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Un beau désastre de Christine Eddie, lu par Éva Daigle

Roman d’apprentissage porté par une voix vive et inspirante, Un beau désastre raconte le destin de M.-J., enfant inquiet puis adolescent aux idées sombres, élevé par une tante astrologue chroniquement optimiste. L’art, l’amour et le soutien d’une communauté bigarrée lui apprendront qu’il existe un remède au désastre planétaire : l’espoir. L’histoire de Christine Eddie se déroule principalement dans le Vieux-Faubourg, qui n’est pas sans rappeler les quartiers centraux de Québec. Il semblait naturel d’ancrer le livre audio dans le tissu urbain et de faire appel à des artistes sonores (Miriane Rouillard et Martien Bélanger) et à une narratrice (Éva Daigle) qui, comme l’auteure, habitent la capitale.

Christine Eddie entretient un rapport particulier au son lorsqu’elle crée. «J'ai besoin de silence quand j'écris parce que le texte prend toute la place dans ma tête. Ça ne m'empêche pas d'écouter de la musique pour ressentir une ambiance ou des chansons pour accompagner mes personnages», note-t-elle. Elle cite d’ailleurs souvent des chansons dans ses romans. «Il y en a trois nommées dans Un beau désastre. Celles de Springsteen et de Khadja Nin se sont imposées d'elles-mêmes. Mais avant de trouver la chanson de Richard Desjardins, Notre-Dame des Scories, qui allait devenir la chanson de M.-J. et Isa [la jeune fille dont il tombera amoureux], j'ai bien dû en considérer une vingtaine d'autres. Puis, dès les premières notes du piano de Desjardins, j'ai su que ça y était!»

Bref, je suis vendue [aux livres audio] mais critique face aux lecteurs. Ici, je vous le dis tout de suite, Alto a relevé le défi de qualité avec ce livre audio première mouture.

- Mon coin lecture

Les mots de Christine Eddie font l’effet d’un arc-en-ciel perçant le déluge, d’un sourire au milieu d’une foule pressée et indifférente.

- Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

La comédienne Éva Daigle, qu’on a pu voir dans de nombreuses productions sur les planches des théâtres de Québec, a plongé dans la narration de son tout premier livre audio avec enthousiasme. «Faire la lecture à voix haute d’un roman entier est un honneur, et de ce fait une grande responsabilité, souligne-t-elle. Comme interprète, je me suis efforcée de créer l’écrin le plus clair et le plus sensible possible afin de mettre en valeur la littérature unique d’une auteure unique; et cela, pour la transmettre à un auditeur qui, c’est mon souhait et mon défi, n’aura (presque) pas d’effort à fournir pour se laisser emporter.»

Pour se préparer à l’enregistrement, elle a tenu à converser avec l’auteure : «Je me suis inspirée des yeux de Christine Eddie, de son regard vif, bienveillant et coquin à la fois.» Elle a eu le souci de trouver les bonnes inflexions de voix et le bon ton pour chacun des personnages, ce qui rend sa lecture très vivante. «J’ai aimé de tout mon cœur tous ces gens aussi imparfaits qu’attachants qui habitent Un beau désastre: MJ, Célia, Isa, et que dire de Ben!, et tous les autres. J’ai finalement raconté cette histoire en souriant, comme Christine Eddie m’a confié l’avoir écrit. Et j’ai adoré ça.»

La musique et l’environnement sonore ont été créés par Miriane Rouillard et Martien Bélanger, qui ont aussi fait la prise de son et le mixage du livre audio. Les deux artistes touche-à-tout ont donné du relief au récit en le ponctuant de notes, comme des séparateurs qui marquent les parties d’un chapitre. Chaque chapitre s’ouvre sur une courte création sonore, mariant une mélodie au piano et des sons rappelant la ville et le brouhaha quotidien.

À propos de l’auteure

Christine Eddie est née à Paris, quelques semaines avant de prendre le bateau pour le Québec. Elle a passé sa petite enfance à Montréal, a grandi en Acadie et a eu vingt ans à Québec, où elle vit toujours. Elle est l’auteure de nouvelles, d’un conte pour enfants et de romans, dont Les carnets de Douglas, récompensé par plusieurs prix littéraires (prix Senghor du premier roman francophone, prix France-Québec), Parapluies, Je suis là et Un beau désastre.

Credits:

Matthias Jung