Loading

La Fraternité centre d'interprétation itinérant sur l'Histoire de l'esclavage, D'hier A aujourd'hui

Une "coque nomade" pour dire et donner à voir l’histoire et l'actualité de l'esclavage, de la traite atlantique des Africains jusqu'aux formes contemporaines d’esclavage

De haut en bas et de gauche à droite (cliquer un fois sur chaque photo pour les agrandir) :

  • gravure représentant l'entrepont des captifs dans un bateau négrier anglais
  • le fort "de traite" - Fort Metal Cross - construit par les Anglais en 1693 à Dixcove au Ghana
  • un marché aux esclaves à Zanzibar (2e tiers du XIXe siècle)
  • les "marques de la servitude" à Baton Rouge, Louisiane (cliché de 1863),
  • le texte de la première abolition de l'esclavage "dans les colonies" françaises de 1794,
  • et, de nos jours, le travail des enfants en Inde (pourtant interdit par la Convention internationale des droits de l'Enfant des Nations-unies - 1989).

_________________________________________________________

Les objectifs

La Fraternité est un projet pour dire et donner à voir ce qu'est l'esclavage à travers l'histoire, d'hier à aujourd'hui. En utilisant un support itinérant, sensible et signifiant : une "coque nomade", reconstitution partielle d’un bateau négrier.

Le projet La Fraternité sera un centre d’interprétation itinérant avec un contenu scénographié et un contenant (le bateau négrier) qui est lui-même un objet de connaissance. Ce ne sera pas un musée où l’on conserve des objets à haute valeur patrimoniale mais il entend :

  • Apporter la connaissance en tous lieux : pour une mémoire nourrie d’histoire, en s’intéressant prioritairement à la traite négrière atlantique et à ses répercussions dans le monde contemporain, mais aussi aux formes contemporaines d'esclavage.
  • Aider à l’analyse et à la compréhension des mécanismes socio-économiques de l’exploitation servile à travers le temps, notamment à l’époque de l'expansion coloniale européenne aux Amériques.
  • Dénoncer l’esclavage d’hier et combattre celui d’aujourd’hui, sous toutes ses formes ; promouvoir toutes les initiatives en faveur de l’émancipation des individus et du respect de la dignité de tous les êtres humains. En partenariat avec les institutions et les ONG qui œuvrent en ce sens.

Treize millions d'individus victimes de la traite coloniale hier

La traite coloniale des Africains et l'esclavage dans les plantations européennes d'Amérique représentent, à ce jour, le « système » le plus abouti dans l’abjection de l'exploitation d’hommes par d’autres hommes.

Treize millions d’individus - enfants, femmes et hommes - ont été ainsi arrachés à la terre africaine pour être vendus comme esclaves, entre le XVIIe et le milieu du XIXe siècle (abolion définitive en 1848 pour la France).

40,3 millions d'êtres humains en situation d'esclavage aujourd'hui

Mais nous n'en avons pas fini avec l'esclavage. L'exploitation servile des êtres humains par d'autres êtres humains n'a pas cessé avec l'abolition de la traite coloniale. Elle se poursuit aujourd'hui encore sous différentes formes (travail forcé, traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle, notamment des femmes et des enfants, esclavage domestique, travail pour dettes, travail des enfants...). D'après l'Organisation internationale du travail (OIT), 40,3 millions de personnes - dont 71% de femmes - sont en situation d'esclavage à travers le monde !

Un projet mûrement réfléchi

Depuis plusieurs années, le projet La Fraternité a été pensé, réfléchi par des acteurs associatifs de Nantes, de toutes origines et de tous horizons socio-professionnels.

L’idée initiale portait sur la reconstruction d’un bateau négrier navigant comme objet pédagogique, capable de porter la connaissance dans tous les ports de l’Atlantique et, peut-être, au-delà. Cette idée était séduisante mais elle se heurtait à des difficultés de réalisation, financières et techniques, sans parler des contraintes de l’exploitation future d’un bâtiment flottant, réplique d’un navire du XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, le projet a évolué dans sa forme : il ne s’agit plus de construire un bateau capable de naviguer sur l’Atlantique mais d’élaborer une « coque nomade » qui se présentera comme une évocation pédagogique d’un bateau négrier du XVIIIe siècle, ce "contenant" à l’échelle 1 étant lui-même un objet de connaissance historique sur les conditions de la traite négrière. Cette coque sera constituée d’éléments démontables permettant l’itinérance en tous lieux, sur l’espace public d’une ville ou ailleurs, en fonction de la demande.

Car, au-delà de la forme de la "coque nomade", l’objectif principal est resté le même qu’à l’origine du projet : aller à la rencontre du public, en France, en Europe mais aussi sur le continent américain - où l’équipe de La Fraternité a de nombreux contacts - en proposant un contenu relatif à l’histoire de l’esclavage, des origines à nos jours. Non pas un musée mais un centre d’interprétation itinérant : cette coque nomade sera en effet un vecteur de diffusion de la connaissance sur ce que fut l’ignominie de la traite négrière mais aussi sur l’analyse des mécanismes de notre société qui voit perdurer des formes contemporaines d’esclavage en différents lieux de la planète.

