Primaire de la gauche premier débat

PAR MATTHIEU VERRIER ET HERVÉ FAVRE - LA VOIX DU NORD

Les sept candidats à la primaire de la gauche se sont affrontés ce jeudi soir lors d'un premier débat télévisé. Florilège des déclarations de chacun.

Jean-Luc Bennahmias

La phrase : « Il n’y a pas ici des grands candidats qui parleraient sur les grands sujets et des petits candidats qui parleraient sur des sujets annexes. »

L’attitude : Le candidat du Front démocrate a montré l’enthousiasme qu’on lui a connu chez les Verts et au MoDem. Bennahmias s’est démarqué par des remarques sur le déroulement des débats. Il s’est parfois trouvé à la peine pour répondre sur ses propres propositions.

Benoît Hamon

La phrase : « Dès lors que l’on pense à la solidarité, on évoque un appel à la paresse, évidemment que non ! »

L’attitude : Le député des Yvelines a su imposer son thème en ce début de campagne de primaire : le revenu universel. Il s’agissait maintenant de défendre cette idée face à cinq concurrents hostiles. L’ex-ministre veut se montrer didactique et rassurer sur la faisabilité de son projet. Avec deux axes : cela se ferait par étapes, à moyen ou long terme, et les financements pourront être trouvés. Le revenu universel serait une réponse à une raréfaction du travail.

Arnaud Montebourg

La phrase : « J’ai toujours été constant dans mes convictions et mes combats. »

L’attitude : Où était Montebarre, comme le nomme son directeur de campagne en référence au surnom de Gainsbourg ? Montebourg n’a pas lâché ses petites formules enflammées. Le troisième homme de 2011 devait gagner en gravité. Il a défendu sa « société des trois contrats » de travail, de formation et d’activité pour lutter contre le chômage.

Vincent Peillon

La phrase : « Je veux être le président qui tourne la page de toutes ces divisions. »

L’attitude : Le professeur de philo a du mal à faire court et il s’agace quand on lui rappelle la règle. Il doit montrer qu’entre Manuel Valls et lui, il y a une différence de ligne justifiant sa candidature de dernière minute. Il se pose en juste milieu pouvant réconcilier les socialistes, de Benoît Hamon à Manuel Valls. C’est ainsi qu’il défend le CICE pour les entreprises critiqué par les « frondeurs » mais promet de le soumettre à contreparties.

Sylvia Pinel

La phrase : « Jeune femme originaire d’un petit village du Tarn-et-Garonne, j’en ai gardé le sens de la proximité et de la solidarité. »

L’attitude : Femme, cette élue du Sud-Ouest cultive cette différence avec ses concurrents. Contrairement à eux, elle souligne moins ses divergences avec François Hollande. La candidate du Parti radical de gauche s’est inscrite dans la continuité du quinquennat et de son bilan économique. Pinel défend les mesures favorables aux entreprises et veut aller plus loin. De même, en matière de santé, la députée veut « poursuivre les efforts entrepris ».

François de Rugy

La phrase : « La perspective que je propose ce n’est pas un revenu de base pour solde de tout compte. »

L’attitude : Il s’affiche en candidat de l’écologie « concrète » et de « bon sens » et il est le premier à montrer un signe d’énervement devant la tournure du débat privilégiant d’entrée de jeu la question du revenu universel portée par Benoît Hamon. Le député qui aurait voté la loi travail veut privilégier la hausse du pouvoir d’achat par la fiche de paie en supprimant la cotisation famille et reporter le financement de la politique familiale sur la CSG pour faire contribuer les revenus du capital.

Manuel Valls

La phrase : « Gouverner, c’est difficile. J’ai l’expérience. »

L’attitude : L’ancien Premier ministre a d’entrée de jeu mis en avant son expérience du pouvoir. Il insiste sur « le besoin de continuité et de sérieux ». Lui qui n’arrive pas à déplacer les foules joue gros dans ces débats télévisés. Ses rivaux lui reprochent de vouloir faire oublier son bilan de Premier ministre et d’avoir poussé le président sur la touche, il répond « fierté » quand on lui demande de qualifier le quinquennat Hollande et « assume » la politique pro entreprise et la loi travail que ses concurrents veulent abroger.

Created By
Magalie Ghu
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Credits:

AFP

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