Ils peuvent compter sur le Canada! Contributions Canadiennes Au Commonwealth

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Le Commonwealth des Nations, fondé en 1931, a pour mission de promouvoir la justice, la liberté, la démocratie et les droits de l’homme. Les 52 états membres y sont égaux. Au sein de notre pays, les Canadiens ont toujours été de solides partisans du Commonwealth en partageant leur expertise, leur main-d’œuvre, ainsi qu’en fournissant des fonds pour aider à sa croissance. Même avant la fondation du Commonwealth, l’implication historique du Canada au sein de l'empire britannique a contribué à la naissance de la vision du Commonwealth d’aujourd’hui, qui soutient la non-violence en la propageant à l’aide de valeurs partagées. Voici l’histoire du Canada au sein de l’empire britannique qui a mené au Commonwealth d’hier et d’aujourd’hui. Vous pourrez le constater par vous-même, le Commonwealth peut compter sur le Canada!

Le Jour du Commonwealth

La première contribution du Canada au Commonwealth date du premier Jour de l’Empire, en 1898. La conception de fêter le Jour de l’Empire est attribuée à l’auteure canadienne Clementina Trenholme. Mme Trenholme a organisé le premier Jour de l’Empire le 20 mai 1898 à Dundas (Ontario). Cette date correspondait à la dernière journée d’école avant l’anniversaire de la reine Victoria cette année-là. La célébration du Jour de l’Empire, souvent fêtée en collaboration avec la fête de la reine Victoria, s’est rapidement répandue partout au Canada et au sein de l’Empire.

le Jour de l'Empire en Ottawa, 24 mai 1916

À partir des années 1920, les attitudes changeantes vis-à-vis de l’empire ont vu le Jour de l’Empire perdre de l’intérêt auprès de la communauté. Rebaptisé le Jour du Commonwealth en 1958, il a perdu de son impact en 1973 lorsque Brian Graves, au nom du Conseil national Canadien de la Société Royale du Commonwealth, a écrit au Premier ministre Pierre Trudeau en proposant que le Jour du Commonwealth soit célébré le même jour pour toutes les Nations du Commonwealth.

Brian Graves, ancien président de la Société royale du Commonwealth du Canada

Le Jour du Commonwealth fut un sujet de discussion lors de la troisième réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, tenue à Kingston (Jamaïque) en 1975. La proposition du Canada suggérant qu’il soit fêté le deuxième lundi du mois de mars a été acceptée lors de la réunion des responsables du Commonwealth l’année suivante à Canberra, en Australie. Ce jour a été choisi en particulier parce qu’il n’entre en conflit avec aucune autre journée fériée nationale et il correspond à un jour où la plupart des écoliers du Commonwealth sont en classe.

Un service de jour du Commonwealth à Toronto

Au Canada lors du Jour du Commonwealth, le drapeau de l’Union Royal est mis en berne. Tous les bâtiments et les établissements appartenant au gouvernement fédéral commémorent ainsi l’événement de l’aube jusqu’au crépuscule. Les cérémonies entourant le Jour du Commonwealth, ainsi que les services religieux interconfessionnel sont tenus d’un océan à l’autre par des communautés locales, membres des sections de la Société royale du Commonwealth.

Les Jeux du Commonwealth

Tous les quatre ans, les spectateurs présents au palais de Buckingham lors du Jour du Commonwealth assistent à une cérémonie spéciale: le relais du bâton de la Reine des Jeux du Commonwealth. Le bâton, symbole iconique des jeux, contient un message personnel de sa Majesté la reine Élizabeth II. Le bâton voyage alors vers la prochaine ville hôte des Jeux du Commonwealth – une tradition qui a débuté au Canada.

Melville Marks "Bobby" Robinson, fondateur des Jeux du Commonwealth

L’idée de créer un tournoi d’athlétisme inter-empire date des années 1890. Ce tournoi a d’abord été conçu comme attraction touristique pour le Festival de l’Empire à Londres en 1911. Cependant, ce n’est qu’en 1930 qu’il est devenu un évènement autonome et ce, grâce aux efforts de Bobby Robinson, un journaliste sportif chez « Hamilton Spectator ».