_________________________________________________________

« Pour la création d’une Fondation pour la mémoire de l’esclavage » : tribune de Jean-Marc Ayrault* dans Libération du 20 novembre 2017 :

"… Ce passé nous oblige. Il nous oblige d’abord à la reconnaissance. [...] Il nous oblige surtout à la transmission, afin que tous les élèves sachent ce que furent l’esclavage et la traite. Afin que tous les élèves apprennent la façon dont les combats et les résistances des esclaves et des abolitionnistes ont façonné notre histoire républicaine. Afin qu’ils comprennent comment cette histoire s’est ensuite prolongée dans l’aventure coloniale française. Afin qu’ils découvrent, enfin, l’héritage et l’inventivité de ces sociétés métissées, créolisées, toutes ces richesses qu’elles continuent d’apporter au monde et à notre pays, à notre culture, à notre langue.

Ne nous méprenons pas. Il ne s’agit pas d’une histoire régionale, qui ne concernerait que quelques territoires, dans l’Hexagone et outre-mer. Il s’agit de notre histoire nationale, de cette «histoire mondiale de la France» qui est tout simplement l’histoire de la diversité française. C’est cela que nous devons transmettre : la plénitude de notre récit national, dans toutes ses composantes.

Nous devons faire cet effort pour cette jeunesse qui cherche ses racines dans le récit national français et qui ne les retrouve pas, faute qu’on les lui ait montrées."

*Jean-Marc Ayrault, ancien Premier Ministre français et ministre des Affaires étrangères, ancien député et maire de Nantes, a été désigné président de la future Fondation nationale pour la mémoire de l'esclavage.

_________________________________________________________

Une large mobilisation

Pour atteindre son objectif, l’association La Coque nomade Fraternité, qui porte le projet, a mobilisé de nombreuses personnes concernées par cette histoire et/ou par les phénomènes contemporains qui se développent parfois à notre porte, comme l'esclavage domestique.

Un comité scientifique est au travail qui a été renforcé grâce à de nouvelles collaborations, notamment sur la dimension actuelle du propos (voir liste de ses membres ci-après).

Les premiers éléments de la coque de La Fraternité sont en construction afin de montrer, dès le printemps 2019, une préfiguration du projet définitif, capable d’accueillir le public. Les plans sont réalisés (Marc Ronet, architecte naval, et Christian Johan, directeur technique), le chantier (Chantier des Ileaux à Noirmoutier) et le scénographe (Pierre Combes - qui réalisa en son temps l’exposition Les Anneaux de la Mémoire au château des ducs de Bretagne, à Nantes) - sont déjà à l’œuvre.

Il y a d’abord les membres de l’association La Coque nomade Fraternité. Au nombre de 70, de toutes origines et issus de milieux sociaux-culturels et professionnels très différents, ils sont les premiers ambassadeurs du projet. Plusieurs groupes locaux travaillent à Fort de France, Rochefort... et, bien sûr, à Nantes où l’association a son siège.

__________________________________________________________

LES PARRAINS / MARRAINES :

Marijosé ALIE, journaliste et chanteuse (Malavoi), France.

François BOURGEON, auteur de bande dessinée (notamment Les passagers du vent), France.

Patrick BRAOUEZEC, président de Plaine-Commune (établissement public territorial), vice-président de la Métropole du Grand Paris.

Michel CANTAL-DUPART, architecte et urbaniste, professeur honoraire du Conservatoire national des Arts et Métiers de Paris, France.

Patrick CHAMOISEAU, écrivain, résidant en Martinique, France. En cours.

Irène FRAIN, écrivain, France.

Marcus MILLER, compositeur et bassiste de jazz (jazz fusion), USA.

Patrick POIVRE D'ARVOR, journaliste, France. En cours.

Christiane TAUBIRA, ancien Garde des Sceaux – ministre d’État, France. En cours.

_________________________________________________________

LE COMITÉ SCIENTIFIQUE

• Le président du comité scientifique : Marcel DORIGNY, Maître de conférences en histoire à l'université de Paris VIII St-Denis, spécialiste de l’esclavage, de la colonisation et des mouvements indépendantistes et abolitionnistes , France.

Gérard ATTALI, inspecteur général à l’académie de Lille.

Brahim BELGACEM, historien, Université de Tunis A.

Loïc BUREAU, représentant de l’Association des professeurs d’histoire-géographie de Loire-Atlantique, professeur au Lycée Camus, Nantes, France.

Emmanuel DECAUX, professeur de droit international à l’université Paris II Panthéon-Assas, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, France.

