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L’impact Carabin Marc-Antoine Dequoy

Comment un joueur peut-il passer sous les radars des recruteurs universitaires et signer un contrat dans la NFL quelques années plus tard? Aux dires de Marc-Antoine Dequoy, plusieurs aspects entrent en ligne de compte, mais c'est son passage avec les Carabins qui a tout fait basculer dans son cas.

Le recrutement universitaire est devenu un véritable combat entre les équipes. Les meilleurs joueurs à sortir des rangs collégiaux se font courtiser par plusieurs formations et peuvent choisir les couleurs qu’ils vont défendre pour les prochaines années.

Pour le demi défensif originaire de L’Île-Bizard, l’éventail de choix se limitait aux Carabins, mais c’est tout ce dont il avait besoin pour prouver au monde ce qu’il était en mesure de faire.

À ma première saison collégiale avec les Nomades du Collège Montmorency, j’ai joué cinq matchs. J’ai raté l’entièreté de l’année suivante en raison d’une blessure. J’avais beaucoup d’attentes pour ma troisième saison et trois jours avant le premier match j’ai appris que je n’étais plus admissible.

Ce ne sont donc pas les faits saillants et les honneurs individuels qui ont permis à Dequoy de se tailler une place avec les Bleus, mais une relation de confiance bâtie tout au long de ce processus parsemé d’embûches.

Mon entraîneur à Montmorency c’était Polo [Paul-Eddy Saint-Vilien]. Lorsqu’il a accepté le poste de coordonnateur défensif avec les Carabins, il m’a recruté. Il savait ce que je pouvais faire! Danny [Maciocia] était venu me parler, car il aimait ma vitesse, mais il ne me connaissait pas vraiment comme joueur de football. Il ne m’avait pas vu jouer.

En raison de l’année sabbatique qu’il a pris à la fin du secondaire, c’est avec un bagage de cinq matchs en quatre ans que Marc-Antoine s’est présenté à son premier camp d’entraînement avec les Carabins.

Une expérience difficile, mais qui lui a permis de réaliser ce qui lui manquait pour évoluer à ce niveau.

Tout se passait tellement vite! Tout était nouveau. Au Cégep, je suivais mon instinct sur le terrain, mais là je devais suivre un système. Je devais apprendre à jouer au football et ne pas seulement être athlétique. J’ai vraiment réalisé que ça prenait plus que de la vitesse et des habiletés physiques.

Réaliser qu’il te manque des outils pour concrétiser tes ambitions est une chose, mais tu dois trouver les moyens de les acquérir. C’est exactement ce qu’a fait Marc-Antoine entre sa première et sa deuxième année.

Je donne le crédit à tous mes entraîneurs universitaires, mais Polo a fait quelque chose de spécial. Je me suis assis avec lui et on a passé beaucoup, beaucoup d’heures après les entraînements à faire de la vidéo. Ça m’a permis d’apprendre le système et de devenir partant à ma deuxième année. À partir de là, les choses ont déboulé.
Plus récemment, mon entraîneur de position Olivier Fréchette-Lemire a été d’une aide incroyable. C’est lui qui m’a poussé et appris à ne jamais être satisfait. Il y a aussi Danny qui a eu un gros impact sur le plan humain. Il m’a expliqué ce que c’était de jouer chez les professionnels et plusieurs aspects du métier, qu’il connait en raison de son passé et qui me seront utiles dans les prochaines années.
La réalité du sport universitaire c’est que tu dois également aller à l’école et passer tes cours si tu veux jouer. Virginie Allard-Caméus et Jean-Pierre Chancy font aussi partie de ceux qui m’ont grandement aidé. Sans eux, je n’aurais jamais pu être où je suis aujourd’hui.

C’est donc en grande partie lors de son passage avec les Carabins que Marc-Antoine s’est développé et est devenu plus qu’un athlète, mais un joueur de football, et tout un!

Avant d’arriver à l’Université de Montréal, je n’avais jamais pensé jouer pro. Tout ce que je voulais c’était de faire l’équipe. Cette étape est maintenant derrière moi, mais ça recommence. Je veux évoluer avec les meilleurs au monde et j’ai hâte à cette nouvelle tranche de ma vie. Je sais que je peux le faire!