La cérémonie d'ouverture des Jeux de l'Empire britannique de 1930

L’ouverture des premiers Jeux de l’Empire britannique a eu lieu le 16 août 1930 au Civic Stadium à Hamilton (Ontario). Une école locale servit de village pour les athlètes. Durant la semaine des compétitions, 400 athlètes de 11 nations ont participé à 59 épreuves. De plus, une piscine municipale a accueilli des événements aquatiques. La nation hôte, le Canada, s’est classée deuxième au palmarès des médailles en en remportant 54, dont 20 médailles d’or.

Les Jeux, à partir de ces humbles origines, ont connu une croissance importante qui se traduit aujourd’hui par plus de 270 évènements avec des milliers de participants. Renommés les Jeux du Commonwealth en 1978, les compétitions ont lieu à tous les quatre ans. Le Canada a accueilli les Jeux trois fois depuis leur inauguration: à Vancouver en 1954, à Edmonton en 1978 et à Victoria en 1994.

Sur le lieu des premiers Jeux, à Hamilton, subsiste encore une installation d’origine. Il s’agit du bassin municipal, qui a été rebaptisé en l’honneur de James Thompson, un médaillé d’or des Jeux de 1930. Le Stade Civic, qui est devenu plus tard le Stade Ivor Wynne, a été démoli en 2012. Il a été remplacé par le Stade Tim Hortons, la maison des Tiger-Cats de Hamilton de la Ligue canadienne de football. L’École secondaire M.M. Robinson, nommée en l’honneur du fondateur des Jeux, a ouvert ses portes à Burlington en 1963.

Le drapeau du Commonwealth

La deuxième réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth a eu lieu à Ottawa en août 1973. Organisée par le Premier ministre canadien Pierre Trudeau, la réunion a été marquée par le dévoilement d’un nouveau symbole pour le Commonwealth.

Arnold Smith, premier secrétaire général du Commonwealth, et Pierre Trudeau, premier ministre du Canada 1968-1979; 1980-1984

Le Premier ministre Trudeau et le diplomate canadien Arnold Smith, premier secrétaire général du Commonwealth, ont conçu des emblèmes pour désigner les voitures utilisées par les diplomates présents à la réunion. En soutenant un symbole créé par « Gemini News Service » l’année précédente, la conception de ces emblèmes a été la source du premier drapeau du Commonwealth, adopté officiellement par le Secrétariat du Commonwealth en 1976.

Révisé en 2013, le drapeau du Commonwealth continue de flotter à la Maison de Marlborough, le siège du Secrétariat du Commonwealth à Londres, ainsi que dans plusieurs pays du monde membres du Commonwealth, durant chaque Jour du Commonwealth.

Une expérience, un apprentissage

Le Commonwealth s’efforce d’améliorer la coopération entre les nations en promouvant l’éducation de ses citoyens et en favorisant les opportunités permettant d’améliorer les connaissances interculturelles - une mission dont le Canada est à l’avant-scène depuis plusieurs décennies.

A gauche: Dr Sidney Smith, président de l’Université de Toronto 1949-1957. A droit: professeur Tom Symons, président fondateur de Trent University

En 1956, le Dr Sidney Smith, président de l’Université de Toronto et plus tard secrétaire d’État aux Affaires extérieures sous la direction du Premier ministre John Diefenbaker, a partagé sa vision d’un « Plan de la Grande-Bretagne » permettant l’échange d’étudiants venant de pays membres du Commonwealth avec un de ses collègues, le professeur Tom Symons. Invité par le Dr Smith à réfléchir sur comment cet échange pourrait être mis en place, le professeur Symons a rédigé une proposition dans laquelle les gouvernements du Commonwealth participants, financeraient des bourses pour les étudiants qui choisissent d’étudier dans leurs collèges et leurs universités via ces échanges.

Mark Carney at the 2013 World Economic Forum

A l’attention de la première Conférence du Commonwealth sur l’éducation en 1959, la proposition a évolué vers le « Programme de bourses d’étude et de perfectionnement du Commonwealth ». Plus de 1 500 Canadiens, entre autres, ont bénéficié du régime, y compris Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et actuel gouverneur de la Banque d’Angleterre.

La proposition a aussi permis la mise en place d’une association de longue date entre le Commonwealth et le professeur Symons, qui est devenu le président fondateur de l’Université Trent en 1963. En plus de présider le comité du programme canadien de 1983 à 1987, le professeur Symons a également été président de l’Association des Universités du Commonwealth (AUC) de 1971 à 1972 et président de la Commission sur les études du Commonwealth de 1995 à 1996. Le Prix « AUC Symons », créé en 1973, honore certaines personnes qui ont contribué à l’Association ou à l’enseignement supérieur dans le Commonwealth.

The Tenth Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM) in 1987

Les diplomates présents lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth de 1987 à Kelowna (Colombie-Britannique), ont reçu un rapport intitulé « Towards a Commonwealth of Learning: A proposal to create the University of the Commonwealth for Co-operation in Distance Learning ». Ce compte-rendu fut rédigé par un comité dirigé par Lord Briggs de l’Université d’Oxford. Un deuxième rapport, rédigé celui-ci par un comité présidé par Sir John Daniel a convaincu les dirigeants du Commonwealth à établir une nouvelle organisation. Cette organisation utilise l’apprentissage ouvert et l’enseignement à distance en conjonction avec les nouvelles technologies de communication dans le but d’améliorer l’accès à une éducation de qualité pour les personnes vivant dans des pays du Commonwealth qui vivent dans un environnement où les options d’apprentissage sont normalement limitées ou inexistantes.

Flora MacDonald, left, with a visit of diplomats to the Commonwealth of Learning headquarters in 1991

Guidée par cette vision, le « Commonwealth of Learning » a débuté ses opérations en 1989 avec le soutien de l’honorable Flora MacDonald, première ministre des Affaires étrangères du Canada sous le Premier ministre Joe Clark. Le « Commonwealth of Learning » offre une variété de programmes et de ressources aux enseignants du Commonwealth, allant du développement professionnel et des compétences à la collaboration dans l’enseignement supérieur. L’un des développements les plus novateurs du « Commonwealth of Learning » est Aptus, un appareil mobile qui fournit du matériel d’apprentissage numérique aux salles de classe qui ne sont pas connectées à Internet ou au réseau électrique.

Le « Commonwealth of Learning » reste la seule organisation intergouvernementale mondiale qui s’occupe uniquement de la promotion et du développement de l’enseignement à distance et de l’apprentissage ouvert. Il est financé en grande partie par le gouvernement du Canada. Basé à Burnaby (Colombie-Britannique), c’est la première agence du Commonwealth à ne pas avoir son siège social à Londres.

La Société royale du Commonwealth a profité du dévouement du Commonwealth au bénéfice de l’apprentissage et du mentorat des jeunes. Les jeunes à travers tout le Canada ont ainsi pu bénéficier de ses programmes, incluant le Forum national des étudiants du Commonwealth et le Concours de Rédaction du Commonwealth. Le CRC est également partenaire du programme « Queen’s Young Leaders », qui célèbre les jeunes du Commonwealth qui guident ou orientent leurs communautés et utilisent leurs compétences pour transformer leurs vies.

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En décembre 1984, trois mois après avoir été élu Premier ministre, Brian Mulroney a accueilli l’archevêque Desmond Tutu dans son bureau face à la colline du Parlement. Cherchant des conseils sur la meilleure façon de participer à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, M. Mulroney a demandé à l’archevêque de transmettre à ses collègues: « Ils peuvent compter sur le Canada! ».