John W. FRANKLIN, directeur de programmes au Centre sur la vie des peuples et sur l’héritage culturel du Smithsonian Institute, directeur du département des Relations Internationales du Musée national de l'histoire et de la culture africaine-américaines, USA.

Robert E. FULILOVE, psychiatre, professeur en sciences socio-médicales du Centre médical de la Columbia University, USA.

Bernard GAINOT, professeur d’histoire moderne à Paris I, président de l’APHG d’Île de France, membre de l’Association pour l’étude de la colonisation européenne à La Sorbonne.

Jean-René GENTY, inspecteur général de l’Education nationale, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire coloniale de l’Algérie.

Anne JOLLET, maîtresse de conférences en histoire moderne de l’Université de Poitiers.

Eric MESNARD, professeur d’histoire-géographie à l’IUFM de l’Académie de Créteil, membre du Comité national pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage.

Pierre OUTTERYCK, professeur agrégé d’histoire, mis à disposition du Secours populaire, directeur d’une maison d’édition, Nord, France.

Frédéric REGENT, président du Comité national pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage (comité d’orientation du GIP Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions), France.

Dominique ROGER, maîtresse de conférences, chercheuse au CNRS.

Pierre SANE, président d’Imagine Africa Institute, ancien sous-directeur général de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, ancien secrétaire-général d’Amnesty International, Sénégal. En cours.

• Ibrahima THIOUB, professeur d’histoire à l’Université Cheikh Anta Diop (Dakar, Sénégal) depuis 1990 et membre associé de l’Institut d’études avancées, fondateur à Dakar du Centre africain de recherches sur les traites et l’esclavage (CARTE).

• Un.e représentant.e de l’UNESCO. En cours.

• Un représentant de l’Education nationale, France. En cours.

• Un représentant de l’association Les Anneaux de la Mémoire http://anneauxdelamemoire.org En cours.

_________________________________________________________

DES MUNICIPALITÉS

Plusieurs municipalités ou intercommunalités ont d’ores et déjà fait connaître leur intérêt et leur intention de soutenir le projet, notamment en accueillant La Fraternité sur leur territoire :

  • Nantes
  • Bordeaux
  • La Rochelle
  • Fort-de-France
  • L’établissement public territorial de Plaine-Commune
  • Asnières

_________________________________________________________

DES ASSOCIATIONS ET DES INSTITUTIONS PARTENAIRES

Ministère des Outre-Mer, France : www.outre-mer.gouv.fr/

Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE) : www.cnmhe.fr/

Première Urgence Internationale www.premiere-urgence.org, Organisation humanitaire venant en aide aux victimes civiles, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique (cf. courrier ci-après).

Amnesty International France www.amnesty.fr En cours.

Fédération internationale des droits de l’Homme www.fidh.org En cours.

Human Rights Watch www.hrw.org/fr En cours.

OICEM / Organisation internationale contre l’esclavage moderne, Marseille, France. www.oicem.org

Comité contre l’esclavage moderne, Paris, France www.esclavagemoderne.org En cours.

Anti-Slavery International, Londres, Royaume-Uni. www.antislavery.org En cours.

Front Line, The International Foundation for the Protection of Human Rights Defenders http://www.frontlinedefenders.org En cours.

SOS Esclaves Mauritania www.sosesclaves.org En cours.

International Labor Organisation www.ilo.org En cours.

International Organization for Migration www.iom.int En cours.

World Confederation of Labour www.ituc-csi.org En cours.

UNICEF www.unicef.org En cours.

_________________________________________________________

PARTENARIATS

Des partenariats ont été noués avec des organisations et associations qui poursuivent des objectifs proches ou complémentaires de La Coque nomade Fraternité :

Les associations culturelles nantaises :

Des partenariats privés :

Bruno Gorrée, directeur général de la scierie Bourdaud (Nozay, 44) en compagnie de Christian Johan et Marc Ronet (responsables techniques de la Coque nomade) et de Frédéric Maingret (à droite), patron du chantier des Ileaux à Noirmoutier.

_________________________________________________________

De premiers soutiens publics

Le projet La Fraternité bénéficie déjà de soutiens de partenaires publics qui se manifestent sur le plan moral comme sur le plan financier.

Depuis le début de l’élaboration du projet, la Ville de Nantes a apporté un soutien matériel et financier qui a permis de financer les premières études et d’aboutir à la définition actuelle du projet. Récemment, la Ville de Nantes s’est engagée, par la signature de Johanna Roland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole (voir ci-dessous), à poursuivre son aide. Ainsi, aux termes d'une convention pluri-annuelle (5 ans), une subvention de 77 000 € a été votée par le conseil municipal de Nantes de juin 2018 pour la mise en œuvre de la première phase du projet.

De même, l’implantation de cette 1ère phase sur un espace public (nécessaire à la construction des premiers éléments de la « coque nomade » et à sa présentation au public), en cohérence avec le thème, est en cours d’étude.

