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Pendant trois heures, les cinq favoris de la présidentielle ont débattu sur TF1. Hormis quelques rares escarmouches, ils sont restés dans leur couloir préférant exposer leurs programmes respectifs. Au total, un débat clair qui, pour une fois, n'aura pas été alourdi par une avalanche de chiffres

Disposés en cercle, debout devant leurs pupitres couvert de fiches, les cinq candidats sélectionnés pour ce débat inédit avant le premier tour d'une présidentielle, ont démarré en critiquant la chaîne qui a exclu les six autres candidats. mais ils s'étaient bien gardés de le faire auparavant. «On est 11 candidats à la présidentielle, il y en a 5 ici, ça pose une question démocratique», affirme François Fillon. Ensuite, chacun récite son programme avec courtoisie, Fillon cherchant à se poser tout au long de l'émission en candidat «de l'expérience». Sur la Justice, Mélenchon trouve une convergence avec Hamon, les deux hommes évitant de s'affronter dans l'ensemble. L'abaissement de la majorité pénale proposé par Fllon, suscite la désapprobation de Macron, Mélenchon, Hamon. Alors que Marine Le Pen souhaite supprimer les aides sociales aux parents d'enfants mineurs délinquants, Hamon lui lance sans agressivité mais avec fermeté : «Vous êtes une droguée aux faits divers.» Fillon-Le Pen, d'un côté, les autres participants de l'autre, le clivage traditionnel droite-gauche émerge. Mais le débat ronronne avec sérieux. Sur l'immigration, Mélenchon élève un peu la voix. Comme d'habitude, Marine Le Pen abreuve le débat de chiffres invérifiables. Mais le débat s'anime lorsque l'on aborde la laïcité. Marine Le Pen provoque Macron sur le burkini qui l'interrompt aussitôt : «Mme Le Pen, je ne vous fais par parler, alors je n'ai pas besoin d'un ventriloque.» Et il enchaîne avec une mise au point qui cloue le bec à la présidente du FN. Mélenchon s'en mêle : «Vous voulez imposer une police vestimentaire», lance-t-il à Marine Le Pen.

Un livre, une émission Cash Investigation : après l'affaire de Lyon qui a abîmé l'image du cardinal Barbarin, la gestion par l'Église catholique de prêtres mis en cause pour pédophilie est l'objet de nouvelles accusations, en France et jusqu'au Vatican.

Avec moins de 0,5% de prêtres accusés d'abus sexuels sur mineurs, la France semble moins touchée que les États-Unis, où les accusations de pédophilie ont visé 4% des prêtres entre 1950 et 2002, et l'Australie où ces soupçons en ont concerné 7% entre 1950 et 2010.

Mais trois journalistes indépendants associés au site d'information Mediapart, Daphné Gastaldi, Mathieu Martinière et Mathieu Périsse, jugent ces chiffres émanant de la Conférence des évêques de France (CEF) « succincts ». Ils ont mené une « contre-enquête avec un angle nouveau : celui des agresseurs couverts par l'Église ». Des chiffres qui dessinent selon eux un « Spotlight à la française », du nom du film sur l'énorme scandale révélé par la cellule d'investigation du Boston Globe au début des années 2000.

Selon leurs recoupements, 32 agresseurs actuellement en vie et ayant fait 339 victimes ont été couverts par 25 évêques, dont certains sont aujourd'hui en retraite voire décédés.

Leur enquête, développée dans un livre publié mercredi (Église, la mécanique du silence, éditions JC Lattès), a été menée en partenariat avec Cash Investigation. L'émission de France 2 diffuse mardi à 20h55 un film documentaire de Mathieu Boudot intitulé « Pédophilie dans l'Église : le poids du silence », fruit d'une enquête de près d'un an.

«Nous n'avons pas le droit d'oublier. En 2012, nous étions en 4e nous connaissions les victimes, mais surtout Jonathan Sandler leur père qui était notre prof de religion».

Cinq ans après les assassinats, la communauté juive de Toulouse s'est souvenue hier de ce matin du 19 mars 2012, lorsque Myriam Monsonego, Gabriel, Arié et leur père Jonathan Sandler sont tombés sous les balles terroristes de Mohamed Merah dans l'enceinte de l'école juive Ozar Hatorah.

Depuis l'école a changé de nom. Devenue Ohr-Torah, l'établissement a recommencé à vivre «mais le souvenir ne s'efface jamais» a souligné la rectrice Hélène Bernard.

Depuis hier, il est à jamais accroché sous la forme de quatre fleurs vertes, roses bleues et orange au branchage métallique d'un arbre de mémoire créé et offert à l'école par le sculpteur Charles Stratos.

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