Fleur et pollinisateur, une histoire d'amour qui dure Aux côtés des abeilles et papillons, de nombreux autres insectes et animaux participent à la pollinisation des plantes à fleur

Une des plus longues histoires d'Amour est peut-être celle qui unit les plantes à leur pollinisateur... Une relation parfois unique, souvent multiple, où chaque partie offre à l'autre un service indispensable : se nourrir, et se reproduire.

Jerzy Strzelecki

L'abeille occupe la plus haute marche du podium des pollinisateurs : elle visite plus de 90% des principales cultures à travers le monde. Si l'objectif est souvent braqué vers ce pollinisateur majeur, de nombreux autres insectes et animaux jouent aussi ce rôle de pollinisation.

En Europe, la majorité des plantes à fleurs est pollinisée par ces quatre ordres d'insectes : les hyménoptères (abeilles, bourdons), les lépidoptères (papillons), les diptères (mouches) et les coléoptères. Dans d'autres endroits du monde, oiseaux, chauve-souris, primates ou encore reptiles ont aussi leur mot à dire.

La chauve-souris Leptonycteris yerbaenae (en haut à gauche), le colibri madère, le lémurien de Madagascar et le gecko vert des Hauts sont de fervents adorateurs de fleurs. Copyright : US Departement of Agriculture (gauche) Charles J. Sharp (droite).

Alors que la majorité des pollinisateurs obtiennent de la nourriture en visitant les fleurs, certains se font tout simplement duper par la plante. Et les orchidées sont assez douées en la matière, plusieurs espèces imitant la morphologie et les phéromones sexuels de la femelle de son pollinisateur. Un leurre sexuel qui entraîne une "pseudocopulation", permettant à la fleur de déposer ses grains de pollen sur le mâle leurré.

D'autres orchidées conçoivent carrément des pièges. Le sabot de Vénus, par exemple, a son nectar au fond de son sabot, obligeant son pollinisateur à passer par un chemin bien particulier, où il emmenera du pollen au passage.

La biodiversité est en berne, et malheureusement les espèces pollinisatrices n'échappent pas à la règle... Beaucoup de leurs populations sont en déclin, principalement à cause de l'agriculture intensive, de l'usage des herbicides et insecticides, du morcellement et de la diminution de leurs habitats naturels ou encore à cause de parasites, comme dans le cas des abeilles.

Le citoyen peut, à son niveau, lui aussi, aider à la préservation des pollinisateurs de nos régions. Planter des espèces indigènes, des espèces nectarifères, laisser une partie de son jardin à l'état sauvage, ne pas utiliser d'herbicide (chimique ou "naturel", le vinaigre ou le sel étant aussi très toxique pour la terre) sont des gestes simples qui feront revenir bourdons, abeilles, papillons et coléoptères dans les jardins.

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