De plus, le ministère des Outre-mer, sur l’avis du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (voir courrier ci-après), et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) ont d’ores et déjà apporté leurs soutiens.

Ces premières participations publiques sont complétées par un autofinancement de l’association La Coque nomade Fraternité.

Ces financements permettent aujourd’hui de lancer sans attendre la construction (1ère phase) de La Fraternité, afin de pouvoir présenter, dès le 10 mai 2019, les premiers éléments de la coque nomade. Ce travail « en progression » permettra au public de suivre l’évolution du projet au fur et à mesure de son élaboration, projet qui se nourrira ainsi des dernières recherches historiques, anthropologiques et sociologiques sur l’esclavage et ses conséquences ainsi que des travaux et plaidoyers les plus récents menés par les acteurs de la lutte contre l’esclavage moderne.

_________________________________________________________

Le groupement d’études et de conception

Christian Johan, concepteur, designer, AMO, infographiste 3D, réalisateur. Nantes – chrjoh@free.fr

Christian Johan conçoit et participe à la mise en œuvre d’espaces muséographiques. Il invente et conçoit des espaces, des volumes ayant des contraintes spécifiques liées au spectacle, à l’itinérance et à la projection d’images. Fort d’une solide formation technique, Christian Johan conçoit et dessine La Boule, écran sphérique géant (12 m de diamètre) projetant des images anamorphosées, démontable et itinérant. Il travaille depuis 2011 sur le projet de La Fraternité - Coque nomade. Il est le designer de la coque nomade et le responsable technique de sa fabrication.

Marc Ronet, architecte naval (MRAN) – Nantes, T. 06 30 25 87 44 - http://marc.ronet.free.fr

Ingénieur et architecte naval de formation, Marc Ronet possède plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la construction navale. Les différentes missions qu’il a menées lui ont permis de travailler sur des projets très divers : restaurations de bateau classique ou constructions d’unités neuves en bois, aluminium ou en acier jusqu’à 44 mètres. Il a notamment participé pendant cinq ans à l’étude et au suivi de projet du chantier de construction de la frégate Hermione. Depuis 2011, il a créé son propre bureau d’études à Orvault.

_________________________________________________________

Cahier des charges techniques

1. - La coque nomade de La Fraternité doit être itinérant et transportable par container de taille standard afin de franchir facilement et sans dommage n'importe quelle distance à travers la France, l’Europe et le monde par camion, rail ou bateau.

2. - Conformément à la réglementation, il doit être accessible à tous et répondre aux normes de sécurité et d’accessibilité en vigueur.

3. - Le montage de la structure sera effectué par une dizaine de monteurs encadrés de deux chefs d'équipe. Il durera deux semaines, avec l'aide d'une grue mobile adaptée et d'un chariot manuscopique. Le démontage sera de durée équivalente.

4. - Dans une ville donnée, la visite du bateau sera possible sur une période de 22 semaines consécutives. La durée pouvant varier en fonction des lieux. La Fraternité sera ouverte 7j/7.

5. - Il est prévu deux cycles d'exploitation par an, de 22 semaines chacun, soit un cycle par semestre.

6. - Pour une année donnée, il est envisagé que l'activité se déroule comme suit :

  • Montage : 2 semaines
  • Exploitation : 22 semaines
  • Démontage : 2 semaines
  • Transport et montage : 2 semaines
  • Exploitation : 22 semaines
  • Démontage : 2 semaines

7. - Après une phase d’installation technique de la coque nomade sur un espace public de la ville de Nantes, fin 2017 - début 2018, une seconde phase doit permettre la mise en œuvre de la muséographie de la structure avec des visites pédagogiques. Celle-ci se présentera, dans un premier temps, comme un chantier en cours (work in progress). Idéalement, le démarrage officiel de l’exploitation de la coque nomade La Fraternité serait le 10 mai 2021 à Paris (inauguration grand public).

_________________________________________________________

Principes de construction et répartition des espaces

Le groupement Christian Johan - Marc Ronet propose une solution qui reprend les formes d’un bateau négrier du XVIIIe siècle. L’association a choisi les plans du navire négrier L’Aurore, extraits de la monographie établie par l’historien Jean Boudriot. Tout au long du parcours de visite, nombre de détails de réalisation ou d'objets (fac similé) permettent à cette « coque nomade » de jouer pleinement la carte du réalisme et de l'historicité, comme par exemple, les canons sur leurs affûts, les mâts et ses haubans, la cloche du bord ou les caillebotis présents sur le pont de batterie (pont supérieur).

La partie visitable est constituée de la portion centrale du navire et mesure 24 m de long. Celle-ci s’articule autour d’une structure composée de huit containers de 40 pieds. Quatre conteneurs sont utilisés pour reproduire la cale, quatre autres pour le pont des captifs. Enfin un plancher supérieur reproduit le pont supérieur du navire. L’espace central entre les deux rangées de conteneurs est utilisé pour la circulation du public à travers la structure. En complément du volume intérieur de la coque, une extension latérale sur bâbord vient augmenter la possibilité d’accueil du public et permettre l’ajout de contenu muséographique complémentaire.

