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l'Arbre aux hérons Une cité dans le ciel de Nantes à l'horizon 2023.

Gigantisme

Imaginez. Devant vous et face à la Loire, au milieu d'une carrière de granit, mue en un Jardin extraordinaire, se dresse un arbre de métal qui ne ressemble à aucun autre. Ses dimensions donnent le vertige : 32 mètres de haut pour 50 mètres d'envergure ! À sa cime, deux hérons géants embarquent, à tour de rôle, 16 passagers pour un vol circulaire. Pour les atteindre, vous grimpez dans cette cité dans le ciel qui abrite tout un bestiaire d’animaux. Les surprises sont au rendez-vous, bienvenue dans l'Arbre aux hérons, la nouvelle création des Machines de l'île !

Jardins suspendus. C'est à partir d'un escalier à double révolution, situé à l’intérieur du tronc, que l'on rejoint les cimes en et que l'on découvre des jardins suspendus. Des branches végétalisées et des passerelles amènent les visiteurs au sommet de l’arbre avec un point de vue imprenable sur les hérons, la Loire et Nantes. Les 22 branches ont une longueur totale de plus d'un kilomètre. 500 mètres sont accessibles au public.

Pour les impatients, une branche de l'Arbre aux hérons est installée devant la galerie des Machines de l'île. Photo : Rodolphe Delaroque - Ville de Nantes.

Un peu d'histoire

« Construire un objet en mouvement, c’est créer une architecture vivante. Le mouvement est l’expression de la vie. » François Delarozière, co-auteur.
Cet arbre à rêves est surmonté par deux hérons géants pouvant embarquer une douzaine de passagers pour un vol circulaire. Un colibri géant et des oies sauvages sont aussi de la partie ! Croquis de François Delarozière, coauteur de l'Arbre aux hérons.

Inspiration poétique. Pierre Orefice et François Delarozière, les créateurs des Machines de l'île, ont imaginé l'Arbre dès 2002. Leur inspiration : les univers de l'écrivain nantais Jules Verne et de Jean-Jacques Audubon, considéré comme le premier ornithologue du Nouveau Monde. Celui-ci s'est intéressé très tôt aux marais situés sur les communes de Couëron et Saint-Etienne-de-Montluc, qui abritent de nombreux oiseaux : canards, poules d'eau et... hérons ! En 2007, une branche prototype est installée devant les Nefs : plus de 4 millions de visiteurs l’ont empruntée depuis. Restait à trouver un lieu où concrétiser ce rêve : ce sera la carrière Miséry de Chantenay, désertée depuis le démantèlement des anciennes brasseries de Nantes. La phase d'étude du projet a commencé en 2017 et s'achève en 2019 pour une ouverture au public prévue en 2023.

L'emplacement de l'Arbre aux hérons dans la carrière Miséry du Bas-Chantenay, non loin de la maison où Jules Verne a passé son adolescence. Photo : Patrick Garçon.

Aventure collective

Le colibri déploie ses ailes dans l'atelier de la compagnie La Machine. Photo : Patrick Garçon.

L'Arbre aux hérons symbolise "l'imagination et la créativité au cœur du projet métropolitain", souligne Fabrice Roussel, vice-président de Nantes Métropole délégué au tourisme. Ce projet de 35 millions d'euros, porté par la compagnie La Machine, est financé par la Métropole à hauteur de 12 millions d'euros, pour un autre tiers par d'autres fonds publics à mobiliser et pour le dernier tiers par des fonds privés. D'ores et déjà, une trentaine d'entreprises se sont engagées comme le Crédit mutuel de Loire-Atlantique, premier partenaire officiel de l'Arbre avec 1,5 million d'euros de financement.

Savoir-faire. L'Arbre aux hérons est conçu dans l'atelier de la compagnie La Machine. Une équipe où sont représentés plus de 40 métiers différents s’affaire à l'élaboration des maquettes, des prototypes et des éléments de cette majestueuse structure. Peintres, ingénieurs, chaudronniers-soudeurs, ébénistes, sculpteurs, menuisiers, tous mettent en commun leur savoir-faire pour créer les machines articulées désormais célèbres dans le monde entier : le Grand Éléphant, l'araignée Kumo, le dragon Long Ma...

Vous souhaitez vous engager dans l'aventure ? Que vous soyez une entreprise ou un particulier, vous pouvez devenir mécène ou faire un don ! Pour cela, rendez-vous sur le site internet du projet.

Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, entourée des créateurs des Machines, François Delarozière (à droite) et Pierre Oréfice, sur le site de la carrière Miséry. Photo : Jean-Félix Fayolle.

L'Arbre aux hérons, c'est aussi :

Des dizaines de milliers d’heures de travail pendant la construction et une soixantaine d’emplois créés à l’ouverture.

Des retombées économiques pour les professionnels du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce.