À l'intérieur de Ripaud pépinières La pépinière, leader de l’art topiaire, fournit aussi bien O'gliss park que le jardinier du roi du Maroc. Son développement passe aussi par la nouvelle génération de la famille. Comme Amandine. Elle s'occupe de la vente et la livraison en ligne.

L'entreprise

Le spectacle qu'offre la pépinière, basée à Cheffois (Vendée) est impressionnant. Deux milliards de plantes se côtoient sur 100 hectares. Ces plantes sont souvent exotiques. « Le mieux, c’est que chacune s'adapte chez nous. C’est une de nos spécialités. Derrière chaque plante se cache une histoire. Chacune est unique », explique Damien Ripaud, à la tête de la pépinière, avec son frère Benoît.

Des spécimens uniques en France

Des bonsaï, des fougères arborescentes venues tout droit d'Australie , des yuccas du Mexique, des érables de Nouvelle-Zélande, des oliviers centenaires, des arbres de Judée d'Israël. Leur point commun ? Tous plantés dans le sol de Cheffois, en attendant leur mise en valeur et la vente. « On découvre moins de nouvelles plantes par nos voyages, admet Damien Ripaud, à la tête de la pépinière. Mais il y a toujours des nouvelles tailles, des nouvelles formes qu'on peut mettre au goût du jour. »

Le niwaki ou bonsaï de jardin. Ici, les troncs sont déformés, et sont taillés "en plateau". Cette forme est particulièrement à la mode et prend du temps avant d'obtenir ce résultat.

Autre effet de mode dans les jardins en ce moment, c'est l'érable japonais. Ces derniers arrivent « brut » : le tronc très droit et touffu. « On leur redonne une forme un peu plus crochue, qui semble plus sauvage aussi », raconte Damien, intarissable sur le sujet.

La fougère arborescente, le "palmier" star de Cheffois.

La fougère arborescente vient tout droit de la Tasmanie, en Australie. Elle peut atteindre jusqu’à cinq mètres. La Dicksonia antarctica servait aussi de nourriture… aux dinosaures.

Les employés bichonnent les fougères, qui sont encore toutes petites ici.

Du roi du Maroc aux châteaux de Saumur

La spécialité de Ripaud pépinières, c'est l'art topiaire. Ce que qualifie volontiers Damien de « haute couture ». C'est une taille décorative qui demande du temps, de la patience et un savoir-faire "ancestral". Ils sont cinq salariés à ne faire que de la taille à l'année, sur les 45 employés de la pépinière. Des tailles en pyramide, en cône… Même en forme de Tour Eiffel !

Elle doit partir pour un millionnaire américain qui a investit dans un château à Saumur. Le luxe et le prestige des jardins à la française, ça paye. Le jardinier du roi du Maroc vient se fournir...à Cheffois. Plus local, O'gliss park, du Bernard, a récupéré plusieurs milliers de plantes, dont de nombreux palmiers.
« Nous sommes tellement passionnés que ça plaît. On vend du rêve ! »

Le pari de la vente en ligne

S’attarder dans les pépinières Ripaud, c’est accepter de prendre du temps. Pas que pour la beauté des essences, des plantes et fleurs qui viennent d’un peu partout dans le monde. Mais bien pour écouter Damien ou encore Amandine Ripaud raconter leurs histoires. Véritables encyclopédies végétales, chez les Ripaud, chaque génération apporte sa touche. Benoît, le frère de Damien, pour la partie production. Damien pour le commerce et l’art topiaire, cette mystérieuse taille japonaise.

Damien et Benoît Ripaud entourent leur père, Joseph. Ce dernier est le fondateur de la pépinière. Elle se transmet désormais entre les générations de la famille.

Et Amandine (fille de Benoît), 27 ans, pour le numérique. Là où l’entreprise de 60 ans fait le pari de prendre le temps et sur une mise en beauté des plantes manuellement. Parce qu'il faut aussi séduire par le web. « On a déjà vendu une plante à 1000 €, en un clic. La cliente a juste regardé la photo et elle l'a acheté », raconte Damien Ripaud, encore un peu surpris par l'instantanéité du geste.

Amandine Ripaud, qui doit s'occuper du développement des sites internet et de la vente en ligne.

À développer avec subtilité aussi. « Le but c'est surtout de ne pas paraître comme des concurrents envers nos clients, les professionnels. La clientèle qu'on cible avec le site est plutôt parisienne, dans les grandes villes. Ceux qui ne peuvent pas déplacer chez nous », assure Amandine. Comme l'histoire de ce bonsaï du Japon, expédié dans le Massif central. Et ce qui intéresse les acheteurs, ce sont bien les spécialités Ripaud : l'exotisme et les plantes qui sortent clairement de l'ordinaire.

Comme la Mertensia maritima, dont les feuilles sont comestibles. Elles ont le goût... d'huîtres ! Mais ça, c'est une autre histoire !

Created By
Gaëlle Colin
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Credits:

Gaëlle Colin et Ripaud pépinières

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