Principe de construction autour de deux rangées de container et d’une extension latérale faisant office de salle supplémentaire (sur la droite au rez-de-chaussée)

LES TROIS NIVEAUX :

• Le RDC est composé de quatre containers 40 feet High Cube, espacés de 2,5 m, qui forment la cale. Sur bâbord, une salle d’exposition constituée de trois conteneurs porte la surface de plancher à environ 190 m².

1er niveau, la cale et la salle d’exposition

L’étage reprend la même disposition que le RDC, avec 4 containers 40 feet Standard. Le pont des captifs y est reproduit et présente une surface de plancher de 140 m2

2e niveau, Le pont des captifs

Une toiture terrasse vient se fixer sur le deuxième étage de conteneur et reproduit le pont supérieur du navire. Y sont disposé sur l’arrière les logements qui étaient réservés aux officiers. (plancher de 170 m2)

3e niveau, Le pont supérieur

La structure totalise une surface visitable de 500 m².

Pour cheminer à travers ces trois niveaux, le public dispose d’un escalier central et de deux escaliers en colimaçons placés aux extrémités de la structure. Un ascenseur placé sur l’arrière des ponts permet un accès au public à mobilité réduite.

ACCESSIBILITÉ

La coque nomade est étudiée pour répondre à toutes les exigences actuelles en matière d’accessibilité. Dès la phase d’avant-projet, l’ensemble de cette structure a été pensé pour être entièrement visitable par des personnes à mobilité réduite. Cela se traduit notamment par une circulation intérieure et une muséographie adaptées.

Quant à l’accès aux étages, une solution par élévateur a été choisie. Des entreprises françaises spécialistes en ce domaine, Ermhes (Ile et Vilaine) et ETNA France (Normandie), ont été contactées et étudient avec nous les solutions les plus adaptées à la coque nomade.

LE BORDAGE EXTÉRIEUR

Extérieurement, la coque est reproduite grâce à plusieurs portions de bordage fixées les unes à côté des autres sur les faces extérieures des conteneurs. Ces panneaux sont réalisés suivant la méthode suivante: sur un cadre en acier galvanisé sont fixés plusieurs épaisseurs de panneau de contreplaqué de qualité marine collées entre elle. Ces panneaux seront ensuite stratifiés avec de l’epoxy pour garantir une tenue optimale dans le temps. Au moment du montage, chacune de ces portions de bordé seront fixées sur les conteneurs grâce à des connecteurs en acier prévus à cet effet. Leur manutention sera facilité par les pattes de levage dont les cadres acier seront pourvues. Par ailleurs, ces portions de bordage sont dimensionnées pour pouvoir être rangées et transportées par conteneur.

LES PLANCHERS DU PONT SUPÉRIEUR

Les planchers du pont supérieur, capables d'accueillir le public, participent aussi à la raideur de la structure en reliant entre eux les deux rangées de conteneur. De plus, ils intègrent un système de gouttière permettant l'évacuation des eaux pluviales. Ils sont réalisés en lames de bois massif disposées dans des cadres en acier galvanisé.

_________________________________________________________

La muséographie / scénographie

L’élaboration des contenus a été confiée à Pierre Combes, commissaire d’exposition, muséographe et scénographe indépendant. Ses connaissances et son expérience le désignaient naturellement pour ce projet : il fut en effet le commissaire de l’exposition Les Anneaux de la Mémoire (Château des ducs de Bretagne – Nantes / 1992 – 1994), la plus importante jamais consacrée en France à la traite et à l’esclavage atlantique des Noirs. En lien avec le comité scientifique, il sera chargé de choisir et de mettre en scène toutes les ressources documentaires disponibles : textes, images, sons, vidéo, fac-similé d’objets, reconstitution physique d’espaces (cf. l’entrepont des captifs) – en utilisant les techniques les plus innovantes de la muséographie et de la scénographie contemporaines.

PIERRE COMBES, SCÉNOGRAPHE ET MUSÉOGRAPHE

Parcours avant 2004 :

• Diplômé de l’École du Louvre, diplôme de muséologie.

• Conservateur de musées scientifiques et techniques : Musée de Tahiti et des Îles (1989 - 1990), Musée maritime et portuaire de Dunkerque (1993 – 1996).

• Responsable du service culturel d’un équipement grand touristique international pour Nausicaa Développement : Acquario di Genova, Gênes, Italie (1996 – 1999).

• Chef de projet muséographie pour la création d’aquariums publics, Nausicaa Développement (1999 – 2002).

• Commissaire de l’exposition Les Anneaux de la Mémoire à Nantes (1992-1994), première grande exposition nationale sur l’histoire de la traite atlantique des Noirs et de l’esclavage dans la Caraïbe (400 000 visiteurs).

