Prévenir le risque de marée noire dans le golfe du Mexique

1.La marée noire de 2010

Le 20 avril 2010, la plateforme pétrolière (Deepwater Horizon) explose faisant 11 victimes et 17 blessés et provoquant la marée noire la plus grave de l'histoire . Il y a environ 43000 personnes mobilisées à cause de cette catastrophe.

Une marée est un déversement accidentel de pétrole en mer qui menace à la fois la biodiversité et les activités humaines .Les conséquences directes sont la pollution qui touche principalement les poissons et les oiseaux mais aussi les hommes qui se nourrissent des produits de la mer et ceux qui travaillent dans le milieu maritime .

2.Gérer la catastrophe et les effets du risque

Pour prévenir les risques, l'Administration des Etats-Unis a annoncé une réglementation plus stricte sur le forage pétrolier et des contrôles de sécurité plus fréquents. Les enjeux économiques et financiers poussent l'industrie pétrolière à faire des économies et le domaine de la sécurité en subit les conséquences et plus particulièrement dans les pays en voie de développement.

L'action humaine est indispensable dans l'élimination de la marée noire. La première étape consiste à réaliser des barrages flottants pour bloquer la diffusion du pétrole, puis dispersés naturellement, ou par des diluants, et parfois éliminés par brûlage contrôlé, ou récupérés par des bateaux.

3.Agir avant pour réduire le risque de la marée noire.

Campagne de prévention

On peut sortir de cette voie sans issue énergétique, pour y arriver, nous devons agir dans trois directions : moins consommer : c’est la « sobriété énergétique » , mieux consommer : c’est l’« efficacité énergétique » et développer les énergies renouvelables et abandonner les énergies fossiles & fissiles.

Les nanoéponges : la solution futuriste

Le site New Orleans Tech regarde vers l’avenir et estime que cette catastrophe représente peut-être l’occasion de tester des technologies qui n’ont fait leurs preuves qu’à l’échelle du labo. Souvent comparées à des nids d’abeille parce qu’elles retiennent les impuretés dans leurs milliers de micro cavités, les nanoéponges, constituées de nanoparticules de fer, ont la particularité d’élimer les polluants indésirables de l’eau, note un article publié sur le site du réseau Sciences et développement. Et elles sont déjà testées pour résoudre les problèmes de pollution de l’eau. Mais les défis technologiques restent énormes sans compter que la production de nanomatériaux en quantité suffisante coûte très cher. La marée noire a donc tout le loisir de s’étendre avant que cette technologie ne fasse ses preuves.

« No drill, no spill » : la solution à long terme

Lorsqu’on interroge Jacqueline Savitz, directrice des campagnes d’Oceana, une organisation environnementale américaine qui milite pour la protection des océans, sur la manière la plus efficace de réduire la nappe de pétrole qui pollue le Golfe du Mexique, elle n’hésite pas une seconde. « Il n’existe qu’une seule manière efficace et cela s’appelle la prévention. No drill, no spill (Pas de forage, pas de fuite, ndlr), c’est aussi simple que cela », assure-t-elle. Nombreux sont également ceux à se demander quelles sont les leçons qui ont été tirées plus de deux décennies après la marée noire causée par l’Exxon Valdez en Alaska. L’enseignement principal de ce désastre environnemental est que les hydrocarbures enfouis dans les sédiments ne sont pas prêts de disparaître.

Made with Adobe Slate

Make your words and images move.

Get Slate

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.