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LE DREZEN du sur-mesure au service des pêcheurs

Créée en 1929 près du port du Guilvinec (Finistère), cette entreprise conçoit et fabrique filets de pêche et sennes à sardine et à thon, en respectant un cahier des charges personnalisé.« Conception, fabrication, assemblage… Tout est maîtrisé par l’entreprise Le Drézen. C’est une des explications de notre croissance ». Max Dufour dirige la société Le Drézen depuis 2012. Située à Treffiagat, cette entreprise est un nom, une référence. Dans le Pays bigouden bien sûr, mais aussi dans le monde entier. Appartenant à Wireco Worldgroup depuis 2012, grand groupe américain propriétaire de 19 usines dans le domaine du synthétique et du câble, Le Drézen joue désormais dans la cour des grands et se frotte à une forte concurrence, asiatique notamment.

Ce n’était pas forcément gagné d’avance. Dans un contexte de crise de la pêche, où, dans les années 90, les flottilles françaises fondent comme neige au soleil, l’entreprise bigoudène fait face à la tempête. « Nous avions de nombreux concurrents, et seule Le Drézen a tenu. Les raisons ? Ici, tout est fait à la main, l’atelier machine, l’étuve ou l’assemblage », insiste Max Dufour. Sans oublier une « culture » d’entreprise : « C’est ce qui m’a impressionné à mon arrivée : l’excellence des salariés, de vrais pros ».

Aujourd’hui, forte de son expérience, l’entreprise Le Drézen présente une belle santé. 54 salariés il y a deux ans, environ 80 pour cette fin avril. Et un chiffre d’affaires qui tient le rythme : 11,5 millions d’euros en 2012, 18 millions prévus cette année dont 38 % uniquement à l’export. « Une belle évolution. C’est un nouveau déploiement, après 89 ans d’existence », commente humblement Max Dufour.

La recette de cette belle santé ? Le souci d’une fiabilité maximale couplé au développement de nouveaux process, en conception et fabrication. Une personnalisation du matériel qui permet de répondre précisément aux attentes du client. Comme ce chalut « Pelafond » dont les panneaux ne touchent pas le fond marin, matériel qui a nécessité 18 mois d’ingénierie ; ou « Ioda », chalut qui permet jusqu’à 25 % d’ouverture supplémentaire. Au chapitre nouveauté encore, l’Euroseine Premium, câble mixte polyéthylène-acier pour pêcher à la senne danoise en Europe du nord. " Dans une logique de pêche durable, affirme aussi le directeur, on travaille avec les organisations de producteurs et Ifremer "

"Une entreprise ne peut pas être hors du temps et hors des réflexions citoyennes"

Senne à thon et bolinche, chalut, filet fin ou encore nasse ou casier. Du grand armateur à l’artisan pêcheur, Le Drézen sait faire. En présentant un bel atout : la présence d’anciens marins-pêcheurs qui représentent 12 % de ses effectifs. « Savoir comment fonctionne l’engin de pêche, c’est primordial », assure Max Dufour. Une reconversion des marins dans laquelle s’engage Le Drézen : « On doit construire des projets sociaux pour chaque salarié. Il faut être exigeant bien sûr, mais on ne construit pas de la performance avec de la précarité ». Des salariés qui ne restent pas plus de six à sept mois en CDD, période nécessaire à l’apprentissage du métier avant un CDI.

"La filière pêche française nous fait confiance"

Parmi les gros clients de Le Drézen en sennes à thon, Saupiquet, CFTO ou Sapmer… « On ajuste notre implantation dans le Pacifique, qui représente 65 % de parts de marché mondiales en sennes à thon, dévoile Max Dufour ».

Credits:

Texte Ludovic Le Signor Photos Ym Quemener

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