• 2003 : Étude de définition pour la création d’un Musée national haïtien – Port-au-Prince, Haïti.

Depuis 2004 (liste non exhaustive) :

• 2007 : Rénovation du Musée de la Compagnie des Indes – Port-Louis, 56.

• 2009 : Exposition sur les changements climatiques dans le cadre de la COP 15 ‘Ambassade de France, Agence européenne de l’Environnement, Académie des Beaux-arts - Copenhague, Danemark.

• 2010 : Rénovation du Centre Haliotika – Le Guilvinec (Grand Prix du tourisme de la région Bretagne).

• 2011 : Mission d’assistance à la conduite de projet pour la création du Mémorial à l’abolition de l’esclavage – Nantes. Article « Histoire et mémoire de l’esclavage à travers le monde », revue Place publique – La revue urbaine n°29 – Nantes.

• 2012 : assistance à maîtrise d’ouvrage pour la création d’une exposition permanente sur l’histoire franco-allemande – Centre mondial de la Paix – Verdun.

• 2014 : Aménagement scénographique du château de Suscinio, Morbihan. Conception et scénographie de l’exposition « Tirailleurs sénégalais » pour le Sommet de la Francophonie – Dakar, Sénégal.

• 2015 : Conseil muséographique pour la création de la nouvelle exposition permanente sur l’histoire du port – Musée maritime de La Rochelle.

_________________________________________________________

Le parcours de visite

Le parcours de visite commencera à l’extérieur du bateau dans une structure abritée qui permettra aux visiteurs de commencer à se plonger dans la thématique de la traite coloniale des Africains et des esclavages d’hier et d’aujourd’hui. Un support audio-visuel, sensible et spectaculaire, y sera diffusé pour donner les clefs de compréhension de la visite qui va suivre. Cet espace pourra servir, en dehors des heures de visite, à accueillir des animations (conférences, spectacles, animations pédagogiques…)

Ensuite, la visite du bateau pourra commencer. Elle sera guidée pour une meilleure compréhension des espaces scénographiés. Il s’agira d’un parcours immersif où les décors, les reconstitutions d’objets et les ambiances évoqueront le plus fidèlement possible la réalité de ce qu’étaient les bateaux négriers au XVIIIe siècle. Des médiateurs accompagneront les visiteurs pour raconter ce qu’étaient la traite et l’usage des objets qui s’y rattachent, à commencer par le bateau lui-même.

La visite commencera par le pont supérieur (pont du voyage), accessible par les escaliers situés aux extrémités du bateau (et les élévateurs pour les personnes à mobilité réduite). Elle se poursuivra ensuite par l’entrepont des captifs, puis par la cale (pont du commerce) qui communique avec les salles consacrées aux formes contemporaines d’esclavage.

LE PONT DU VOYAGE (PONT SUPÉRIEUR)

Le pont du Voyage (pont supérieur) sera l’occasion d’évoquer le voyage dans sa globalité : l’armement, les différentes routes de la traite, les difficultés rencontrées au cours du voyage (tempêtes, guerres, maladies, révoltes) mais aussi : pourquoi et comment la traite négrière a pu exister, pourquoi et comment a-t-elle cessé (abolitionnisme, Société des amis des Noirs vs/ économie de plantation, colonialisme) depuis le combat des premiers),

Puis le public descend d’un niveau et accède à l’entrepont (pont des Captifs).

LE PONT DES CAPTIFS (ENTREPONT)

Le pont des Captifs est une reconstitution réaliste à l’échelle 1 de la cale des captifs montrant les conditions de vie à bord des captifs mais aussi celles de l’équipage. Des mannequins ou des silhouettes sont disposés dans la cale pour figurer l’entassement des enfants, des femmes et des hommes qui ont été déportés. Ce niveau est sonorisé : dialogue des captifs, plaintes, bruits du bateau en navigation sur l’océan… pour évoquer de manière sensible les conditions de captivité des enfants, des femmes et des hommes déportés pour être vendus sur les marchés du Cap français en Haïti ou de Saint-Pierre à la Martinique… Le public peut ainsi appréhender de manière sensible ce que furent les conditions de cette déportation.

On y évoquera la campagne de traite : l’arrivée sur les côtes africaines, les négociations pour l’achat des futurs esclaves , leur montée à bord, les différentes causes de mortalité, l’arrivée aux Caraïbes, le « rafraîchissement » des captifs avant la vente, etc.

On ressort de ce niveau par l’escalier métallique pour atteindre la cale du navire au niveau inférieur.

LA CALE DU COMMERCE

Situé au rez-de-chaussée, la cale du Commerce contient les marchandises, les vivres et l’eau potable. Un espace montre les marchandises embarquées pour la première partie du voyage vers l’Afrique (tissus, bijoux, armes, munitions...) qui servaient à l’échange contre des captifs. Un autre espace stocke les marchandises du retour des îles (café, sucre, coton, etc.). Ce lieu embaume le parfum de ces richesses.

