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Interview « mon métier de formateur et de tuteur par classe virtuelle Chez learnPerfect »

Bonjour Isabelle, peux tu te présenter succintement et nous dire quelle est ta formation ?

Je m’appelle isabelle, j’ai 36 ans, je suis maman de 2 jeunes enfants, je réside à Chartres et fais partie de l’équipe pédagogique de LearnPerfect en qualité de formatrice bureautique depuis 3 ans.

J’ai une formation de comptable à la base, et ai décidé de m’orienter vers le monde de la formation grâce à une reconversion professionnelle il y a 8 ans.

Mon métier consiste donc à animer quotidiennement des séances de formation, majoritairement en cours particulier mais aussi en cours collectif par classe virtuelle sur internet ; ce que nous appelons chez LearnPerfect la Visioformation.

Le reste du temps j’anime des formations en présentiel et travaille sur diverses taches de type conception pédagogique et nécessaire montée en compétences sur de nouveaux logiciels.

En quoi consiste le métier de visioformateur et quelle différence fais-tu avec ta posture de formateur en salle ?

Le métier de formateur par classe virtuelle est analogue dans les grandes lignes à celui de formateur en présentiel ; notre mission consiste à former pour faire monter en compétence des apprenants sur des logiciels bureautique ou programmes informatiques spécifiques (applications informatiques métiers, CRM,…).

Mais si on rentre plus dans le détail beaucoup de choses changent par rapport à une animation en salle.

L’unité de temps n’est plus la journée mais l’heure et l’unité de lieu n’est plus la salle de formation, car nous sommes connectés à distance « en live » sur internet. Cela change le rapport et les échanges entre le formateur avec le ou les stagiaires car nous ne sommes pas dans la même salle, parfois nous ne nous voyons pas, et pour autant il nous faut former de la manière la plus efficace qui soit notre groupe d’apprenants.

C’est clairement un autre tout autre mode d’animation/formation même si bien sur les grands principes pédagogiques sont à respecter (définir un objectif, être dans une pédagogie active, s’assurer de la compréhension de l’apprenant ou du groupe pas à pas, travailler sur l’encouragement et valider les compétences acquises par des cas concrets (exercices pratiques) toit au long des séquences pédagogiques.

Nous sommes clairement beaucoup moins des « sachants » qui récitons, faisons des démonstrations, et sommes plus dans un rapport humain que j’oserai qualifier d’égal à égal ou l’échange se fait en ligne entre celui qui apprend et celui qui anime… c’est clairement une posture que je trouve beaucoup plus seine, agréable et porteuse de sens.

Isabelle, quelles sont pour toi les compétences et connaissances nécessaire pour exercer ce nouveau métier ?

Pour moi et à la base, il faut bien évidemment être animé par la passion de transmettre, je parle bien de passion car le métier de formateur n’est pas un métier comme les autres et il est porteur de sens.

Bien sûr il y a les principes pédagogiques « classique » à connaitre et maîtriser je ne vais pas les énumérer, par contre il y a des différences notables, les voici.

La première qui me vient en tête c’est d’être quand même relativement à l’aise avec l’utilisation d’un ordinateur (pas difficile pour moi) mais aussi avec les logiciels de classe virtuelle, nous en utilisons 3 chez LearnPerfect selon le contexte (Webex, Adobe connect et une solution unifiée prénommée 3CX…)

La deuxième, c’est d’accepter d’être moins en mode présentation et plus en mode observation … je m’explique car c’est important surtout en cours particulier ce qui représente près de 80 % de mes animations en ligne.

Après avoir évaluer le niveau et le besoin de l’apprenant nous construisons pour lui un cursus totalement sur mesure et invitons nos stagiaires à travailler sur leurs propres fichiers de travail afin qu’ils soient au plus près de leur contexte d’usage quotidien. Dès lors, le déroulé de la formation est très interactive, l’apprenant est celui qui manipule plus de 90 % du temps de formation, le formateur est là pour observer, conseiller, apporter une plus-value particulière dans le contexte spécifique de l’apprenant. Nous avons consigne de ne quasiment pas toucher à la souris, …la pédagogie par l’erreur/autonomie et la recherche d’appropriation du savoir par une « vraie » mise en pratique de l’apprenant explique la puissance de ce mode de formation.

Mon rôle de formateur va donc bien au-delà d’un simple « transmetteur de savoir », j’apporte une expertise opérationnelle très concrète et immédiatement opérationnelle.

Comment c’est passé ta formation et ta première session en Visioformation ?