L'archevêque Desmond Tutu s'adresse au Rallye de la Liberté au Hyde Park de Londres en 1988

Le Canada était un adversaire de l’apartheid, le programme de ségrégation raciale en Afrique du Sud, dès 1961. Le Premier ministre John Diefenbaker, qui a assisté à la Réunion des premiers ministres du Commonwealth à Londres en mars, a fait un débat audacieux lors du débat sur la question de savoir si l’Afrique du Sud qui s’est récemment déclaré République, devrait rester dans le Commonwealth. Au milieu d’une divergence entre les premiers ministres, M. Diefenbaker a proposé que l’Afrique du Sud ne soit réadmise au Commonwealth que si elle rejoint les autres membres en acceptant en principe de condamner la ségrégation. En refusant cette condition, l’Afrique du Sud s’est retirée du Commonwealth.

La reine Elizabeth II avec le Premier ministre Brian Mulroney

Durant les trente années suivantes, le Canada fut un chef de file dans la lutte contre l'apartheid, atteignant son apogée lorsque le gouvernement Mulroney était au pouvoir. La politique de sanctions contre l'Afrique du Sud du Premier ministre Mulroney a créé une mésentente entre lui et la Première ministre britannique Margaret Thatcher. Avec l’apparition d’un fractionnement au sein du Commonwealth, M. Mulroney agissait sous la direction personnelle de sa Majesté la Reine Elizabeth II. En collaborant avec d'autres dirigeants du Commonwealth, ils ont rédigé l'Accord de Nassau lors de la Réunion des Chefs de gouvernement du Commonwealth de 1985 aux Bahamas. Selon les termes de l'accord, les dirigeants ont créé un groupe de personnes éminentes pour enquêter sur les moyens de mettre fin à l'apartheid et a appelé le gouvernement sud-africain à hâter son abolition, promettant des sanctions économiques si l'appel n'est pas répondu après six mois.

Tout au long du processus, la Société royale du Commonwealth s'est fermement liée à ceux qui se sont battus pour mettre fin à l'apartheid. Le Congrès national africain a été invité à utiliser le « Commonwealth Club », l'ancien quartier général du SRC situé à Londres, comme base d'opérations au Royaume-Uni. Après sa sortie de prison en février 1990, Nelson Mandela, chef de l'ANC, a reconnu le travail du SRC en menant sa première conférence de presse en Europe dans ses bureaux. Plus tard cette année-là, en tournée au Canada, M. Mandela a également remercié le soutien du pays et a proclamé « We are confident that victory is in sight », signifiant ; Nous sommes confiant que la victoire est à nos portes.

Un service à l'abbaye de Westminster pour reconnaître le retour en Afrique du Sud au Commonwealth

La réaction en chaîne qui a suivi l'Accord de Nassau et l'imposition ultérieure de sanctions a mis fin au système de l’apartheid de l'Afrique du Sud en 1991. Trente-trois ans après son retrait, l'Afrique du Sud, sous la direction du nouveau président Nelson Mandela, a réintégré le Commonwealth en 1994. Durant le mois d’août de cette année-là, ayant lieu à Victoria (Colombie-Britannique), les athlètes sud-africains ont participé aux Jeux du Commonwealth pour la première fois depuis 1958.

Notre futur ensemble

La Société royale du Commonwealth, fondée en 1868, est un réseau d'individus de tous les âges voués à l'amélioration de la vie et des perspectives des citoyens du Commonwealth. Grâce à l'autonomisation, l'éducation et l’implication des jeunes, les succursales du SRC à travers le pays promeuvent les valeurs du Commonwealth à l’aide de nombreux programmes. Une majorité de ceux-ci cible les jeunes dont les forums internationaux, les événements éducatifs, les collectes de fonds et les rassemblements sociaux. Les membres du SRC s'intéressent au monde qui les entoure et sont dévoués à l'améliorer.

Participez à un monde meilleur – joignez-vous et devenez un membre du SRC aujourd’hui!

À la mémoire de Brian Graves (1925 - 2014)

14/5000

Crédits photos:

Archives of Ontario ▪︎ Commonwealth Games Federation of Canada

Commonwealth of Learning ▪︎ Commonwealth Secretariat

Foreign and Commonwealth Office ▪︎ Library and Archives Canada

"Montrealais" ▪︎ Salome Reynolds ▪︎ Toronto Archives

Trent University ▪︎ World Economic Forum

Un grand merci à toutes les succursales de la Société royale du Commonwealth du Canada

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