LES SALLES DE L’ESCLAVAGE CONTEMPORAIN

De la cale du Commerce, on accède directement au container ayant pour thème la servitude moderne, les différentes formes d’esclavage qui perdurent au XXIe siècle. Au travers de films, panneaux, cartes, expos photo, témoignages, le public peut appréhender l’ampleur de l’esclavage de nos jours et, d’une manière générale, toutes les formes de discrimination, de racisme et d’intolérance. Cet espace est aussi consacré à la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage animée par une valeur qui figure dans la devise française : la Fraternité. Mais que met-on derrière ce mot ?

_________________________________________________________

Images de synthèse du projet terminé

De haut en bas et de gauche à droite (cliquer sur les photos pour agrandir):

  • Vue d'ensemble bâbord avec l'escalier d'accès au pont supérieur et, au rez-de-chaussée, les salles consacrées à l'esclavage contemporain.
  • L’entrepont des captifs (accès depuis le pont supérieur).
  • L'entrepont des captifs.
  • Vue de la poupe avec l'escalier d'accès et l'élévateur (à droite
  • La cale (pont du Commerce).
  • Vue d'ensemble côté tribord.
  • Détail de la proue avec l'escalier d'accès au pont supérieur (pont du Voyage).
  • Vues en plongée sur le pont supérieur.

_________________________________________________________

Les entreprises du projet

Pour la réalisation et la construction de La Fraternité, les entreprises de l’Ouest de la France seront sollicitées en priorité. Parmi celles-ci :

  • Chantiers des Ileaux (Frédéric Maingret), Noirmoutier (85) : chantier naval pour réaliser les éléments de la coque.
  • Etna France (Olivier Moisan), Domfront (61) et La Chapelle-Gauthier (27) : Fabricant d’élévateur à personnes.
  • Box Innov Container (M Zwald), Bordeaux : transformation des containers.
  • APAVE (Patrick Régnier), Saint- Herblain : contrôle technique de construction.
  • NAETIS Électricité (Olivier Burtard), Nantes : réseau électrique, ventilation.
  • Marc Ronet Architecture Navale (MRAN), Orvault (44) : études coque et mâture.
  • Pierre Combes, Crac’h (56) : muséographie/scénographie.
  • IMAGENCE SARL (Christian Johan), Nantes : scénographie, modélisation 3D décors, contenus audiovisuels

Un reportage de Thalassa (France 3) sur le Chantier des Ileaux qui construira la coque nomade de La Fraternité au plus près de la réalité historique en matière de construction navale au XVIIIe siècle :

_________________________________________________________

Un projet créateur d’emplois

En phase d’exploitation, La Fraternité emploiera :

  • En contrat à durée indéterminée :

- un régisseur technique

- un régisseur pédagogique

  • En contrat à durée déterminée, embauchés sur chaque site d'exploitation :

- 3 hôtes / hôtesses de caisse

- 3 guides

  • En contrat d'intermittents du spectacle (techniciens) :

- un chef d'équipe montage coque

- un chef d'équipe montage conteneur

  • Le personnel intérimaire :

La Fraternité aura recours à des intérimaires, à différents moments du cycle d'exploitation, pour :

- procéder au montage et au démontage de la structure (une dizaine de monteurs)

- assurer la propreté du site

- étoffer l'équipe d'hôtes/hôtesses d'accueil et guides.

La masse salariale annuelle de l'ensemble du personnel salarié est estimée à 175000 €. Une croissance annuelle de la masse salariale en CDI a été retenue au taux de 1%.

_________________________________________________________

Les partenaires

Karisko (Martinique) : acteur culturel et chantier d’insertion

L’association Karisko, créée en 2004, est composée de 80 adhérents et de plus de 600 bénévoles. Elle emploie sept salariés. Elle propose des activités culturelles (liées, notamment, à l’histoire amérindienne de la Martinique et de la Caraïbe), sportives (pratique nautique de la kanawa, sorte de pirogue d’origine amérindienne) et elle effectue également un travail scientifique. En effet, plusieurs experts en archéologie, anthropologie et histoire sont associés aux actions menées par l’association.

Par ailleurs, Karisko a mis en place un chantier d’insertion sociale. Il a pour objectif de mobiliser une jeunesse marginalisée qui n’arrive pas à accéder à une insertion socioprofessionnelle. En intégrant les jeunes dans toutes ses activités, particulièrement la construction de kanawas et la pratique de la navigation avec les membres de l’association, Karisko se fait vecteur de mixité sociale et fédère sur un objectif commun partagé.

Ce chantier d’insertion permet aux jeunes d’apprendre un métier (métallerie, menuiserie, peinture…) avec une qualification reconnue par un diplôme au sortir de leur mission.

