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Pêche à la coquille Le "p'tit emile" aux glénan

Les 22 bateaux licenciés cette année pour la pêche à la coquille Saint-Jacques des Glénan pourront ramener chacun jusqu’à 300 kg par jour pendant 19 jours. Cette année, en mai, 255 000 naissains provenant de l'écloserie du Tinduff, à Plougastel-Daoulas, ont été semés.

Cette deuxième matinée de pêche de la saison, même courte, n’avait rien d’une partie de plaisir. « C’est du stress quand même ! Il faut trier, revenir en cabine, diriger, actionner le treuil… » énumère Frédéric avec dans la voix la satisfaction du travail accompli. À 44 ans, il affiche presque trente ans de pêche au compteur. Philippe Bolloré, son matelot, a 51 ans et lui aussi est « en mer depuis plus d’une trentaine d’années »

Les deux hommes sont à genoux sur le pont du P’tit Émile. Ils ont les mains plongées dans le monticule informe de vies sous-marines que les deux dragues, bien pleines, viennent de déverser sur le pont. Au début de la matinée, trois fois de rang il a fallu les remonter, parce que les courants avaient retourné soit l’une, soit l’autre

« On fait à peine une demi-journée et on est presque aussi crevés que l’été »

Les îles des Glénans ne protègent que partiellement le bateau de la houle de sud-ouest. De l’eau ruisselle de droite à gauche, de gauche à droite. Concentrés, ils trient. Comme si de rien n’était. Les coquilles dans un panier, les araignées, les seiches, les oursins dans un autre. Et les étoiles de mer, qui prolifèrent au fond, « le plus grand prédateur de la coquille, elle l’encercle et la bouffe ! » sont mises au rebut dans plusieurs bassines.

Le patron met le cap sur Concarneau. Le P’tit Emile connait le chemin, il part tout seul vers le port pendant que les coquilles sont rincées à grande eau puis transvasées dans leurs filets jaunes, à côté de la trentaine d’oursins et des six seiches, qui rapporteront trois clopinettes en plus.

Derniers partis ce matin à cause d’un treuil un peu branlant à réparer, deuxièmes arrivés ce midi. Une satisfaction supplémentaire et quelques heures de plus pour se reposer avant de rempiler le lendemain.

Credits:

Photos Quemener / Ouest-France Texte Audric Guerrazzi / Ouest-France

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