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La Baby-sitter 2017 – États-Unis. Réalisation : McG. Scénario : Brian Duffield. Avec : Judah Lewis, Samara Weaving, Robbie Amell, Emily Alyn Lind, Bella Thorne.

La baby-sitter est une des figures récurrentes du cinéma d'horreur.

Souvent intelligente et attachante, elle est du côté des gentils. Et quand elle n'est pas elle-même la final girl, c'est souvent en protégeant les enfants, en héroïne, qu'elle quitte notre histoire. Bref, dans l'horreur, la baby-sitter est une fille bien. Du moins, elle l'était jusqu'à La Baby-sitter.

I had a really bad night !

Cole, 12 ans, est la cible de moqueries en classe. Effrayé d'un rien et un peu bizarre, il est le seul enfant de son âge à encore avoir besoin d'une baby-sitter en l'absence de ses parents. Heureusement, la baby-sitter en question, Bee, est ultra-cool. Avec elle, Cole s'éclate. La jeune femme est belle, fun et il règne entre eux une profonde complicité. Mais un soir, alors qu'il veut voir ce que fait Bee après qu'il soit allé se coucher, Cole la voit assassiner quelqu'un en compagnie de quatre amis. Et quand il comprend qu'il est la prochaine cible, il va devoir tout faire pour survivre à sa baby-sitter.

Vous voulez du rythme ? De l'originalité ? Quelques rires ? Bienvenue dans La Baby-sitter. La production Netflix a pas mal fait parler d'elle depuis sa mise en ligne, et c'est mérité. Parce que La Baby-sitter est une bonne comédie d'horreur, fun et déjantée, devant laquelle on passe un super moment. En prenant à revers l'habituel rôle de la baby-sitter dans un film du genre, McG s'amuse et nous offre une histoire dynamique, peuplée de personnages marquants et qui divertit de bout en bout.

Deux acteurs principaux au top

Le film marque de nombreux points grâce à la relation qu'entretiennent ses deux personnages principaux : Cole et Bee. Dès le départ, on s'attache à l'un comme à l'autre. D'ailleurs, quelles que soient ses actions tout au long de l'histoire, on ne parviendra jamais à détester vraiment Bee. On s'intéresse autant à ce qu'il va advenir d'elle que de Cole, ce qui nous donne deux bonnes raisons d'embarquer dans le long-métrage.

D'autant que Samara Weaving est parfaite dans le rôle. Mais c'est Judah Lewis qui vole la vedette. Le jeune acteur fait de Cole un adolescent qu'on apprécie d'emblée, à la fois drôle, touchant, attachant. On veut le voir survivre à tout prix.

Pocket knife, bitches !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Mélanie, le love interest de Cole, est tout aussi attachante que lui. Quant aux quatre compères de Bee, ils sont tous très drôles à leur façon et fourniront de nombreux moments comiques à eux seuls. On appréciera particulièrement le personnage de Max, interprété par Robbie Amell.

Enfin, la place réservée aux adultes est savoureuse. Les trois “grands” que nous suivons, les parents de Cole et le père de Mélanie sont tous névrosés et ridicules, chacun à sa manière. Ces personnages, tous inutiles, sont surtout là pour amuser, et c'est plutôt réussi. On ne rira pas aux éclats, mais de nombreux moments prêtent à sourire tout en évitant le côté lourd de certaines comédies d'horreur qui veulent trop en faire.

Rapide, inventif et dynamique

Autre bon point pour le film : sa réalisation. McG a choisi une approche très dynamique de son histoire. Diverses techniques sont utilisées pour varier les plaisirs (vue subjective, séquence embarquée en contre-plongée, indications extradiégétiques à l'écran...). La photographie est également à saluer lors de certaines scènes.

Après, comme de nombreuses comédies du genre, La Babysitter ne réussit jamais à faire peur. Les moments de tension sont corrects, encore une fois aidés par le dynamisme général de l'oeuvre, mais on est loin des frissons. On sent quand même qu'un effort a été fait lors de certaines scènes, comme le passage dans un arbre entouré de brume où l'un des personnages imite les bruitages de la saga Vendredi 13. On notera d'ailleurs plusieurs références au genre plutôt bien intégrées. Elles raviront les amateurs sans pour autant paraître forcées.

Enfin, il faut reconnaître au film quelques moments bien sanglants. Si les meurtres n'ont rien de très original en soi, ils ont le mérite d'être très graphiques. La scène de pendaison est un excellent exemple, se montrant particulièrement violente quitte à laisser de côté la subtilité. C'est d'ailleurs quelque chose qu'on se dira souvent devant The Babysitter. Que la subtilité a été oubliée. Mais en même temps, on s'amuse tellement qu'on ne s'en formalise pas.

L'anecdote

Le film a été tourné en 2015 mais n'a pas été diffusé avant 2017. Il devait à la base être proposé en salles, jusqu'à ce que Netflix en achète les droits. Il a été mis en ligne en octobre, pour vendredi 13.

La Baby-sitter fait partie de ces bonnes comédies d'horreur, devant lesquelles on passe vraiment un moment agréable. On ne le regardera pas pour se filer la frousse, mais pour passer une bonne soirée devant l'écran.

Et pour ce faire, La Baby-sitter remplit largement tous les critères.

4/5

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