LA PROUE ET LA POUPE RÉALISÉES EN MARTINIQUE

Pour des raisons à la fois symboliques et parce que le projet La Fraternité revendique une utilité sociale, il a été décidé de travailler avec l’association Karisko, dans le cadre de son chantier d’insertion en Martinique, pour la réalisation de la poupe et la proue de La Fraternité. Ces deux parties peuvent être réalisées indépendamment de la partie centrale de la coque. Leur élaboration fait appel à des techniques classiques : métallerie, menuiserie, stratification, peinture, sculpture.

Les dimensions hors tout de chaque élément qui les constitue seront compatibles avec un transport par conteneur de 40 pieds. Les blocs seront les plus grands possibles afin de minimiser le temps de montage/démontage sur site.

_________________________________________________________

1ère phase (2018 - 2019)

Premiers éléments de La Fraternité présentés dans l'espace public

Le projet La Fraternité – coque nomade ne sera pas édifié en un jour. L’objectif est d’arriver à une réalisation définitive à l’horizon mai 2021. Cela ne veut pas dire que rien ne sera visible avant cette date. Au contraire : pour les concepteurs du projet, il s’agit bien d’un work in progress, d’un travail en progression qui sera visible du public à partir du 10 mai 2019 (date de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage).

Ainsi, à cette date, il est prévu de présenter une partie de la coque de La Fraternité comme une préfiguration de la réalisation finale, avec de premiers contenus. L’objectif est de débuter la construction de la structure en commençant par les éléments formant le rez-de-chaussée. Ainsi, le public pourra dès lors visiter la première phase du projet .

Les deux conteneurs de 40 pieds de long du rez-de-chaussée seront modifiés à façon pour offrir une circulation optimale. Ils seront aménagés par les charpentiers de marine du Chantier des Ileaux (Noirmoutier) afin de reproduire la cale du navire.

Gestion des flux

Pour faciliter la gestion des flux, le parcours de ce premier tronçon de la Coque nomade adopte une circulation à sens unique. Les visiteurs seront tout d’abord accueillis sous un chapiteau doté d’un plancher bois. Puis le cheminement se poursuivra par la visite de la reconstitution de la cale (espace formé autour des deux conteneurs).

• Accessibilité

La Coque nomade est étudiée pour répondre à toutes les exigences actuelles en matière d’accessibilité. Dès la phase d’avant-projet, l’ensemble de cette structure a été pensé pour être entièrement visitable par des personnes à mobilité réduite. Cela se traduit notamment par une circulation intérieure et une muséographie adaptées.

Norme et sécurité

En parallèle des aspects techniques du projet, le groupement d’entreprises en charge de la maîtrise d’œuvre s’occupe du volet administratif de la Coque nomade.

Un dossier est en cours d’élaboration afin de pouvoir recueillir toutes les autorisions nécessaires auprès de la CCS de Nantes.

_________________________________________________________

La proue (à gauche) et la poupe.

Conclusion (provisoire)

Pour répondre à la commande spécifique et novatrice du maître d’ouvrage, le groupement d’études Imagence + MRAN a proposé une solution unique, exceptionnelle et originale. Cela, après avoir a réalisé des études qui ont conclu à la faisabilité du projet porté par l’association La Coque Nomade Fraternité.

Tous les aspects du projet ont été étudiés : structurels, sécurité, accessibilité, muséographie, logistique, spectacles, culturels.

Dans une version précédente du projet, les organisations administratives et privées en charge du suivi réglementaire et sécuritaire du projet avaient toutes émis un avis favorable à ce projet (CCS, DDTM, SDIS, APAVE). De nouvelles demandes d’autorisation seront déposées pour cette première phase.

En phase opérationnelle, le groupement assurera l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre jusqu’à l’achèvement des travaux, ainsi que le suivi logistique.

Déjà, les entreprises partenaires du projet ont fait part de leur enthousiasme à l’idée de participer à cette aventure - technique, culturelle et humaine - porteuse de sens, qui permettra de diffuser la connaissance sur la traite des êtres humains et l’esclavage sous toutes ses formes, à travers l’histoire. Car, sans cette connaissance, il n’y aura pas de mémoire partagée, nécessaire à vie en société, démocratique et pacifique, et il ne sera pas possible de lutter efficacement contre les formes contemporaines d’esclavage qui se manifestent ici ou là dans le monde, au XXIe siècle encore, et dont les victimes sont toujours des enfants, des femmes et des hommes privés de leur droit à la liberté et à la dignité.

_________________________________________________________

Contacts

Association La Coque nomade Fraternité. 22, mail des Chantiers - 44200 Nantes. T. 09 54 88 62 80 - M. 06 22 52 65 07

Courriel : contact@coquenomade-fraternite.com

Président : Dieudonné BOUTRIN.

Secrétaire : Nathalie DAVID.

_______________________________________________

Annexes

________________________________________________

Presse : premiers articles

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.