Travel wIth ToTo Aventures sur les routes australiennes

TABULAM.

Après un mois et demi passé à "road-er" aux alentours de Sydney, il est temps pour nous de penser à renflouer les caisses. Entre l'essence, les campings et la nourriture, les précieux dollars commencent à se faire rares. C'est certainement l'un des aspects du voyage le plus contraignant, ennuyeux mais aussi très important. Ici en Australie, gagner des l'argent n'est pas bien compliqué à partir du moment où la volonté de travailler est bien réelle. Cela fait 9 mois à présent que nous vivons sur le continent, il faut donc penser au futur proche de notre voyage. Allons nous étendre notre visa? Continuer notre trip? Allons nous rentrer au pays? Pour le moment, nous avons pour projet de rester afin de voir l'autre partie du pays que nous n'avons pas encore découverte. Pour cela, selon les lois gouvernementales de l'immigration australienne, les expatriés (comme nous) doivent effectuer 88 jours de travail dans une entreprise et un lieu éligibles pour la demande de second visa. Quand je dis travail, entendez: jobs manuels et harassants que les très-modestes-fiers-australiens ne veulent absolument pas exécuter. Il s'agit en majorité de travaux fermiers: ramassage de fruits et légumes en tout genre, emballage de ces mêmes fruits et légumes, aide à la ferme, travail à l'usine et parfois même service et hôtellerie. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Tabulam à ramasser des myrtilles pendant 2 semaines et demi. Nous avons obtenu l'adresse grâce à une compatriote ménerbienne Maryline, qui est également en Australie avec son copain depuis quelques mois. Et oui, entre vauclusiens faut bien s'entraider. Après avoir postulé sur le site internet de la ferme Mountain Blue River Run Farm et avoir obtenu une réponse positive, nous avons foncé avec nos derniers petits sous vers le petit village tout pommé de Tabulam toujours dans le NSW.

Après deux bons jours de route, nous voilà enfin arrivés au camping accolé aux bureaux de gestion et d'embauche de la ferme. Il est environ 6h de l'après-midi quand nous nous présentons à la "réception" afin de procéder au check-in. Aux premiers abords, le camping semble perdu au milieu de champs de vaches qui n'ont absolument rien à voir avec des champs de myrtilles. Et en effet, la réceptionniste/gestionnaire Jacline nous confirme que contrairement à l'annonce reçue par email lors de la confirmation de notre embauche, les myrtilliers sont à environ 25 minutes de route.. Pause. Ça commence bien. Il est temps pour nous de nous installer, nous optons pour un powered site (avec électricité) qui nous coûtera la bagatelle de 200$ par semaine. L'endroit est calme, assez isolé, bordé de champs à perte de vue, sans un arbre à des mètres à la ronde. C'est plat, ensoleillé, trop ensoleillé, aucune âme, aucune ambiance ne se dégage de se camping pourtant rempli de backpackeurs comme nous. Et pour cause, il n'y a aucunes pièces communes car tout se passe en extérieur. Le campement est exclusivement composé de gros mobilhomes alignés les uns avec les autres, sans dépasser d'un moindre centimètre. Un camp militaire, voilà ce que c'est. Au "centre" se trouve quatres mobilhomes placés face à face formant ensemble un carré dans lequel les gens peuvent se retrouver autours des tables et chaises en plastiques. Deux d'entre eux sont les sanitaires hommes et femmes (avec douches et toilettes), celui d'en face la lingerie et le dernier, pièce principale, la cuisine (et croyez moi c'est loin d'être Schmidt!). En effet, pendant que certains cuisinent, ils peuvent aussi entretenir une conversation avec leur collègue sous la douche. Très intime. La partie la plus difficile est sans doute pour préparer le repas. Quatre gros barbecues à gaz sont à l'extérieur, ce qui rend l'endroit un peu plus agréable, c'est vrai. Sauf peut-être, quand il vous faut cuisiner, qu'il pleut et que les deux petits réchauds intérieur ne sont jamais approvisionnés en gaz ou qu'ils sont tout simplement cassés. Nous avons de quoi dormir, manger et nous doucher après une rude journée dans les champs. Aspect qui reste indéniablement le principal.

Entrée de la ferme.

Le travail dans les champs est étonnamment agréable. Bien sûr la chaleur et le soleil sont pesants, vous ralentissent même un peu parfois mais dans l'ensemble ce n'est pas si mal. En réalité, c'est même assez drôle de faire quelque chose que nous n'envisagerions pas de faire dans notre pays d'origine. Comme quoi, il est vrai que les voyages offrent une certaine ouverture d'esprit. Le matin, nous arrivons à la ferme, allons jusqu'au bureau afin de voir dans quel bloc notre groupe est transféré (les champs sont divisés en plusieurs zones de ramassage, par maturation ou variétés). Ensuite nous garons notre Toto chéri près du bloc en question, prenant seaux, ceintures et accessoires nécessaires au ramassage.

La première étape de la journée est de demander notre row (rangée).

" - Number 34! ".

Allons-y. Un du côté droit, l'autre du gauche, on commence à pick-er nos précieuses baies bleues. On remplis nos 5 seaux respectifs en faisant bien attention de ne pas oublier les myrtilles qui se trouvent près du sol sous les branchages car ce sont la que les plus belles et les plus grosses se cachent du soleil. On va au tri, notre partie préférée. La blague. On retirent les rouges, les abîmées et on les disposent dans des trays (plateaux) que nous ammenons à nos superviseurs. Ils vérifient encore une fois après nous, scannent nos cartes électroniques, nos plateaux et notre paie sera calculée à partir du nombre de kilos que nous avons ramassés. Voilà le déroulement basique d'une journée de Bluberry picking. Le dimanche 20 novembre, Jérémie, Gioele (un très gentil italien de Vérone) et moi partons pour Tabulam backpacker, un campsite bien plus prêt et plus complet de notre lieu de travail. Les propriétaires Rosemary et Brenton on l'air vraiment adorables. Adieu les 1h de route aller-retour, l'antipathique réceptionniste, le paysage lunaire et bonjour le wifi, la salle TV et la cuisine équipée! 😍

Musique: Shape par Winterbourne. Super groupe australien.

Notre dernier jour de boulot était le mardi 22 novembre. Le mercredi, nous avons dit au revoir à Gioele et avons pris la route en direction de Young. Une douzaine d'heures de route vont suivrent...

Boîte aux lettres micro-onde.. Bienvenue dans le Bush #Drôle de recyclage

Toutes mes excuses pour le pavé, j'étais quelque peu inspiré..

Merci de nous lire. A bientôt.

Xx Jérémie et Émilie. ❤️

Created By
Emilie Couderc
Appreciate

Credits:

All photos are taken during our trip by ourselves (personals iPhones pictures and GoPro prises de vues.) Videos created on Quick App by GoPro.

Made with Adobe Slate

Make your words and images move.

Get Slate

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.