LES COMPOSITEURS CONCERT DU 29 AOÛT 2015

PRESENTATION DU CONCERT DU 29 AOUT 2015 A BELFAHY

Les compositeurs et les œuvres interprétées :

Johann Gottlieb GRAUN

Johann Gottlieb GRAUN : Brandebourgeois né en 1703, il étudia le violon d’abord à Dresde avec Pisendel, puis à Padoue avec Tartini. Il passa l’essentiel de sa carrière musicale jusqu’à sa mort en 1771, comme concertiste, maître de chapelle et compositeur en travaillant pour le roi de Prusse Frédéric II, flûtiste et compositeur à ses heures. Graun a beaucoup écrit : concertos pour violon, symphonies et pièces de musique de chambre. La sonate en sol majeur est une de ses nombreuses sonates en trio, écrite pour flûte traversière, violon et basse continue. Elle comporte trois mouvements : largo, allegro moderato et alla breve.

Johann Joachim Quantz

Johann Joachim Quantz : est né à Oberscheden (près de Göttingen) en 1697 et mort à Potsdam en 1773. Il était fils de forgeron ; à la mort de ses parents, il apprend la musique avec son oncle. Multi instrumentiste, il se spécialisera par la suite dans la flûte traversière, apprise auprès de Pierre Gabriel Bufffardin et de Pisendel, et sera le professeur de Frédéric II de Prusse jusqu’à sa mort, l’accompagnant même dans ses campagnes militaires ! Les perfectionnements qu’il apporta à la flûte traversière (coulisse d’accord, seconde clef) furent mis à profit par JS Bach et GPh Telemann. C’est surtout pour cet instrument qu’il a composé : quelque 300 concertos, 200 sonates en duo, et 45 sonates en trio. C’est une de celles-ci qui est proposée dans ce programme.

Albert William Ketelbey

Albert William Ketelbey : est né à Birmingham, le 9 août 1875 et mort à Cowes, le 26 novembre 1959 ; c’est un compositeur et chef d'orchestre anglais. Ses dons musicaux précoces furent à l'origine de sa grande aisance à écrire des musiques instrumentales et vocales à l'orchestration colorée ; il connut le succès à 40 ans avec sa pièce "Dans le jardin d'un monastère". La popularité des compositions qui suivirent lui permit de faire fortune. "Sur un marché persan" a été jouée pour la première fois en 1920. C’est de la musique descriptive : elle évoque la vie foisonnante et exotique d'un marché oriental avec : - l'arrivée des chameliers et la démarche majestueuse de leurs montures, - le chant des mendiants demandant l'aumône (Bakshish bakshish Allah, empshi empshi), - la danse de la belle princesse, - des numéros de jongleurs, puis de charmeurs de serpents, - le passage solennel du Calife visitant le marché, - de nouveau le chant des mendiants, la danse de la princesse et la caravane des chameliers qui s'éloigne, figurant le marché qui se vide peu à peu au soleil couchant.

Georg Friedrich Telemann

Georg Friedrich Telemann : 1681 / 1767 ; polyglotte et multi instrumentiste, héritier de la tradition française de musique de cour, compositeur prolixe, il fut de son temps un des maîtres incontestés du baroque en Allemagne, plus réputé de son vivant que JS Bach. Il rencontra plusieurs fois celui-ci, et leur estime était réciproque, même s’ils étaient concurrents. Bien qu’il ait souvent recouru au hautbois dans ses compositions (musiques de table par exemple), il n’a écrit qu’une sonate en trio avec hautbois, hautbois remplacé ici par la flûte.

(Franz) Joseph Haydn

(Franz) Joseph Haydn : naquit en 1732 à Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche, et mourut à Vienne en 1809. La longue carrière musicale de ce grand compositeur autrichien a couvert toute la période classique de la fin du baroque au début du romantisme ; il a passé trente ans au service des princes Esterhazy, et a fait des tournées en Europe qui l’ont rendu célèbre, notamment à Londres. Joseph Haydn a excellé aussi bien dans la musique symphonique (il est l’auteur de 106 symphonies, plus une concertante) que dans la musique de chambre (il est le père du quatuor à cordes, dont il a composé 68 exemplaires). Il a également composé des séries de trios pour piano et cordes, ainsi que pour flûte, violon et violoncelle, dont les fameux trios londoniens. Le trio opus 11 n° 4 en fa majeur fait partie d’un autre répertoire, celui des 126 trios avec baryton (instrument à cordes disparu, dont jouait le prince Nicolas Esterhazy). Il fait partie de la première série de 24 trios composée en 1766 pour le prince. Il est transcrit ici pour flûte, violon et violoncelle ou piano. Il se compose de trois mouvements : adagio, menuet, et presto fugué.

Johann Sebastian Bach

Johann Sebastian Bach : est né en 1685 à Eisenach et mort presque aveugle en 1750 à Leipzig. Il est le plus illustre représentant d’une longue famille de musiciens d’Allemagne centrale, connus dès le milieu du XVI° siècle ! Il a tenu des postes de maître de chapelle successivement à Arnstadt, Mülhausen, Weimar, Coethen, enfin Leipzig où devint dès 1723 Cantor de saint Thomas. Sa production musicale est considérable : le catalogue BWV (Bach Werke Verzeichnis) comporte 1128 références, chorals, cantates et arias, pièces pour orgue, pour clavecin, concertos, pièces orchestrales, musique de chambre ; elle constitue une source d’inspiration inépuisable pour les musiciens de toutes époques et tous styles. La suite en si mineur BWV 1067, composée en 1739 à Leipzig, est la plus jouée des quatre ouvertures que JS Bach composa pour orchestre ; il y plaça la flûte au rang de soliste. Laissant de côté la longue introduction, le groupe en interprète la suite de danses : rondeau, sarabande, bourrées 1 et 2, polonaise et son double, menuet, enfin la célèbre badinerie.

Dimitri CHOSTAKOVITCH

Dimitri CHOSTAKOVITCH : né en 1906 à Saint-Pétersbourg et mort en 1975 à Moscou, ce compositeur russe, dont la carrière s’est entièrement déroulée sous la période soviétique est une figure majeure du milieu musical du XX° siècle. Ses rapports ambigus, souvent très tendus, avec le régime et notamment Staline, ont empreint ses compositions, symphonies ou pièces de musique de chambre, de tonalités caustiques et dramatiques. La valse de la suite pour orchestre de variété n° 1, composée en 1956 (trop souvent confondue avec la suite de jazz n° 2 qui date elle de 1938), est volontairement humoristique, mais chez Chostakovitch l’humour reste toujours grinçant.

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