Lui, c’est Sam, un jeune gars a lunettes rondes, look assez Nerd, mais bien sympathique, car Fan de StarTrek. On s’empresse de terminer notre souper et hop au site.

Au site, problème, mes badges étaient restées dans ma valise. Mais, en sortant mon casque jaune de Telecom et une pièce d’identité, la sécurité a bien compris que je n’étais pas là pour flâner ;-) On commence les travaux, l’atmosphère est décontractée, pas de stress malgré la gravité des travaux et l'on échange des blagues tout en préparant le site. Je lui demande, tu ne mets pas ton casque ? Il me regarde surpris, ben voyons, on est à l’intérieur, le ciel ne va quand même pas nous tomber sur la tête, et il se met à rire. Après quelques minutes, Sam, perché sur son escabeau, a presque terminé de remplacer un des ventilateurs sur le cabinet Telecom, quand je décide de l'aider avec son système en lui faisant plus de place, puisque j'avais terminé le mien. Pour ce faire, je soulève la porte qui doit peser un bon 60 lb de ses gonds, mais comme je ne l’avais pas avisé de mes actions, par réflexe, Sam recule et se prend le doigt dans un des deux autres ventilateurs et perd presque son équilibre. OUTTTCHHHHH, je lâche la porte pour l'aider. Mais par chance, les ventilateurs étaient à basses vitesses, donc pas trop de dommage à son doigt. Sam me regarde et me dit : « Ouf ! Je commence à comprendre les autres, c'est ton karma!!! Je pense que je vais mettre mon casque finalement». À ce moment, je ris un peu et m'affaire à déplacer la porte, cependant celle-ci me glisse des mains, et atterrit sur mon pied, par réflexe, je retire mon pied, la porte bascule et vient percuter, entre les deux yeux, Sam, qui est juché sur le cabinet. Elle fait revoler son casque, sectionne ses lunettes qui terminent leurs courses dans un des deux ventilateurs. Le ventilateur saisit, fait un court-circuit, fait sauter le fusible pendant qu'il libère une belle trace de fumé, qui fait partir le système de l’immeuble.

Là, on se serait cru dans un « Mannequin challenge ». Sam, lui, il rit plus. Il a une trace de porte entre les deux yeux, plus de lunettes et son doigt qui enfle. Il reprend ses esprits. À ce moment, la sécurité nous demande d’évacuer l’étage ! Il reste muet pendant que nous rangeons rapidement nos outils. En quittant il me dit, « j'en reviens juste pas, t'es une vraie calamité! » À ce moment, je lui réponds en riant jaune et en trainant mon pauvre petit pied droit : «Imagine, ça pourrait être pire, je pourrais être responsable d'un réacteur nucléaire ou d'un laboratoire de recherches bactériologiques! » Sam pense, ses yeux roulent genre découragé. Et moi d’ajouter dans un élan d’encouragement tel un écureuil sur du speed : « Bon on se revoit demain, même heure même poste ?». Je crois avoir vu une petite larme lui couler du coin de l'œil, mais bon. ;-)

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Hans Meyer
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