Loading

Rencontre Régionale du Réseau des Acteurs de l’habitat : Logement D’Abord, 1 an après... Le 26 juin 2019 au Conseil départemental du Pas-de-Calais à Arras

Ouverture de la rencontre : " Il faut imaginer comment on accompagne par le toit. Un an après nous vous proposons de regarder … le chemin parcouru et surtout, le chemin qui nous reste à parcourir. " Jean-Louis COTTIGNY, Président de l’URH Hauts-de-France, Vice-Président du Conseil départemental du Pas-de-Calais.

Mot d’accueil : " Je remercie l’URH pour son investissement sur le sujet, et sommes ravis de vous accueillir. Nous sommes convaincus au Département qu’il ne peut y avoir d’insertion sans logement, nous devons maintenir collectivement nos efforts pour parvenir à un changement de paradigme. " Amélie DELAVAL, chef de Service, Service Départemental du Logement et de l'Habitat au Conseil Départemental du Pas-de-Calais

Cadrage régional : " L’hébergement des plus fragiles reste un enjeu majeur de solidarité nationale et de cohésion sociale. L’engagement du Président de la République avec le Logement d'Abord propose un changement de modèle ; adopter une approche globale (lutte contre le sans-abrisme), trouver des solutions concrètes efficaces. Grâce à un accompagnement adapté, modulable et pluridisciplinaire. Le logement est posé comme condition première de l’insertion. Ce plan implique des changements structurels, organisationnels, et des dispositifs. Les travaux en cours entre les services DREAL, de la DRJSCS et de l’URH devraient permettre d’avancer dans cette dynamique, amorcée sur les territoires. C’est en se rencontrant régulièrement que nous dépasserons la simple lecture des chiffres du Reporting National de la mise en œuvre du Plan Quinquennal Logement d'Abord de la DIHAL. " Reynald BENMIR, chargé de missions auprès du Préfet de Région

" Je rappelle que c’est une mise en œuvre accélérée. Mais ça s’applique partout, tout le monde doit s’y mettre. Il faut agir localement pour voir les bénéfices au global. " Jean-François DEVILLERS, responsable de la mission déléguée hébergement, accueil des réfugiés , président du directoire d’Habitat du Nord

Où en sommes-nous dans la mise en oeuvre du plan quinquennal Logement d'abord en Région Hauts-de-France?
Présentation des 4 territoires de mise en oeuvre accélérée : Ville d'Amiens, Communauté Urbaine d'Arras, Métropole Européenne de Lille, Conseil Départemental du Pas-de-Calais

" La Ville d’Amiens a candidaté à l’AMI pour fluidifier les dispositifs d’hébergement : 2000 ménages demandeurs dont ¼ de jeunes, ruptures conjugales et familiales. Les actions menées depuis 6 mois : - Deux recrutements de coordinateurs pour mobiliser les différents acteurs - Un suivi des ménages à posteriori - Des réponses sur mesure - A venir : des formations des gardiens pour mieux anticiper les risques locatifs, la création d’un dispositif du droit au retour. Le plus gros point de blocage : produire du T1-T2 très économique, à développer dans le privé mais aussi chez les bailleurs sociaux. " Judith GUILLY, coordinatrice Logement d’Abord à la Ville d’Amiens

Communauté Urbaine d'Arras : " Candidater à l’AMI, c’était ancrer la cohérence de nombre de politiques communautaires. Le logement d’abord c’est aussi mieux accompagner et prévenir, produire de l’offre abordable, etc… Ça implique de se questionner sur nos pratiques au sein de la CUA notamment en lien avec la DDCS. Les nouvelles actions viennent à reconnaitre le rôle de co-pilotage du SIAO, acteur indispensable pour monter en compétences mais aussi en volume. Nous avons une douzaine de situations examinées, ce chiffre peut paraitre faible mais nous travaillons dans la dentelle. Lauranne MERCHIERS, Responsable Accès au Logement et Mixité Sociale à la Communauté Urbaine d’Arras

Métropole Européenne de Lille : " La démarche est coordonnée par la MEL mais c’est bien une démarche partenariale, fruit de plusieurs années de partenariat. Le partenariat avec l’URH et les bailleurs est essentiel, partenaires de plusieurs groupes de travail engagés. Concrètement on a besoin de l’URH pour identifier les démarches de bailleurs : nous savons que les bailleurs sont actifs et engagés sur ce sujet, notre souhait est aussi de mieux connaître ce que font les bailleurs dans ce domaine et de les valoriser. " Céline HERBAIN, coordinatrice Logement d’Abord à la Métropole Européenne de Lille

