GIR - Situation d'avalanche à Verbier exercice du groupe d'intervention rapide de la protection civile de la région de martigny

150 bâtiments en zone rouge (danger fort) et 250 en zone bleue (danger moyen). L’équivalent de 4'500 lits à évacuer en cas de danger d’avalanche à Verbier. Et pour être prêt le jour où une catastrophe devrait se produire, rien de tel que de s’entraîner. Un exercice grandeur nature, ou presque, a eu lieu le 7 mars 2017 dans la station bagnarde. L’objectif est simple : vérifier que chaque habitation située en zone de danger ne soit plus habitée. Si tel n’est pas le cas, il faut l’évacuer. Si l’exercice d’évacuation, qui aura lieu désormais tous les deux ans à Verbier, sert à corriger les erreurs pour être prêt le jour J, il permet également d’informer la population qui habite dans les zones concernées. Une population qui n’est pas forcément au courant du danger, reconnaît Louis-Ernest Sidoli, chef de l'état-major de conduite intercommunal de Bagnes, Vollèges et Sembrancher. Il évalue à 10 voire 20% le nombre de personnes qui habite en zone rouge et qui ne le sait pas. Un chiffre qui grimpe jusqu’à 30 voire 50% pour la zone bleue, selon lui.

Un exercice en trois temps. 1.Identification des zones rouges. 2. Repérage des chalets 3. Information de la population en vue de l'évacuation.

Ce porte-à-porte, c’est notamment la protection civile qui s’en charge. Pour l’exercice, le groupe d’intervention rapide de la PCi de la région de Martigny était mobilisé. Mais pas question de laisser partir les astreints en zone de danger sans équipement. Détecteur de victimes d’avalanches, pelle, sonde et trousse sanitaire : tous les astreints sont équipés pour pallier au pire.

Sous les ordres du commandant du cours Nicolas Glassey, les membres du groupe d'intervention rapide sont briefés et encadrés par quatre guides de montagne avant de se rendre sur le terrain pour des exercices de recherche en avalanche.

Et si la protection civile s’entraîne pour les situations pré-catastrophe, elle le fait aussi pour les événements post-avalanche. Le GIR de la PCi de la région de Martigny a été formé par quatre guides de Verbier aux techniques de recherche lors de coulées.

Première étape : la théorie. Elle permet aux astreints de connaître les règles élémentaires à suivre lors des recherches, pour les faciliter et éviter les fausses-pistes. Un ski ou un bâton retrouvé dans la coulée ne doit par exemple pas être déplacé, il doit toutefois être planté dans la neige, à l’envers, pour que l’ensemble des secours sache qu’il appartient à une personne prise par la coulée et non pas à un secouriste. Une fois la théorie assimilée, place à la pratique. Les astreints sont formés à l’utilisation du DVA (détecteur de victimes d’avalanches) et à celle des sondes. Les guides ont enterré des sacs, dans la neige fraîche, pour permettre au GIR de s’entraîner en conditions quasi réelles.

Cette formation permet au groupe d’intervention rapide de la PCi de la région de Martigny d’être prêts et immédiatement opérationnels en cas de catastrophe.
Théories, recherche avec détecteur de victimes d'avalanche (DVA) et sondage, le GIR est passé par toutes les étapes d'une recherche.

Cette présence de la protection civile représente un appui indispensable en cas de catastrophe, reconnaît Louis-Ernest Sidoli. Pour le chef de l’Etat Major de conduite intercommunal de Bagnes, Vollèges et Sembrancher, l’enseignement principal de cet exercice est simple :

« Grâce à la protection civile, toutes les zones rouges et bleues peuvent être évacuées en 24 heures. Sans la PCi cela prendrait beaucoup plus de temps».

Credits:

PCi NUNTIUS

Made with Adobe Slate

Make your words and images move.

Get Slate

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.