EDITO PORTFOLIO

Primaire de la droite et du centre, primaires citoyennes de la gauche, campagne présidentielle… Depuis octobre 2016, l’agenda des photojournalistes de l’EMI est rythmé par les meetings, les réunions publiques, les manifestations, les conférences de presse...

Formidable terrain d’apprentissage, ces événements ont fonctionné pour beaucoup comme un révélateur de regard. Pour cette première session que nous avons animée avec Guillaume Herbaut, la photo politique aura été un marqueur important, année d’élections oblige. Nous étions, chaque lundi, impatients de découvrir les travaux réalisés par les élèves pendant le week-end. Nous avons longuement édité des séries de clichés, nous avons repêché certaines photos, passées inaperçues, nous avons incité les stagiaires à oser des cadrages inédits, à expérimenter, à aller au bout de leurs idées.

Ce portfolio est un condensé des regards, forcément partiel et subjectif. Quelques images sont publiées, d’autres pas. Les photographes absents de cet ouvrage n’ont pas à rougir de leur travail : c’est la loi du genre. Continuons à aiguiser notre regard, à produire de nouvelles photos, à documenter le réel et à faire un pas de côté pour décrypter l’information.

Julien Daniel

Les photojournalistes de la promotion 2017 par ordre alphabétique

David ANDRE / Paul BÉJANNIN / Philippe BILLARD / Hervé CHATEL / Séverine CARREAU / Emmanuelle CORNE / Ian DALIPAGIC / Thomas FLICHE / Jérôme FOURCADE / Vincent GERBET / Fabrice HÉBERT / Bruno MANNO / Maxime MATTHYS / Renaud MENOUD / Fériel NAOURA / Amélie MOUGEY / Brian REYNAUD / Teresa SUAREZ / Julie SUBIRY / Adrien VAUTIER / Aline WEISS / Gwennaëlle WIT /

Candidats en chair et en os ou présents par le virtuel. Surveillés. Adulés. Ovationnés, applaudis, sollicités de toutes parts. Idoles d’un moment. Au sein du cocon protecteur. Assurés de la victoire, ils planent.

En représentation perpétuelle. Comme le coureur de fond : concentration requise, geste précis, parole adaptée. Comme une star : sur la scène ou au milieu de la foule. Toujours seul. Les fans espèrent un regard, un sourire.

Les affiches restent, les gens désertent. Fin du meeting ou simple pause ?

Ne pas oublier de remercier le public. Séduit, il reste à proximité.

Instants de répit en coulisses. Les tensions disparaissent. Relâchement. Engloutissement. Étirement.

Mais dans un coin, le candidat veille au grain.

Meeting en sit-in. Curieux ou militants convaincus. Après l’euphorie, le temps de l’écoute attentive.

Que propose le candidat pour améliorer le futur ?

La manif va bientôt commencer. La journée sera longue. Le matériel a été vérifié et emballé. Enfin prête à plonger dans le bain.

Attendez-moi j’arrive !

Echauffement, entraînement, répétition : tous debout pour chanter l’hymne, les slogans ; certains osent, pas tous. Trop vieux, pas assez convaincus ?

Le candidat, sous la lumière des médias, se prépare à entrer dans l’arène.

Dehors ou confinés, les supporters sont là. Grand-père ou adolescent, au garde-à-vous, ils brandissent, scandent. La bannière ou le nom.

Tous les sièges occupés, cous étirés vers la scène, le candidat va parler.

Après l’orage, l’accalmie. Un bout de ciel bleu. L’espoir. Le prétendant a parlé.

La militante est soulagée, elle a choisi le bon. Il est indestructible.

Le doute s’insinue. Trop d’unanimité ? Sera-t-il bon président ? Ou bon député ?

La lassitude, les slogans trop répétés, la voix qui s’éraille.

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