Département du Pas-de-Calais : " Qu’est-ce qu’un parcours complexe ? C’est un cumul de difficultés qui relèvent de champs et compétences variées. Le droit commun montre ses limites. Au Département, nous avons négocié avec la DIHAL deux types d’accompagnement social (CHRS hors les murs + Aide à la médiation locative) et mettons en place des visites, lien étroit avec les sous-préfectures, pour expliquer concrètement au ménage le contenu de la décision de justice et les rapprocher un accompagnement si possible." Amélie Delaval, Chef de Service, Service Départemental du Logement et de l'Habitat au Conseil Départemental du Pas-de-Calais

Richard SMITH, Sous-préfet chargé de la cohésion sociale dans le département du Pas-de-Calais

" Cette vision complète m’amène à quelques réflexions : celle de la capacité du territoire à s’approprier la réforme. C’est un signal fort du gouvernement d’avoir proposé de s’approprier les outils du Logement d’Abord pour apporter des réponses sur le territoire, de s’approprier les politiques publiques, d'innover. Je mets sur la table une proposition : que nous changions un peu l’orientation des PDALHPD. Nous devons avoir une vision partagée départementale de ce que nous souhaitons faire ensemble sur le territoire, en y associant les EPCI. Cette vision stratégique partagée doit avoir une déclinaison. Une vision ambitieuse nécessite aussi des moyens complémentaires, il faut continuer à chercher à innover, capitalisons sur ces choses engagées et présentées ce matin. " Richard SMITH, Sous-préfet chargé de la cohésion sociale dans le département du Pas-de-Calais

Prise de parole par José ARNOUX, Directeur Général Adjoint à Lille Métropole Habitat, et Mireille CHARONNAT, Vice-Présidente à la Fédération des Acteurs de la Solidarité
José ARNOUX, Directeur Général Adjoint à Lille Métropole Habitat et Mireille CHARONNAT, Vice-Présidente à la Fédération des Acteurs de la Solidarité

" Il est de plus en plus difficile pour le bailleur de satisfaire les politiques publiques. " José ARNOUX, Directeur Général Adjoint à Lille Métropole Habitat.

" Tout le monde a parlé d’une approche globale, bien sûr que le droit au logement est primordial, mais ce n’est pas que le logement, les aspects santé et emploi doivent être traités en même temps. Avec le plan pauvreté nous avons une opportunité de développer ces deux aspects, il ne faudrait pas le rater." Mireille CHARONNAT, Vice-Présidente à la Fédération des Acteurs de la Solidarité

INTERVENTION : Christophe ROBERT, Délégué Général à la Fondation Abbé Pierre
Christophe ROBERT, Délégué Général à la Fondation Abbé Pierre

" Le logement d’abord c’est une énorme lueur d’espoir. "

Je vois des tentations inconscientes de fermer l’entonnoir, en oubliant qu’il y a déjà des priorités.

Le Logement d’Abord s’inscrit dans le cadre d’une politique plus générale, il faut faire attention à ne pas l’institutionnaliser pour ne pas lui faire perdre de vue son objectif. Finalement, est-ce qu’on sort des gens de leur situation de pauvreté et de mal logement ? C’est la seule question !

Le deuxième pilier de la solidarité dans le logement c’est le logement social. En ayant choisi de ponctionner plutôt que de dire aux acteurs de s’organiser pour faire une production massive de logements très sociaux, le risque c’est qu’on ait moins de solutions, il faut aussi intégrer cette réalité-là.

On peut vraiment faire mieux en prenant à bras le corps cette politique du Logement d’Abord. Il ne faut pas considérer que le Logement d’Abord est déconnecté de la politique globale du logement.

La révision du PDALHPD dans le sens du Logement d’Abord me semble une bonne idée. C’est aussi essayer d’avoir une politique qui intègre toutes les dimensions, écologique, lutte contre la précarité et la pauvreté, et économique.

Il faut être attentif à ce que ce soit mis en place partout. C’est tôt pour formuler des avis définitifs, mais on constate déjà que certains se sont fixés des objectifs de résultats (sorties de l’hébergement vers le logement, de la rue vers le logement).

Et si on se retrouvait le 26 juin 2020 ?
L’équipe de l’URH Hauts-de-France avec Jean-François DEVILLERS et Christophe ROBERT.

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a copyright violation, please follow the DMCA section in the Terms of Use.