J’ai suivi un programme d’intégration très complet scindé en 3 grandes thématiques, celui-ci a duré une quinzaine de jours :

La première partie à consister à me familiariser avec mes nouveaux outils ; en l’occurrence les logiciels de classe virtuelle et ses fonctionnalités associées comme le partage d’application, l’annotations, l’utilisation du chat, les fonctionnalités de travail en sous-groupe « breaking session » ; l’enregistrement des sessions …

Ce n’est pas tant l’usage en lui-même des fonctionnalités qui est complexe mais plutôt le bon dosage, la bonne dynamique, l’interaction juste entre l’apprenant et moi dans le déroulement du programme car il faut que l’animation soit rythmée.

A noter que la pédagogie est différente selon que l’on anime un cours en cours particulier, en collectif ou en mode webinar.

La deuxième partie de la formation à consister à maîtriser les différentes « situations à problèmes » que nous pouvons être amenés à rencontrer durant la formation comme, les problèmes pour se connecter à la classe virtuelle, les problèmes de qualité de son en VOIP, de deconnections imprévues, l’application de nos différents process en cas d’incidents (tout est processisé chez nous) afin de garantir l’exérience de formation la plus qualitative qui soit.

Cela m’a vraiment rappelé mes cours de conduite ou le moniteur d’auto-école pouvait à tout moment reprendre la main si je perdais pied.

La troisième partie concerne naturellement les programmes / logiciels sur lesquels je dois animer. Je dois parfaitement les maîtriser, et surtout pouvoir en quasi-temps réel comprendre la problématique d’usage de l’apprenant afin de le faire travailler au plus près de ses préoccupations d’usage… cela demande une grande maîtrise du logiciel et des compétences « métiers ».

On se souvient toujours de sa première fois, pour ma part tout c’est naturellement passé car nous avions fait de très nombreuses répétitions, visionnés beaucoup de cours enregistrés. Aujourd’hui les technologies sont extrêmement matures, et si un problème technique arrive, nous savons quoi faire…

Comment décrirais-tu ta relation pédagogique avec ton apprenant ?

Ma relation avec l’apprenant est très personnelle et plus « intense » dans le cadre des cours particulier, je suis là à 100 % pour lui. Toute ma concentration est dirigée sur l’objectif de progrès de l’apprenant et je m’adapte en permanence à la capacité d’assimilation de mon stagiaire.

Pour en avoir discuté avec nos autres formateurs en anglais par exemple, tout le monde est unanime pour dire que la distance désinhibe et deviens donc en atout en formation car les apprenants osent tester, faire avec moins de peur.

Je précise que nous avons nos « petits trucs » pour casser la glace au démarrage du cours ce qui permet d’installer l’apprenant dans les meilleures dispositions.

Un point important est à souligner, c’est le rapport à l’échange par la voix car nous n’utilisons peu la webcam pour éviter de prendre trop de bande passante, mais aussi pour permettre à l’apprenant d’être centré sur le contenu de ce que nous partageons et pas l’image de son formateur. Donc oui le ton de la voix, son rythme, la manière dont nous encourageons, faisons passer des messages, créons de la relation humaine est quelque chose que j’ai découvert en formation par classe virtuelle ; c’est très fort.

Quels conseils aurais-tu envie de donner à des personnes qui souhaiteraient se lancer dans l’animation par classe virtuelle ?

Je trouve que c’est une vraie opportunité pour enrichir sa palette de compétences surtout à l’heure du développement du Digital learning.

C’est aussi l’occasion de rendre le métier moins routinier car le fait d’alterner formation présentiel et distanciel évite la routine et surtout peut s’avérer être un vrai confort quand on habite en province et qu’il est possible de travailler de chez soi.

Je ne peux que conseiller les professionnels de la formation au sens large et quel que soit les sujets/thématiques qu’ils animent, à s’ouvrir à cette modalité que je qualifierais de formation « présentiel à distance ».

Au final préfères tu l’animation en présentiel ou à distance en visioformation ?

Personnellement et avec le recul de 3 années d’animation en ligne, je préfère l’animation en classe virtuelle car cela me permet de changer de profil d’apprenants, de modules de formation plusieurs fois par jour plutôt que d’être dans la routine d’un programme de formation que je joue en présentiel

Le fait de ne pas savoir quelle va être la problématique de l’apprenant est très stimulant, m’oblige à l’excellence et me permets de développer des capacités d’adaptation que je ne pensais pas avoir.

Le fait de pouvoir alterner formation présentiel et visioformation est un vrai plus.

J’aurai encore tellement de chose à dire et à partager sur les vertues de ce nouveau métier.

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